SE TARN
4° TARSECTOMIES ASSOCIEES À DES TRANSPLANTATIONS TENDINEUSES ET A DES TENODESES.
a) Opération d'Ombredanne.
kile consiste en une tarséctomie cunéiforme dorsale transverse de la médio-tarsienne et transplantation intracalecanéenne par forage transversal de los du jambier postérieur et du court péronier latéral avec, s’il est nécessaire, la ténodèse transosseuse tibiale du tendon d'Achille.
b) Opération de Naughton Dunn.
Cette opération consiste essentiellement en ce qui suit :
i° Section sous-cutanée de l'aponévrose plantaire el correction manuelle du pied creux.
2e Arthrodèse ecunéiforme à base dorsale de la médio-tarsienne.
3° Arthrodèse cunéiforme à base postérieure de la sous- “stragalienne.
4° Transplantation intra-achilléenne el intra-calcanéenue de tous les tendons du groupe postérieur de la jambe qui sont maintenus en position par un bourdonnet de gaze sur lequel on lie, au sortir de la plante du talon qu'ils traversent par une simple boutonnière, les caiguts qui fi-
xent et prolongent ces tendons.
5° ASTRAGALECTOMIE DE ROYAL WirTHMaN.
U'est l’astragalectomie ordinaire, mais avec un déplacemen forcé et voulu du calcanéum en arrière de façon à amener le scaphoïde presque sous la mortaise Libio-tarsienne, avant la mise en plâtre.
Critique des opérations précédentes
Nous nous associons pleinement aux conclusions de la Commission américaine chargée d'étudier la meilleure facou de stabiliser un pied paralytique et nous n’examinerons que les opérations osseuses ci-dessus signalées auxquelles peuvent être joints par surcroît des procédés accessoires de fixation et de motilité comme les transplantations tendineuses et les ténodèses.
Les opérations de Walsham, Hoffa, Vulpius, Galeazzi ont cela de bien, à notre avis, qu'elles s'adressent à l'élément le plus considérable de la déformation du pied talus, le ealcanéum. En effet, par une ostéotomie caleanéenne, ces auteurs arrivent à redresser en arrière le caleanéum et rétablissent ainsi le pilier postérieur de la voûte plantaire comme bras de levier sur lequel vont s'insérer les muscles transplantés pour le mobiliser. Mais il nous semble que ce mode de fixation active, même dans de bonnes conditions, n’est pas suffisant pour empêcher la récidive des cas graves, tant est forte l’action du triceps sural en comparaison de celle des muscles transplantés pour le suppléer. | MR DD SUR A
D'autre part, physiologiquement, le triceps sural par sa résistance est un des meilleurs éléments de la fixation du pied dans la verticale, comme le prouve sa rétraction qui amène du varus et sa paralysie qui s'accompagne presque toujours de valgus ; on comprend dès lors, que la faiblesse des muscles transplantés ne pouvant assumer celle fonction, il faille en charger l’arthrodèse sous-astragalienne qui empêche les inouvements latéraux du calearéumm sur l’astragale.