‹ Contribution à l'étude du traitement saignant dans les fractures fermées et récentes de l'extrémité inférieure de l'humérus chez l'adulteChapitre 10 sur 15 · RE UMEE SS AAR E · texte numérisé non relu

RE UMEE SS AAR E

Fermeture de la capsule. Reconstitution du brachial antérieur par un point transversal. Suture de la peau. Suites opératoires des plus simples. Le 9 octobre on enlève les fils: tous les mouvements se font sans aucune gêne; flexion presque aussi étendue que du côté sain.

Observation 7 (*). — Fracture du condyle huméro-radial: extirpation. Richard.

Mme A..., Julienne, 46 ans, tombée de bicyclette sur le coude gauche le 18 août 1923.

Examen le 23 août: Flexion bloquée à 900, avant-bras en demi-pronation; pronation et supination impossibles.

La radiographie de profil montre sur la face antérieure de la palette humérale une demi-sphère placée à 3 cm. au-dessus de l’interligne. La radio de face montre en dessous et en dedans de l’épicondyle deux petits fragments osseux libres comme des grains de blé. Intervention le 24 août. Le fragment comprend le condyle articulaire et environ 8 mm. de la lèvre externe de la trochlée. Enlèvement aussi des deux petits fragments osseux. Suture de l’aponévrose'au catgut, de la peau au crin de Florence. Réunion per primam.

Mobilisation active et passive pratiquée dès le 3° jour; mais l’opérée est assez pusillanime.

Actuellement le 14 novembre, la malade ne conserve plus qu’une légère limitation des mouvements, pronation, supi-

nation, extension à 1400 flexion à 700.

Observation 8 (%). — Fracture de l’épitrochlée avec luxation du coude. Reposition du fragment.

Dehelly.

Jeune fille de 16 ans. Chute sur les mains le 27 avril 1913. Elle sent en tombant un craquement au niveau du coude droit où elle éprouve une douleur très vive. Elle tombe alors sur le côté droit, le coude pris sous le corps.

À l'examen l’avant bras Se montre luxé en dehors, on ne perçoit plus l’épitrochlée. La mobilisation est impossible. Les radiographies montrent le fragment épitrochléen interposé entre l’humérus et la gorge cubitale.

Intervention: Incision postérieure qui permet d'atteindre

le fragment resté attaché au cubitus par ses ligaments articulaires. Réduction obtenue sans peine. Guérison totale. sans incident et sans retard.

Observation 9 (%). — Fracture de l’épitrochlée. Enclouage. Patel. ; :

Malade de 32 ans, le 13 janvier 1921, chute sur le coude droit et fracture de l’épitrochlée. A la radiographie on aperçoit un fragment osseux du volume d’une pastille représentant la saillie épitrochléenne entièrement détachée, Laxité articulaire, puisqu'on peut déjeter l’avant-bras en dehors; donc arrachement total de l’épitrochlée.

Le 20 janvier 1921, incision latérale interne. Interposition fibreuse entre l’humérus et l’épitrochlée. Un clou de 4 cm. est enfoncé dans l’épitrochlée et l’humérus. Aucune immobilisation. Ablation de la vis.

Résultat fonctionnel absolument parfait. Flexion ex-

tension normales, pas de laxité articulaire. Consolidation complète.

Observation 10 (*). — Fracture de l’épitrochlée. Extirpation. Ombredanne.

Violemment tiré en bas le fragment osseux resté en communication avec les ligaments qui le fixent au cubitus, pénétra dans l’interligne articulaire et vint se coincer entre la gorge de la trochlée d’une part et le versant interne de la coronoïde d'autre part. Le coude était donc luxé en dehors. Degré très accentué de cubitus valgus. Pas de mouvements possibles de l’articulation.

Après extraction du fragment épitrochléen volumineux, la guérison fut normale.

Observation 11 (#). — Fracture de l’épitrochlée et luxation du coude. Vissage.

Guibé.

