‹ Contribution à l'étude du traitement saignant dans les fractures fermées et récentes de l'extrémité inférieure de l'humérus chez l'adulteChapitre 5 sur 15 · III. LE TRAITEMENT NON SANGLANT, LES CAUSES D’'ÉCHEC · texte numérisé non relu

III. LE TRAITEMENT NON SANGLANT, LES CAUSES D’'ÉCHEC

En dehors des accidents nerveux et vasculaires immédiats, contemporains du traumatisme, on peut, à la suite d’une fracture de l'extrémité inférieure de l’'humérus, observer toute une série de troubles dont le pronostic est plus ou moins grave pour le fonctionnement au membre. Pendant la consolidation, un nerf, le cubital le plus souvent, peut se trouver pris dans un cal vicieux. On peut voir une déformation persistante qui limite la flexion ou l'extension ; on peut voir une déformation du coude en varus ou en valgus et, consécutivement à cette dernière, peuvent s’observer très tardivement des paralysies cubitales graves. On peut voir se développer des ostéomes multiples qui réalisent une ankylose cerclée du coude. Enfin, une ankylose vraie peut survenir en bonne ou en mauvaise position.

La crainte de ces accidents a depuis longtemps hanté les chirurgiens, et plusieurs méthodes ont été préconisées pour réduire correctement la fracture et pour éviter ensuite l’ankylose.

Mais des deux principales méthodes, flexion ou extension, ni l’une ni l’autre ne met sûrement à l'abri des consolidations vicieuses. Avec chacune d’elles on a obtenu de bons résultats, mais avec chacune d’elles aussi on a eu des déboires. Vincent préconisa à Lyon vers 1803 (©) une méthode mixte : immobilisation immédiate en extension et supination pendant huit jours, puis

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