‹ Contribution à l'Étude du Traitement sanglant des Orchi-Épididymites BlennorragiquesChapitre 13 sur 25 · LT · texte numérisé non relu

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Examinée au microscope, cette matière plastique renfermait beaucoup de granulations graisseuses, de globules granuleux d’inflammation et de globules de pus.

En résumé: épididymite blennorragique au vingt-sixième jour de son évolution. Poche purulente occupant la cavité et la paroi du canal épididymaire.

Et nous voici déjà en contradiction avec l’opinion admise qui veut faire de lPépididymite un simple foyer de congestion inflammatoire.

En 1871, Schepelern publie deux observations :

La première relate l’autopsie d’un marin de dix-sept ans, mort en 36 heures de péritonite, à la troisième semaine d’une blennorragie compliquée d’orchite. Cette affection datait de 8 jours. La péritonite était due à une appendicite perforanie. L'examen microscopique démontra un léger catarrhe du canal déférent. Il existait un abcès pisiforme dans la partie antérieure de la queue de lépididyme. Le siège exact de l'abcès, canaliculaire, ou péri-canaliculaire, n'est pas précisé. Autour de cet abcès, le tissu conjonctif était infiltré de petites cellules.

Le deuxième cas concerne un homme de trente-huit ans, mort d'infection purulente vingt-huit jours après l’apparition d’une épididymite droite, d’origine uréthrale. Il existait aussi un abcès dans la queue de l’épididyme. Pas d’examen histologique.

Rougon, en 1878, a rapporté l'observation d'un officier de trente-cinq ans, transporté mourant à l'hôpital, avec des signes de péritonite ; il était en même temps porteur d’une épididymite avec hydrocèle. À l’autopsie, appendicite perforante. L’épididyme droit, gonflé, montra à la coupe des foyers purulents.

En 1903, Andry et Dalous publient l'observation d'un malade atteint d’épididymite blennorragique avec saillie fluctuante de la queue. Le diagnostic porté ayant été épididymite tuberculeuse à marche rapide, le malade est opéré. On reconnaît, l'incision faite, que l’on a affaire à une épidi-

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dymite blennorragique, et l’on excise pour les examiner au microscope deux petits fragments de la masse épididymaire. « La lumière du canal était absolument vide, les manœuvres opéraloires ayant été un peu violentes pour un organe desliné à l’examen microscopique. Le revêtement épithélial, épaissi par endroits, mais non uniformément, a perdu ses cils. L’épithélium est le siège d’une diapédèse intense. Par place, l'abondance des cellules lymphatiques est telle que l’épithélium forme une espèce de réseau bourré de polynucléaires, constituant de véritables petits abcès microscopiques. En d’autres endroits, les globules blancs sont disposés en traînées formant des fusées allongées entre les cellules de revêtement. Le tissu conjonctif, sur lequel repose l’épithélium, est le siège d’une infiltration leucocytaire systématisée, par rapport aux vaisseaux lymphatiques. »

En somme, lésions à siège nettement épithélial et Iymphatique.

Notons que les suites opératoires furent très simples. Réunion par première intention. Quinze jours après, la plaie est complètement guérie, l’épididymite résolue presqu’entièrement.

Andry et Dalous, par suite d’une erreur de diagnostic heureuse, avaient été amenés à pratiquer l'intervention idéale, celle dont nous tâcherons plus loin de légitimer l'emploi, celle ! dont nous avons toujours constaté les heureux résultats dans le service de notre maître, Monsieur le docteur Braquehaye.

En 1904, Cunéo rapporte l'examen histologique d’un cas d’épididymite à gonocoques, opérée 10 jours après une poussée fébrile et très douloureuse.

« En 1884, à l’âge de 38 ans, le malade a contracté sa première blennorragie. L'année suivante, après un traumatisme, légère orchite. En 1889, nouvelle blennorragie et épididymite droite, qui nécessite un repos d’un mois. En 1893, nouvelle urélhrite. En 1894, nouvelle poussée qui s'accompagne d’accidents prostaliques et de cowpérite ; pas d’épididymite. En 1899, nouvelle uréthrite qui se complique de pros-

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