SUR D'AUTRES INDICATIONS THERAPEUTIQUES DE LA DIODOTYROSINE
Son action dans les hémorragies de la ménopause.
Nous avons noté les effets et les règles d'application de la diodotyrosine dans le goitre exophtalmique. Son action ne doit pas s'arrêter à cette affection, puisque, dans une série d'observations, prises à l'Hôpital Saint-Louis, dans le service de M. le Docteur Bazy, M. Robert Second démontre le succès constant de ce médicament dans les métrorragies dite essenlielles. Ces métrorragies peuvent être attribuées à des troubles glandulaires, elles seraient toujours pour l’auteur fonction de dysthyroïdie. Le mécanisme est explicable par l'interdépendance étroite des ovaires et du corps thyroïde. Les résultats sont si nets que M. Segond peut écrire qu'il a adopté le principe d'un « traitement Systématique » par la diodotyrosine, « À l'heure actuelle, dit-il, toute malade se présentant à la consultation pour troubles métrorragiques et dont l'examen gynécologique ne semble déceler ni polype, ni fibrome, ni tumeur annexielle, est mise d'emblée à un traitement par la diodotyrosine, »
Ces malades se présentent en général comme des femmes de plus de 40 ans, qui depuis quelques mois se « dérèglent » en quantité, en durée, en date d'apparition. Elles ont un peu maigri, sont irritables, nerveuses, ont perdu le sommeil, sont sujettes à des palpitations, des sueurs profuses de la face et du cou, L'examen général montre une certaine volubilité
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de la parole, un éclat vif du regard, une peau sèche, les cheveux cassants, de la tachycardie, une certaine élévation de la tension. Tous ces troubles sympathiques surviennent en général par bouflées accompagnant la métrorragie.
Le traitement consiste en administration de deux tablettes de 10 centigrammes de diodotyrosine par jour pendant les quinze jours qui précèdent la date présumée des règles, sans autre médication frénatrice des hémorragies, L'échec du traitement doit faire penser à une erreur de diagnostic et attirer l'attention sur un polype ou un fibrome possible.
Arrêt des hémorragies, diminution des troubles sympathiques, reprise du poids, tels sont les résultats immédiats en général.
Inîluence de là diodotyrosine / sur les dysharmonies. neuro-végétatives.
Ces métrorragies de la ménopause peuvent être attribuées à une cause thyroïdienne, « disthyroïdie » pour l’auteur. On peut rapprocher de cette forme les états parabasedowiens, les formes d’hyperthyroïdie fruste, les syndromes dits d'hypersympathicotonie, V. Bergmann parle de constitution thyréotique pour englober la masse des sujets offrant toutes les transitions du type normal au vrai basedowisme.
Pour Schachter, des malades de cette classe, présentant une instabilité psychomotrice nette, palpitant pour la moindre émotion, nerveux sans pouvoir se retenir, anxieux même, sont des « neuropathiques ». Il les considère comme des « formes frustes dont le syndrome est pauvre quant aux accents de chaque symptôme pris séparément ».
Ces instables sursensibles aux différents chocs de la vie sont améliorés un temps par des antinervins habituels, puis reviennent, car leur tempérament est resté le même.
Nul traitement radiothérapique ne doit être envisagé pour eux si l’on a soin de prescrire de petites doses d’iode sous forme de diodotyrosine.
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C'est dans le même ordre d'idées que le Docteur Hirtz, de Bordeaux, a employé la diodotyrosine dans quelques cas d'hypersympathicotonie. Dans plusieurs observations de lui, que nous rapportons, l'épreuve à la quinine de Bran avait été négative; le corps thyroïde ne présentait pas d'hypertrophie ni de gonflement passager cliniquement décelable.
L'emploi de la diodotyrosine dans ces quelques cas à cependant permis d'enregistrer plusieurs résultats intéressants. On a pu noter une diminution nette de l’hypertonie sympathique.
Des indications de la diodotyrosine dans les exophtalmies sympathiques.