‹ Contribution à l'étude du traitement opératoire du pied talusChapitre 11 sur 21 · AS DEA · texte numérisé non relu

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coin ostéo-articulaire à base postérieure de 2 à 3 em environ. En fléchissant alors le pied en equinisme, le calcanéum bascule en arrière et, de vertical, reprend sa direction oblique normale.

La fixation des tendons dans le caleanéum et la taille du lambeau cutané ont leur importance comme le mon-

trent les observations et les accidents auxquels ils ont donné lieu. Aussi faut-il préciser la technique sur ces deux points.

Deux fois les auteurs ont eu une escarre du talon au niveau de la boutonnière plantaire par pression du bourdonnet de gaze sur lequel on lie les soies des tendons, deux autres fois il y eut un peu de sphacèle au niveau de l’angle des lambeaux,

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Pour remédier à cet inconvénient, voici comment fut pratiquée la dernière opération (observ. VI). Incision de la peau en J majuscule débutant sur la face postérieure du péroné à 6 em au-dessus de la malléole ; puis l’ineision descend verticale le long du péroné jusqu’au talon qu'elle contourne dans le plan frontal pour venir se termi-

ner un peu au-dessous de la malléole interne. Toute la demi-coreonférence du talon est incisée jusqu’à l'os tandis que le long du péroné et au niveau de la gouttière des péroniers la peau seule est sectionnée. On décapuchonne alors à la rugine l’apophyse postérieure du caleanéum de tous les plans sus-jacents, c’est-à-dire que le tendon d’Achille reste inclus dans le lambeau ainsi bien étoffé dont on poursuit la libération et qu'on rabat en dedans. On

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pratique alors l’arthrodèse cunéiforme de la sous-astragalienne avec soin en réclinant les tendons. Puis on perfore verticalement l’apophyse postérieure du calcanéum et par un mouvement de bascule du pied en équinisme on obtient le redressement du talus ; à ce moment, de chaque

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côlé des surfaces osseuses sectionnées et rapprochées les tendons sont flasques.

Il est alors facile de couper le jambier postérieur et les deux péroniers près de leurs insertions : on les libère sur

une étendue de 8 em environ et à chaque extrémité du

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tendon on fixe solidement un tendon de renne dont les chefs sont introduits dans le canal calcanéen : on tire ainsi à l’intérieur de ce tunnel les 3 tendons jusqu’à ce que la coaptation osseuse soit complète.

Puis, un peu avant l’entrée de ces tendons dans le calcanéum on les traverse de nouveau et on les lie avec d'autres tendons de renne dont les chefs contournant les faces externe et interne du calcanéum viennent se nouer avec les chefs qui émergent du tunnel : le calcanéum se trouve ainsi solidement cravaté et Les tendons trasplantiés sont maintenus en bonne place.

On rabat alors le lambeau qui se trouve trop long : on en sectioune une tranche d'orange ce qui raccourcit d’autant le tendon d'Achille et on en coiffe le calcanéum en sulurant au catgut. De suite, un plâtre sous forme d’attelle dorsale placé en équinisme est appliqué et laissé deux mois.

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