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résistant, de l'éventail fibreux de Sappev (branche supérieure du ligament en Y de Bigelow, ligament 1lo-prétrochantérien). — Son arrachement; voir expérience n°,90-d°
La tubérosité inférieure de la ligne intertrochantérienne antérieure est parfois à peine perceptible, quelquefois très saillante, deux fois plus volumineuse que le tubercule prétrochantérien. Ce dernier nous a paru présenter à peu près constamment les mêmes dimensions.
La tubérosité inférieure se trouve située au niveau où se fait la rencontre de la ligne intertrochantérienne antérieure, du bord interne de la diaphyse, de l’arc-boutant inférieur du col (Rodet) et de la branche interne de la trifurcation de la ligne âpre. Elle donre insertion (Poirier) au faisceau inférieur de l'éventail fibreux de Sappey (ligament ïilio-prétrochantinien, ligament de Bertin ou branche interne ou inférieure du ligament en Y de Bigelow).
L'insertion du ligament de Bertin se ferait sur la fossette du petit trochanter (Sappey), sur la partie antérieure du trochantin (Testut).
Ce tubercule prétrochantinien constitue, dans la fracture que nous appelons fracture de la base du col avec Jamelle trochantéro-diaphysaire, le sommet d’un V osseux regardant en haut et en dedans.
L'insertion, sur la ligne intertrochantérienne antérieure, de la capsule articulaire se fait non point précisément suivant une ligne, une crête, mais bien suivant une surface rectangulaire rugueuse, large de près de 19 millim. « La largeur réelle de l'insertion capsulaire en
avant ne me permet d'admettre qu'avec les plus grandes restrictions l’assertion classique que les fractures du col sont plus souvent intra-capsulaires en avant qu’en arrière ; je serais heureux que quelques autopsies vinssent démontrer cette affirmation des auteurs (1). » Le trait de fracture du col à sa base, passe, tantôt sur sa lèvre interne, tantôt sur sa lèvre externe, souvent sur son interstice.
La fossette prétrochantinienne, qui limite, inférieurement, la base du col, se montre très accusée sur la pièce n° 52 d, où elle représente une large et profonde impression digitale, admettant facilement la face palmaire de la phalange unguéale du pouce. Elle est nettement limitée : en arrière, par la face antérieure du petit trochanter; en avant, par le bord interne, large, mousse de la diaphyse; en haut, par la partie moyenne de la surface inférieure du col, ou, pour mieux dire, par son bord inférieur mousse, très large, qui, au niveau de la partie supérieure de la fossette prétrochantinienne semble se diviser, se divise pour se diriger: d’une part, vers le bord interne de la diaphyse (direction céphalo-diaphysaire) ; d'autre part, vers le petit trochanter (direction céphalotrochantinienne). La fossette à une profondeur (pièce n° 52 d) de 7 millim.; elle est large de 3 centim., longue de 4centim. Elle répond en bas à la face postérieure et interne du corps du fémur.
Nous venons de voir ce que devient le bord inférieur
(1) PorriER. Trailé d’anat. humaine, 1893, t. I, 2e fascicule, p. 669.
nd
du col, vers le milieu de la partie inférieure de la région cervicale.
Or, quelle est, du côté externe, l’origine du bord inférieur du col ?
Naît-il du petit trochanter ou bien continue-t-il le bord interne de la diaphyse ? Si l’on admet que c’est au niveau de son bord inférieur que le col offre sa plus grande épaisseur, il nous paraît inexact de dire que ce même bord inférieur va de la tête au petit trochanter. Le tissu compact du col est la continuation du tissu compact du corps du fémur, et, en définitive, le bord inférieur du col, l’arc d’Adams (1834), l’arc-boutant inférieur du col (Rodet, 1844), l’éperon de Merkel? (1874), ne sont que la signification d'une seule et même chose, d’une lamelle épaisse de tissu compact que l’on compare à une sorte de contre-fort constitué par le prolongement, dans la région cervicale inférieure, du tissu compact du os interne de la diaphyse. (Voir exp. n° 10.)
