Fœtale
Sur 75 observations nous avons eu 25 cas de mort fœtale.
— sur 27 interventions par voie haute :
7 enfants ont succombé, soit qu’ils n’aient pu être ranimés, soit qu’ils soient morts dans les suites de couches.
Mortalité 29 0/0.
— sur 48 cas traités par voie basse :
18 enfants sont mort-nés, ou morts dans les suites de couches.
Mortalité 37,5 0/0.
Pour l’enfant comme pour la mère la voie haute améliore donc considérablement le pronostic.
Il est certain que dans les 16 cas de placenta central, traités par une césarienne supra-symphysaire, nous n’aurions vraisemblablement pas eu 12 enfants vivants si on avait laissé les choses suivre leur cours.
Est-ce à dire qu’il faille, pour l’enfant, élargir le cadre des indications de la voie haute comme nous avons vu qu’on pouvait le faire pour la mère ?
or. nel
La question se pose ici de façon différente.
En effet, parmi les cas traités par voie basse, sur les 18 décès d'enfants nous comptons 14 prématurés, non viables, dont le poids était inférieur à 1.500 gr. et la césarienne supra-symphysaire ne pouvait, en occurrence, se discuter.
Sur les 4 autres cas, 2 n'étaient également pas à terme et, bien que la grossesse ait été plus avancée, leur viabilité était trop douteuse pour faire décider la césarienne, alors qu’elle n’avait pas d’autre indication.
Enfin, dans les 2 derniers cas, l’auscultation était négative : c’est ce qui a fait choisir la méthode de Braxton-Hicks.
Il peut se faire, cependant, bien que le cas ne se soit pas présenté dans nos observations, qu’on se trouve en présence d’une grossesse à terme avec enfant vivant chez une femme qui désire absolument un enfant et qui préfère la césarienne, non vraiment indiquée par le siège du placenta, ni par la gravité des accidents, mais pour avoir la certitude que l'enfant ne succombera pas au cours de manœuvres obstétricales toujours plus ou moins traumatisantes pour le fœtus.