La réduction de la luxation est bonne, maïs gonflement considérable du coude, douleur surtout à la partie interne. L'’articulation est immobilisée en flexion à 1359 ne pouvant exécuter que quelques petits mouvements.

La radiographie de face montre le fragment situé au niveau de la joue interne de la trochlée se projetant en outre sur le versant interne de la grande cavité sigmoïde. SAS

Vissage du fragment, très bon résultat fonctionnel

Observation 12 (%). — Fracture de l’épitrochlée. Vissage. Dujarier. |

« Dès le surlendemain le blessé à pu se servir de son bras et aujourd'hui, 15 jours après l'opération, les mouvements du coude sont pres que normaux. Je crois que cette pratique est préférable à l’extirpation. La restitution anatomique est plus complète et j'estime que la reconstitution intégrale de la gouttière épitrochléo-olécranienne met le nerf cubital à l’abri de toute injure ultérieure mieux que tout autre procédé. »

Observation 13 (#). — Fracture de l’épitrochlée, luxation du coude. Wissage.

Lenormand et Lebrun.

Fracture de l’épitrochlée avec luxation des deux os de l’avant-bras en arrière et en dehors. Interposition du fragment détaché dans l’interligne articulaire, d’où impossibilité primitive et absolue de réduire la luxation. Le fragment étant volumineux, les auteurs le remirent en place après réduction de la luxation et fixage par vis. Restauration anatomique et fonctionnelle parfaite.

Observation 14 (%). — Fracture de l’épitrochlée. Vissage Lenormand et Lebrun.

Tuméfaction énorme qui masque l'état du squelette du coude. Ce coude se présente en flexion légère, à angle obtus sur le bras. Mouvements spontanés nuls. Mouvements provoqués d'amplitude limitée et très douloureux. Pronation et Supination possibles. Douleur à maximum au côté interne du coude.

À la rodiographie on note l’interposition du fragment entre les surfaces articulaires, luxation du coude en arrière et en dehors.

Intervention: Incision sur le côté interne du coude. Vissage par vis de Lambotte, immobilisation’en extension. Deux mois

rès | fonctions du coude parie on. emève la. is de otte.

: io I 4 s (us: 7 - Fracture de Vérone Fxtrpation. du fragment, Vauverté. de

Jeune fille, 16 ans. 9 jours après ae Ment, gonflement © énorme du coude. Les mouvements provoqués du coude sont très limités, la flexion n’atteint pas l’angle droit, extension incomplète, mouvements de latéralité possibles.

La radiographie montre que le fragment s’est renversé et la surface cruentée regarde en avant et est appliquée contre la trochlée.

Intervention: Incision er dnale interne. La partie antéro-interne de la capsule articulaire est trouvée déchirée et la pa’tie interne de la trochlée s’est engagée à travers cette dé-

e chirure. On libère le fragment de ses attaches aux parties molles. Extirpation. Réduction de la luxation, 9 jours d’immobilisation. Mobilisation de l'avant- bras.

#4 Observation 16. — Personnelle.

- Fracture de l’épitrochlée avec luxation du coude. + ee É G1l... Auguste, 16 ans. Le 13 avril 1923, chute sur la partie interne du coude en faisant de la gymnastique. Ressent aussitôt une douleur violente. Constatation par l’entourage d’une grossière déformation. On tire sur l’avant-bras et on en obtient la disparition brusque avec claquement. Le lendemain, examen dans le service du professeur Sencert: la flexion et l’extension passive sont limitées, l’extension à 1500, la flexion à 1oo°, accompagnées de douleur. La pronation et la supination sont intactes. L'’avant-bras se laïsse facilement porter en abduction avec phénomènes douloureux. Signes physiques: gonflement avec ecchymose allant de l’épitrochlée à l’aisselle. Un peu de douleur à la pression, pas de paralysie cubitale.