L’arc d'Adams naît de la terminaison du bord interne du corps du fémur, au niveau de la tubérosité inférieure de la ligne intertrochantérienne antérieure, à égale distance de la pointe du petit trochanter et du tubercule prétrochantérien.
Ce rapport de continuité qui existe entre l’arc d'Adams et le bord interne de la diaphyse, soupçonné par le simple examen extérieur, est démontré : 1° par les coupes en série; 2° par l’anatomo-pathologie. (Voir expérience n° 18.)
Un liquide coloré, injecté dans un canal de Havers du bord interne du fémur, au-dessus du condyle et qui sor-
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trait au niveau de la partie la plus épaisse du tissu compact du col, préalablement intéressé par un trait de scie vertical et antéro-postérieur, en serait la preuve péremptoire.
Les coupes en série, dont nous venons de parler, sont pratiquées successivement de l'extrémité inférieure de la diaphyse jusqu'au ras du pourtour céphalique et espacées l’une de l’autre de un à deux centimètres. Elles se font perpendiculairement à l’axe du col et à l'axe de la diaphyse. |
Au niveau dela région intertrochantérienne, les coupes intéressent: l’une, la base du grand trochanter et la partie inférieure du petit trochanter; une deuxième, le milieu de chacune de ces apophyses, et une troisième, la partie supérieure de chacune d'elles. (Voir l'expérience n° 10.)
PETIT TROCHANTER. — La base du petit trochanter s'étend sur la fossette prétrochantinienne, sur la face postérieure du col ainsi que sur la face postérieure et - externe du fémur. Elle est soutenue par trois racines, l’une venant de la tête fémorale, les deux autres constituées d’une part par la crête intertrochantérienne postérieure, d'autre part par la branche moyenne de la trifurcation de la ligne àpre.
Le petit trochanter sert de point de repère dans les mensurations des fractures de la dyaphyse. Il est curieux de voir que cette apophyse, relativement petite, se trouve, dans les fractures intertrochantériennes, sectionnée en de si multiples endroits (1/5, 1/4, 1/3, 1/2, 2/3, 3/4, 4/5 supérieurs).
Le petit trochanter, la crête intertrochantérienne
de 98 =
postérieure, le mamelon crural, le 1/3 postérieur du grand trochanter forment, par leur ensemble, une sorte de chapiteau, placé à l'extrémité supérieure de l'édifice fémoral et que nous verrons souvent se détacher, d’une seule pièce, à la suite du traumatisme trochantérien.
$ 2. — De quelques considérations sur la structure du col.
La structure du col a été surtout étudiée par Bourgery (1832), Rodet, de Lyon (Th. Paris, 1844); H. Meyer, de Zurich (1867); Julius Wolff, de Berlin (1870); Duret (1876). Tous notent que les lamelles qui constituent le tissu spongieux du col sont disposées avec ordre. Ces lamelles osseuses affectent une direction déterminée.
On démontre que « les travées osseuses sont orientées selon les lignes dites de traction et de pression, c’est-àdire de telle façon qu’elles sont capables de résister aux tractions et aux pressions les plus considérables. Elles s’'identifient, en un mot, avec les trajectoires de tension, et ainsi se trouve réalisée une charpente qui, avec le minimum de matériaux présente le maximum de soli-dité (1) ».
Au commencement de ce siècle, Fourcroy signalait déjà l’importance de la disposition lamelleuse du tissu spongieux. « La structuré intérieure des os est aussi importante à connaître que leur surface et leur figure. La partie moyenne des os longs est composée de lames
(1) H. RiIErFFEL. Revue de chirurgie, 1893, n° 1, p. 75. Analyse de « la doctrine de la transformation des os », 1892, par J. WoLrr.
