II RAPPEL D'ANATOMIE NORMALE
Nous n'avons pas l'intention ici d'entreprendre la description complète de l'extrémité inférieure de l’humérus. On la trouve dans tous les traités classiques. Il nous semble cependant utile, pour la compréhension de ce qui va suivre, de rappeler quelques notions anatomiques indispensables et de préciser la signification de certains termes que nous aurons souvent l’occasion d'employer.
On peut considérer schématiquement l'extrémité inférieure de l’humérus comme formée de deux massifs osseux de volume à peu près égal. Un massif externe qui comprend : uné saillie en surplomb, l’épicondyle ; une tubérosité arrondie, le condyle qui s'articule avec la cupule radiale ; et la partie externe de la trochlée qui s'articule avec la moitié externe de la cavité sigmoïde du cubitus. Cét ensemble forme le condyle externe de l'humérus. Un massif interne qui comprend une saillie très proéminente, volumineuse, l’épitrochlée, et, située en dedans et au-dessous une partie articulaire, la moitié interne de la trochlée. Cét ensemble forme le condyle interne de l’humérus.
Trois fossettes constituent des lieux de moindre résistance par où passeront avec prédilection les traits de fracture. Ce sont, en avant : la fossette condylienné au- déssus du condylé, dans laquelle vient buter pendant la flexion le rebord antérieur de la cupule radiale ; la
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fie coronoïdienne au-dessus de la oies dans LA :
laquelle vient buter J’apophyse coronoïde du cubitus ;
et en arrière la | fossette olécranienne dans laquelle vient 5
buter pendant Vextension le bec olécranien.
Classification des fractures.
On distingue des fractures : 1° transversales ; 2° obliques externes; 3° obliques internes; 4° du condyle huméro-radial ; 5° de l'épitrochlée ; 69 de l’ épicondyle ; 7° condyliennes complexes.
1° Fractures transversales FA Le ee diacondyliennes.
Les sus-condyliennes semblent les plus fréquentes de toutes les fractures de l'extrémité inférieure de l’humérus, en raison sans doute de la forme aplatie d'avant en arrière que revêt l’humérus au-dessus des massifs condyliens {palette humérale). Le trait de fracture est plus ou moins transversal, souvent oblique de haut en bas et le plus généralement d'avant en arrière, plus ou moins haut ou bas situé.
Les diacondyliennes sont très rarement observées ; le trait de fracture coupe transversalement les massifs condyliens en suivant le rebord supérieur cartilagineux du condyle huméro-radial; quelquefois la lésion est totalement intraarticulaire.
se (Les ie : après sus-condyliennes chez __ ladulte. Sur 34 fractures du coude, Hitzrot (2) en compte 12 du condyle externe. Le massif condylien est séparé du reste de l'os par un trait oblique en bas et en dedans. Schématiquement le trait commence au-dessus de l'é épicondyle, coupe la partie externe de la cavité olécranienne pour aboutir à la gorge de la trochlée.
3° Fractures obliques internes.
C’est une lésion tout à fait exceptionnelle mais qui a été rencontrée d’après Tanton surtout chez l'adulte. Hitzrot (©) en aurait compté 6 cas sur 34 fractures #4 du coudt chez l'adulte. Le fragment comprend la lèvre à interne de la trochlée, l'épitrochlée et une faible bande “4 du bord interne de la diaphyse. :
49 ie du condyle huméro-radial.
C’est le décalottement du condyle de Mouchet. Cette lésion est caractérisée par ce fait que le cartilage du con- : dyle et d’une partie plus ou moins importante de la trochlée se trouvent détachés avec une faible épaisseur de tissu osseux.
5° Fractures de l’épitrochlée.
C'est tantôt un arrachement parcellaire du sommet de cette apophyse, tantôt l’arrachement d’un coin osseux intéressant le bord inféro-interne : cette fracture, coïncide souvent avec une luxation Dostérleure du coude
- ce qui lui donne une grande importance.
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60 Fractures de l’épicondyle.
Elles sont très rares et sans grande importance.
70 Fractures condyliennes complexes.
Elles sont de types complexes, en V, en V renversé, en Ÿ, en T. Elles peuvent être comminutives ; il y a en somme désunion des massifs condyliens.
Ncus n’envisagerons pas pour l'instant les déplacements osseux qui accompagnent ces fractures, nous aurons dans les chapitres qui suivent l’occasion de nous en occuper.