Radiographie: On voit un fragment osseux intraarticulaire interposé entre la trochlée et le condyle interne. La saillie épitrochléenne manque. ; 20 avril, intervention (Dr Stulz). Incision longitudinale face antéro-interne du coude. Repérage du cubital que l’on récline

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en arrière. On pénètre dans l’articulation trouvée pleine de sang. On y trouve coincé entre les surfaces articulaires le fragment fixé au cubitus par l'intermédiaire du ligament latéral interne, lui-même rabattu dans l'articulation quiest béante. On éponge le sang épanché, on dégage le fragment, on le fixe à sa place par un clou. Suture de l'articulation, hémostase soigneuse, suture des muscles et de la peau. Immobilisation en flexion aiguë et pronation.

30 avril: plaie assez bien réunie. Pas d’infection.

5 mai: Conservation de l'appareil plâtré pendant 15 jours.

A la radiographie on voit le clou bien en place ayant bien maïntenu le fragment. Début de mobilisation active à la polyclinique, surveillance.

20 mai: On enlève le clou par un petit orifice fistuleux formé sur la cicatrice depuis 6 jours.

22 mai: Nouvelle radiographie montrant l’épitrochlée parfaitement en place, réaction périostée sur le bord interne de l’humérus. |

25 mai: Ablation du clou et cicatrisation immédiate. Les mouvements commencent à s’amplifier. L'extension est encore fortement gênée.

10 février 1924: Le malade revu déclare pouvoir bien travailler avec son bras droit. Légère déformation en valgus. Flexion complètement libre, extension un peu limitée, atteint 1700. Pas d’amyotrophie.

Observation 17 (t). — Fracture condylienne intraarticulaire à 3 fragments. Enchevillement.

Tuffer.

Pierre R..., 19 ans. Tombé le 21 novembre 1892 d'un 1er étage sur le coude.

Avant-bras fléchi à angle obtus, tuméfaction, impotence fonctionnelle complète. La douleur empêche de rechercher la limite des mouvements. Narcose le 24; diagnostic de fracture double: épitrochlée en avant, fragment épicondylotrochléen en rotation postérieure, crépitation, réduction impossible.

Intervention: Incision 10 cm. partie latérale externe du coude. Epanchement sanguin péri et intraarticulaire. Entre les fragments existent des caillots fibrineux et des fibres muscu-

laires. Curettage, section des fibres, réduction exacte. Forage d’un trajet partant de l’épicondyle jusqu’à la trochlée qui est traversée. Enfoncement d’une cheville d’os de veau au marteau, coaptation parfaite. Suture des aponévroses au catgut. Pansement à la gaze iodoformée. Appareil plâtré donnant une ‘immobilisation en demi-flexion. Les

Suites opératoires nulles. Enlèvement de l'appareil le 12€ jour avec les fils; le 14€ jour début de mobilisation. Le 20 décembre les mouvements récupèrent presque toute la course. Dans la suite aucune douleur, épitrochlée un peu hypertrophiée. Pronation et supination normales, flexion et extension arrêtées seulement à leur limite extrême. Le malade travaille de son métier comme auparavant.

Observation 18 (#). — Fracture condylienne en T. Enchevillement.

Tuffer. à

Homme, 44 ans. Le 16 décembre tombe du 2e étage sur le coude. Ecchymose, gonflement énormes. Elargissement de la palette du coude, fracture en T dont la branche transversale est à 5 cm. de l'articulation. La branche verticale tombe sur la partie interne de la trochlée. Bascule en arrière du fragment externe. ‘

Narcose le 29 décembre. Incision 12 cm. partant de 2 cm. au-dessous de l’interligne, allant vers la partie postéroexterne du bras. On vide l’héinarthrose, foyer rempli de caillots fibrineux, cruoriques, très adhérents, curettage des fragments. Entre les deux fragments inférieurs est prise une bande musculaire du triceps, cause de l’irréductibilité; elle est sectionnée; on opère un enserrement des dentelures parfait. Forage de deux fragments de dehors en dedans, on place à 2 cm. d'intervalle du dessus de la cavité coronoïde deux chevilles d'os de veau, enfoncées au marteau. Reconstitution de la palette humérale. Suture du périoste et des parties molles. Enlèvement des fils le 72 jour, de l'appareil plâtré le 13 janvier. Mobilisation.

