‹ Contribution A L'étude Du Traitement Prophylactique Des Déchirures Du PérinéeChapitre 14 sur 20 · Tarnier et Budin, Traité de l'Art des accouchements · texte numérisé non relu

Tarnier et Budin, Traité de l'Art des accouchements

Op

sable sur le point de se rompre malgré toutes ces précautions, il sera bon de pratiquer l’incision chirurgicale. Elle aura pour but d'élargir le passage et de substituer à la plaie déchiquetée et anfractueuse de la rupture inévitable une plaie rectiligne nette chirurgicale qui sera par la suite facile à affronter.

Doit-on faire l’incision médiane (Michaelis) ou latérale ! [l semble qu’il serait préférable de pratiquer l’incision latérale car on ignore au moment où on opère si l'incision donnera un.jour suffisant et si elle ne sera pas agrandie par le passage de la présentation. Dans ce cas, l’incision médiane allongée irait jusqu’au rectum et l’on aurait la lésion que l’on cherchait le plus à éviter.

Doit-on faire l’incision haute ou basse ? Les incisions hautes ne donnent que peu de jouret n’évitent pas toujours la déchirure, l’incision latérale basse semble bien plus souveraine.

Dans certains cas où un grand jour est nécessaire on pourra pratiquer les incisions bilatérales. Il est prudent alors de ne pas les faire trop basses car le lambeau qui les sépare pourrait se sphacéler.

L'épisiotomie a de grands avantages ; elle partira

de la fourchette et sera dirigée latéralement. Elle

met l'anus à l’abri et le seul grief qu’on puisse lui

faire est d’être difficile à réparer car les lambeaux de

la plaie s'écartent beaucoup et de facon très inégale.

Admettre l'utilité de ces interventions (incisions épisiotomie), c’est en somme reconnaître que même

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dans un accouchement spontanéil est parfois impossible de préserver le périnée parlesimplesoutien direct.

On sait cependant qu’à côté de ce procédé mécanique que nous reconnaissons comme souvent insuffisant il en est un autre basé sur l'emploi des anesthésiques dont l'efficacité est bier reconnue.

Les anesthésies régionales abolissent la sensibilité d’une région en exerçant à distance la « section physiologique » des nerfs qui s’y rendent.

On a employé en obstétrique avec la technique appropriée pour chacune d'elles l’anesthésie transsacrée, l’anesthésie présacrée, anesthésie épidurale et surtout l’anesthésie rachidienne. Avec n'importe laquelle de ces anesthésies on obtient rapidement la résolution complète des muscles perméaux et la dilatation s'effectue beaucoup plus facilement. L’anesthésie rachidienne surtout est parfaite, elle provoque le bloquage des troncs nerveux au niveau de la moëlle, supprime promptement toute sensibilité et par suite le tonus des muscles du périnée.

Aucune de ces méthodes d’anesthésie régionale n’est employée dans ce simple but, relacher le périnée. Elles servent dans les services d’accouchements pour des interventions qui réclament avant tout une anesthésie totale.

D'autre part, elles provoquent une paralysie des sphincters et si elles n’arrêtent pas la contraction utérine on remarque par contre que la parturiante ne peut faire aucun effort expulsif et qu'il faut toujours terminer l'accouchement artificiellement.

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