‹ Contribution à l'étude du traitement saignant dans les fractures fermées et récentes de l'extrémité inférieure de l'humérus chez l'adulteChapitre 3 sur 15 · M LP · texte numérisé non relu

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précoce dans les fractures articulaires fermées, parce efficace et le seul capable d’agir sur les déplacements osseux et les déformations futures et définitives. Il est nécessaire d’enlever les esquilles: elles empêchent la réduction. La consolidation se fait en attitude vicieuse et le résultat est souvent l’arthrite plastique ankylosante. ie

Kônig (?), par contre, à cette époque ne voit dans l’intervention qu’un pis aller à pronostic très réservé.

Dans la même année, Cotton (1°), en Angleterre, formule des règles précises: immobilisation du coude fléchi à angle aigu pour une fracture du condyle externe. Flexion à angle très aigu pour l’épitrochlée, Flexion, puis extension à 130 ®, si la fracture est sus-condylienne. Mais dans nombre de cas, dit-il, ces procédés appliqués aussi consciencieusement que possible demeurent inefficaces. Il ne faut pas alors hésiter à recourir aux traitements sanglants.

Mais, la pathogénie des ankyloses du coude ayant été nettement formulée, c’est enfin surtout à Lambotte (!1) qu’il a été donné d’enseigner la technique opératoire et l’instrumentation spéciale à cette partie de la chirurgie osseuse et ses résultats.

Il en étend d’ailleurs considérablement les indications, en donnant aussi comme motif la nécessité d’enlever les, esquilles, l'impossibilité de réduction et de contention pour les fractures à plusieurs fragments. Aussi, dès lors, on croit être en droit d'apporter au tissu osseux une consolidation par des moyens inspirés de ceux qu’emploie l’industrie du bois.

Pourtant, encore en 1905, en France, la presque tota-

que, dit-il, le traitement par voies sanglantes est le seul

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lité des chirurgiens, sous l'impulsion de Lucas-Championnière, étaient partisans du massage et de la mobilisation, comme traitement unique.

. Depuis, peu à peu les partisans, de l'intervention systématique et les opérateurs deviennent de plus en plus nombreux ; les mdications opératoires se précisent à mesure que les observations et les résultats se font jour ; la technique devient plus sûre. L'ostéosynthèse a en effet profité du grand travail de revision de nos connaissances sur la pathologie osseuse qui s’est effectué sous l'influence de la guerre. En particulier les nombreuses interventions que les chirurgiens ont été amenés à pratiquer pour des pseudarthroses, les ont habitués au traitement direct des fractures. Mais, pour des raisons que nous verrons plus loin, ces indications et cette technique ne rallient pas tous les suffrages et l'intervention sanglante est sans doute très discutée; beaucoup ne l'envisagent encore que comme une dernière planche de salut, quand la fonction du coude est grandement compromise.

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