13 avril 1893: Coude indolent avec saillies hypertrophiées, col de la diaphyse volumineux, triceps un peu atrophié,

mit e par des no Gbreuses, car cles mouvements pro ‘eenent. en on TO TS DIR C PT

Observation 19 (#). — | Fracture condylienne « en ne | Repo- = : sition. 3 e Villems. % Ne elules ro ans, a eu le coude pris entre 2 (cylindres. Gonflement énorme.

U KES ‘ CR HORS Ta

Radiographie: Fracture en T avec déplacement consi- +» dérable du fragment supérieur en arrière et en dehors, irré- À ductibilité.

Intervention: Incision externe, le fragment Re est reconnu enfoncé dans une oo de Sa reposition difficile fut possible dans la flexion à angle droit. Immobilisation dans cette position, drainage à la mèche.

Résultat anatomique satisfaisant, fonctionnel excellent.

Observation 20 (#). — Fracture condylienne en T, ostéosynthèse NE ie dE

Alglave.

Jeune homme, 19 ans, chute en fin juin sur le coude He

Radiographie d’une He en T. Décalage accentué des | | fragments condyliens et écartement.

Fe Intervention: Emploi de la voie transolécranienne, nécessité de coapter le condyle externe à la diaphyse par quatre vis; une puissante vis de Lambotte réunit le condyle externe à son opposé. Le décalage fragmentaire fut difficile à réduire. Maintien de l’olécrane au cubitus par vis de Lambotte.

Le malade reprend son travail 3 mois après l'accident.

L'extension et la flexion sont suffisantes. L'intégrité de l’interligne promet des progrès. Pronation et supination intactes. Très bon résultat anatomique et fonctionnel.

Observation 21 (#). — Fracture condylienne en T ostéosynthèse métallique.

Derache.

Homme tombé sur la paume de la main gauche.

Intervention: Voie latérale interne. Enclouage des deux

condyles par plaque de Scherman, maintenue par deux vis au fragment supérieur, une vis seulement au fragment inférieur. Hémostase soignée, fermeture en deux plans. Drainage filiforme. ;

La radiographie montre seulement ensuite une très légère angulation antéro-postérieure. Guérison per primam. Pas d’héniatome. Le 16€ jour le malade exécute une flexion active jusqu’à l’angle droit.

Observation 22 (#). — Fracture condylienne en V. Ostéosynthèse métallique.

Moons.

Marin ayant fait une chute sur le coude.

Fracture en V avec écartement des fragments. Intervention 8 jours après. Incision cutanée en Y postérieure après section du tendon tricipital. Une vis de Lambotte réunit les deux fragments inférieurs. Le fragment inféro-externe est joint à la diaphyse par plaque de Lane à 3 vis. Réunion du triceps par fil métallique, pas de drainage.

Après 10 semaines la flexion atteint 450; l'extension est presque complète. ‘

Observation 23 (#7). — Fracture condylienne complexe. Ostéosynthèse métallique. Lapointe.

Femme de 20 ans. Chute sur le coude gauche.

Fracture sus-tubérositaire avec éclatement du fragment épiphysaire, bascule du massif condylien en dehors, déplacement de la diaphyse dans le même sens.

Lambeau en U à base supérieure, ostéotomie de l’olécrane.

La coaptation des blocs est satisfaisante. Après forage à la mèche une vis à bois est introduite à travers le condyle dans la trochlée, reconstitution de l’épiphyse.

Une plaque de Shermann à 4 vis, allant de la face postérieure de la diaphyse à la face postérieure du massif condylien, la rattache à la diaphyse.

La plaque et les 2 vis sont enlevées après consolidation.

On constate un varus, l'extension a perdu quelques degrés, la flexion s'arrête à 750; le résultat me satisfait ainsi.

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