‹ Contribution à l'étude du traumatisme expérimental sur la région trochantérienneChapitre 35 sur 48 · ANS · texte numérisé non relu

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CN Re MALO T9 ESP d 23 4, 939227600d

(54 d, résulte d’un choc sur le bord antérieur du grand trochanter.)

5° Fracture de la tête fémorale. N° 24 d, choc sur la face externe.

TROISIÈME GROUPE. — Fractures intéressant l'os iliaque. Nombre : 2,

Deux variétés :

1° Fracture de la cavité cotyloïde. N° 60 d.

2° Fracture de l’ilion. N° 36 d.

Description sommaire de chacune de ces sortes de fractures ; caractères généraux.

PREMIER GROUPE. — 31 fractures dont 3 résultent du thoc sur le bord antérieur du grand trochanter. — Ces

dernières dont la description type se trouve dans l’expérience n° 47 d, ont été obtenues chez des femmes de 52 et 65 ans atteintes de cachexie cardiaque et de tuberculose pulmonaire (une). Le sommet de la fracture est à 4 à 8 centim. au-dessous du petit trochanter.

Particularité : existence d’une fissure, sur le fragment supérieur, au niveau de la face postérieure du col.

Nous avons dû employer plus de force, pour avoir ces sortes de fractures spiroïdes, que pour obtenir les fractures spiroides résultant du choc au niveau du mamelon crural.

La capsule articulaire n’a jamais été lésée.

Le foyer traumatique présente, comme lésions, trois ou quatre esquilles de la dimension d’une pièce de 50 cent., et légèrement enfoncées dans le tissu spongieux sous-jacent.

PREMIER GROUPE. -- Fractures diaphysaires résultant du choc trocantérien postérieur.

PREMIÈRE VARIÉTÉ. — Fracture oblique du corps du fénrur avec fissure spiroïde sous-trochantérienne reliant cette fracture au foyer traumatique. — La fracture est oblique, en bec de flûte, dirigée de haut en bas, d'avant en arrière et parfois de dehors en dedans ; elle est longue de 4 centimètres et demi à 7 centimètres et demi.

La partie inférieure du fragment supérieur est située de 7 centimètres et demi à 15 centim. au-dessous du trochantin. Au fragment supérieur, les branches de la fracture sont taillées en biseau, l’interne aux dépens de la

portion interne du tissu compact, l’externe aux dépens de la portion externe du tissu compact.

Entre ces deux branches se trouve la base de la surface de fracture (supérieure), qui est taillée en biseau aux dépens de la portion interne du tissu compact.

La fissure prend naissance au niveau de la base du grand trochanter, à peu près à égale distance du mamelon crural et de l'angle antérieur et inférieur du grand trochanter, et se termine généralement sur le bord interne de la diaphyse. Sa longueur est de 9 centimètres et demi en moyenne. Elle se dirige obliquement de hauten bas, d’arrière en avant, et de dehors en dedans, contournant ainsi la face postérieure et externe de la diaphyse, son bord externe, et sa face antérieure. Elle se continue avec la lèvre interne de la fracture diaphysaire. Elle a la forme d’un S$ italique allongé dont la courbure supérieure à sa concavité regardant en haut et en dedans, et dont la courbure inférieure est à concavité dirigée en bas et en dehors. |

Ilexiste, dans la plupart des cas, un éclat osseux losangique, situé en avant, ou en dedans, intermédiaire aux deux fragments de la fracture du fémur, à grand axe

vertical.

Le foyer traumatique ne présente, en général, comme

lésions, qu’une légère fissure ou une attrition osseuse peu marquée. Nous n’avons constaté qu’une seule fois l’existence d’une fissure sur le fragment condylien (n° 42 d). Nous n’avons produit cette variété de fracture que chez l’homme. Age : de 33 à 76 ans.

DEUXIÈME VARIÉTÉ. — Fracture spiroïde sous-trochan-

térienne avec fissure reliant cette fracture au foyer traumatique. — Tongueur moyenne de lafracture 9 centim., de la fissure 4 centimètres et demi. Voici la description type de la fracture: le trait de fracture antérieur, autrement dit la ligne de fracture antérieure, ou descendante, se dirige obliquement de haut en bas, d’arrière en avant, d’abord, puis de dehors en dedans et enfin d'avant en arrière, elle part du milieu de la face postérieure et externe de la diaphyse à 4 centim. au-dessous de la base du grand trochanter, et se termine sur la face postérieure et interne du corps du fémur, près dela ligne âpre à 10 centimètres et demiau-dessous du petit trochanter après avoir ainsi contournéla moitié externe de la face postérieure et externe de la diaphyse, son bord externe, toute sa face antérieure,son bord interne et presque toute sa face postérieure et interne.

Le trait de fracture remonte ensuite suivant une direction légèrement oblique de bas en haut et de dedans en dehors pour gagner le point initial; elle coupe la ligne âpre, à mi-chemin de son trajet. Longueur de la ligne descendante 10 centimètres et demi en moyenne.

