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DANS LA PRODUCTION DES EXOPHTALMIES SYMPATHIQUES

On comprend que la diodotyrosine soit de quelque utilité dans ces états lorsqu'on considère l'antagonisme de la diodotyrosine et de la thyroxine.

À propos des exophtalmies sympathiques indépendantes, expérimentalement et chez l'homme, de l'excitation du sympathique cervical, M. le Professeur Labbé et ses élèves ont vérifié que la thyroxine avait un rôle adjuvant manifeste dans Ia production de ces’états. L'animal qui reçoit de fortes doses de thyroxine ne présente pas la moindre exophtalmie, mais 41 est plus facile de déterminer chez lui une exophtalmie expérimentale par excitation globale du sympathique.

Données expérimentales chez l'homme. — Observation de MM. Sainton et Hesse : « Une myxoedémateuse recoit des injections successives de thyroxine, puis, pendant près de deux mois, une dose de 35 à 60 gouttes d'adrénaline par voie buccale. Sous l'influence de ce traitement, M. Sainton a observé une accélération du pouls, qui est monté jusqu'à 107,

une élévation de la pression artérielle et une exophtalmie manifeste. Ainsi, par une véritable sommation thyroxinoadrénalinique, dont M. Sainton avait montré la réalité dans ses recherches avec Simonnet, sur les gallinacés, il a pu déclencher une exophtalmie expérimentale. »

D'autre part, chez une malade ayant, pour des raisons parliculières, absorbé des doses massives de thyroxine, nous avons, à deux reprises, la première fois par injection d'éphédrine, la deuxième fois par administration d’éphédrine, déterminé une protrusion du globe. Les expériences d'exophtalmie ephédrinothyroxinique ont été vérifiées sur l’homme tout récemment par C. I. Urecchia et Mme Ritzeanu.

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