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très rapprochées formant une épaisseur considérable. Vers les extrémités, ces lames s’écartent les unes des autres, se séparent, formant par leur écartement les cellules osseuses qui constituent toute l'épaisseur et toute la force des têtes osseuses; de sorte que ces parties extrément dilatées, très minces dans leur couche externe, résistent cependant à une grande pression par le nombre considérable de lames et de colonnes solides qui portent sur la surface interne de couche (1). »
Presque toutes les lamelles osseuses se détachent du tissu compact formant la paroi inférieure du col (arcboutant inférieur du col de Rodet) et aussi du tissu compact constituant là paroi supérieure du col (arc-boutant supérieur).
LAME SOUS-TROCHANTINIENNE. — Îl existe, au sein du tissu spongieux de la partie postérieure de l'extrémité supérieure du fémur, une lame de tissu compact décrite pour la première fois et très clairement par Rodet (Thèse Paris, 1844, p. 39) : « Cette lame, dit-il, remplit très exactement l'office d’un contrefort planté dans l’os pour augmenter la résistance de l’arc-boutant inférieur. »
Ces deux désignations anatomiques de Rodet nous dispensent de savoir ce que veulent dire l’éperon de Merkel, et le septum de Bigelow. Selon les uns, l’éperon de Merkel, encore nommé calcar femoris ou fémorale, est ce que Rodet appelait l’arc-boutant inférieur du col (Spilmann, Testut, Lardy).
D'autres admettent avec M. Poirier que le calcar
(1) Fourcroy. Système des connaissances chimiques. Brum. an IX, t. IX, article XII, tissu osseux, n° 3, p. 275.
on
femoris répond à la lame sous-trochantinienne de Rodet.
Enfin la lame de Bigelow, le septum de Bigelow n'est autre chose que la lame de Rodet, qu'une portion de cette lame vue sur une coupe transversale pratiquée suivant l'axe du col.
CAVITÉ GOTYLOIDE. — La cavité cotyloïde est située «au point de convergence des trois pièces primitives de l'os iliaque, sur la partie la plus épaisse et la plus solide de cetos ». Elle comprenddeux parties : l’une, supérieure, revètue de cartilage etsur laquelle glisse la tête fémorale ; l'autre, inférieure, non articulaire. Elle présente la forme d’un « fer à cheval articulaire, entourant l’arrièrefond ou la loge iliaque du ligament rond, laquelle est tapissée par un périoste mince assez facile à détacher et recouverte d'une masse graisseuse, rougeâtre, presque fluide » (Poirier).
La cavité cotyloïde est soutenue par trois piliers : piller supérieur ou ilhaque, le plus puissant; pilier antérieur où pubien, pilier postérieur et inférieur ou ischiatique.
La paroi mince, qui constitue l’arrière-fond de la cavité cotyloïde, est distante de la tête fémorale de o millim. (Voir l’exp. n° 52? g.)
Structure. — L'étude de la structure de la cavité cotyloïde n’est qu'ébauchée. Bourgery est le premier qui en ait parlé ; et, depuis cet auteur (1), il n’a pas été fait de description plus complète et plus claire que la sienne.
M. Duret, de Lille, a étudié la structure de la cavité
(1) BOURGERY et JACOB. Anatomie descriptive ou physiologique, 1832, t. I, p. 100 et planche 42, fig. 14.
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cotyloïde, mais son travail n’est pas encore publié.
Les auteurs s'accordent à reconnaitre que c’est sur les côtés, au niveau du pilier cotvloïdien supérieur, que l'os illaque offre la plus grande résistance. La cavité cotyloïde peut être fracturée par la pression que la tête fémorale exerce fortement sur elle, à la suite d’une chute ou d’un choc sur la hanche (voir l’exp. n° 60 d) ou sur le genou (Lardy). Sa fracture résulte aussi d'un traumatisme appliqué sur l’éminence ilio-pectinée (voir exp. n° 17 d, 19 d) et sur la tubérosité ischiatique (1).
(1) CH. WALTHER. Recherches expérimentales sur certaines frac-
tures de la cavité cotyloïde. Bull. Soc. anat., 1891, 5e série, t. IV, p. 561. (