Le sexe et l’âge (de 23 à 52 ans) sont sans influence sur la production de cette fracture.

TROISIÈME VARIÉTÉ. — fractures spiroïdes soustrochantériennes, sans fissure.

PREMIÈRE CATÉGORIE. — Fractures dans lesquelles le

petit trochanter fait partie du fragment supérieur ou trochantérien. — Lalongueur de la fracture ést de 8 à 16 centimètres et demi, celle delaligne de fracture descendante est de 9 à ?0 centim. Cette dernière se termine le plus

souvent sur la face postérieure et interne du corps du fémur, vers son milieu ou tout près de la ligne âpre ou du bord interne de la diaphyse ; à 4 à 11 centimètres et demi au-dessous du trochantin. La description de cette sorte de fracture ne diffère que fort peu de celle de la fracture précédente.

Nous donnons come type de cette variété de fracture diaphysaire la pièce n°5? d.

Age et sexe : rien de particulier.

DEUXIÈME CATÉGORIE. — Fractures dans lesquelles le petit trochanter fait partie du fragment condylien. — Longueur moyenne : fracture 9 centim.; ligne descendante dela fracture, près de 1? centim. Terminaison à près de 6 centim. au-dessous du petit trochanter.

Description type, n° 3? d.

Ces fractures ne sont observées que chez les femmes ; âge : 45 ans (tuberculose pulmonaire); 54 ans (cancer du sein);71 ans (cachexie cardiaque).

Au n° 52 d (43 ans, tuberculose pulmonaire) nous avons employé, pour avoir la fracture une force supérieure à celle qui a été nécessaire pour produire la fracture n° 60 g (54 ans, cancer du sein).

De quelques caractères généraux des solutions de continuité de la diaphyse.

Les fissures spiroïdes sous-trochantériennes ont la forme d'un Sitalique allongé, dont la courbure supérieure est à concavité regardant en haut et en dedans,

et dont l’inférieure a sa concavité dirigée en bas eten dehors. Les lignes de fracture descendantes affectent une forme et une disposition identiques.

Les deux courbes qui, réunies, présentent l'aspect d'un S italique allongé, sont généralement d’écale longueur. Parfois, la partie supérieure de la fissure ou de la ligne de fracture descendante est rectiligne, et l'inférieure curviligne, et réciproquement ; mais toujours cette courbe unique présente ce caractère d'être à concavité dirigée en bas et en dehors dans le cas où elle se trouve située inférieurement, regardant en haut et en dedaus, si elle est située supérieurement.

Le trait de fracture oblique ou descendant paraît, au niveau de la partie antérieure de la diaphyse, cheminer parallèlement à la direction de la ligne intertrochantérienne antérieure.

Le trait de fracture postérieur ou ascendant est légè-

ment oblique de bas en haut et de dedans en dehors ; il présente souvent la forme d'une légère courbe dont la concavité regarde en dedans. Ce trait de fracture est à section nette, opérée suivant la direction même du plan vertical passant par l'axe de la cavité médullaire. * Le trait de fracture antérieur, oblique ou descendant, est à section obliquement dirigée de dehors en dedans et d'avant en arrière, de sorte que la surface du fragment trochantérien se trouve, du côté externe, en dehors, taillée en biseau aux dépens de la portion interne ou de la face profondé du tissu compact diaphysaire.

Telle est la disposition qui caractérise essentiellement la ligne de fracture descendante. Nous ne mentionnons

qu’une seule exception à cette règle ; dans la pièce n° 23 gauche, nous ne voyons, en effet, que la surface de fracture du fragment supérieur, se trouve, suivant toute son étendue (ligne descendante, ligne ascendante, sommet) taillée en biseauaux dépens de la portion externe du tissu compact.

Nous avons également remarqué que dans les fractures spiroides sous-trochantériennes la surface du fragment trochantérien, au niveau de la ligne descendante, intéresse le tissu compact. suivant une étendue transversale d'autant plus considérable qu'on se rapproche davantage du sommet ou de la pointe de ce fragment supérieur. La largeur du tissu compact diaphysaire, au niveau de la partie supérieure de la ligne descendante est à celle du

tissu compact, au niveau de la terminaison de cetteligne :

comme : — |

L'angle formé par la jonction des deux lignes de fractures (la descendante ou arc de l’hélice, l’ascendante ou pas de l’hélice) est de 45° environ. Dans la plupart des cas, la rencontre de ces deux lignes se fait ainsi suivant un angle aigu ; elle se fait suivant une ligne courbe, un

arc de cercle dans la piècen° 50, gauche. ë

DEUXIÈME GROUPE. — Fractures de l'extrémité supérieure du fémur.

PREMIÈRE VARIÈTÉ. — Fracture intertrochantérienne. — La solution de continuité passe au ras de la partie Supérieure où de la partie inférieure des trochanters

ou intéresse l’un ou l’autre trochanter, ou les deux trochanters à la fois. |

L'âge, le sexe, la maladie sont sans influence. Dans les deux cinquièmes des cas, cette fracture est Ja conséquence du choc appliqué sur la face externe du grand trochanter.

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