‹ Contribution à l'étude du traitement opératoire du pied talusChapitre 14 sur 21 · DA LAS RE · texte numérisé non relu

DA LAS RE

sural se durcir un peu dans la main, tandis que les péroniers sont forts et font la corde ; le jambier postérieur est peu senti. Debout, le pied talus se met un peu en valgus, la marche est moyennement gênée, beaucoup moins même qu’on ne le penserait de prime abord. Les tendons extenseurs sont contractés, mais pas rétractés.

4 août 1921. — Intervention. Incision en J, débutant sur le bord postérieur du péroné et suivant son axe puis descendant

verticalement et, dans le plan frontal, contournant le talon

pour venir se terminer au-dessous de la malléole interne.

Au niveau du talon, l’incision va jusqu’à l’os que lon décapuchonne à la rugine de tous ses plans cutanéo-fibro-périostiques ; le lambeau comprend donc dans son épaisseur le tendon d’Achille et une fois récliné met à nu l’interligne sousastragalien. Ostéotomie cunéiforme de 5 cm. de base postérieure comprenant l’interligne sous-astragalien en une tranche de 1 cm. d’astragale et! de 4 cm. de calcanéum.

Réduction du talus par bascule du pied en équinisme, et, l’hiatus osseux se fermant, les tendons deviennent trop longs, et flottent : on va à leur recherche et très facilement on sectionne le plus près possible de leur point d'insertion osseuse les deux péroniers et le jambier postérieur. Forage vertical du calcanéum. On arme alors de tendon de renne l'extrémité des tendons, on les passe dans le tunnel osseux et on les maintient en tension en tirant sur les chefs des tendons de renne ; puis, au niveau de l’entrée des tendons dans le tunnel osseux, on les perfore encore et on les lie avec des tendons de renne dont les chefs sont noués de chaque côté du calcanéum avec les chefs émergeant du tunnel calcanéen. La transplanistion est ainsi solide, Puis on coupe une tranche d’orange du lambeau devenu trop grand et on récapuchonne le caleonéum de son lambeau cutanéo-fibropériostique ; suture et immobilisation en équinisme forcé par une attelle plâtrée dorsale.

28 septembre 1921. — Ablation du plâhe : cicatrisation par première intention ; arthodèse déjà solide; le pie creux a disparu, les mouvements de la tibio-tarsienne se font activement avec une amplitude de 20° et l’on sent se contracter énergiquement les péroniers et les fléchisseurs commun et propre du gros orteil. Le triceps sural est toujours impotent ; Ia forme du pied est bonne ; mise en place d'une deuxième botte plâtrée,

Ed

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