CHAPITRE PREMIER
Expérimentations et clinique.
Nous comptons 100 fractures déterminées par le traumatisme appliqué soit au niveau du mamelon crural, soit sur la partie antérieure de la face externe du grand trochanter.
Les conditions expérimentales dans lesquelles nous nous plaçons pour obtenir ces fractures, répondent exactement à celles que la clinique admet.
Nous disons choc sur la face externe du grand trochanter, comme on dirait chute sur la hanche, et nous ne pouvons admettre de différence entre tel choc au niveau du mamelon crural et la chute sur la fesse.
Parmi les 100 fractures que nous avons classées, il en est 43 qui résultent du choc au niveau du mamelon crural et 57 engendrées par le traumatisme appliqué sur la face externe du grand trochanter.
Les premières sont :
1° Fractures de la diaphyse........,.,... 28 fois ou 65 0/0 2 » intertrochantériennes...... 8 » 18,6 0/0 3° » de la base du col avec lamelle trochantéro-diaphysaire.. 3 » 7 0/0 4° » dU'CDI A 0: DAS6- 2, mere. 3 » ss LUE s » intracapsulaires......,7 il » 2,4 0/0
Les secondes sont:
1° Fractures de la diaphyse............. néant 22 » intertrochantériennes..... . 22 fois ou 38 0/0 3° » de la base du col avec lamelle trochantéro-diaphysaire.. 10 22441674 00 4° » AUCOTA SA DAS UE. 7e 14 » 24 Of0 5° » intracapsulairess. 2.277. 8 » 14 0/0 6° » Céphalique: #2, id 2 1 » 2 0/0 he » de la cavité cotyloïde..... RSS » 2 0/0 8° » de INON RACE UE OP AU l » 2 0/0
Faisons, de suite, remarquer que les fractures de la diaphyse dépendent toutes, sans exception, du choc appliqué au niveau du mamelon crural. Il est, en outre, très intéressant de faire cette déduction clinique, à savoir: sur 100 cas de chute sur la fesse, sur la région postérieure de la hanche, il peut y avoir 65 cas de fracture de la diaphyse — plus de la moitié des cas — d’où il suit que ceux qui veulent bien admettre la plus grande fréquence de la chute sur la région ischio-trochantérienne, sont forcés de reconnaître que les fractures de la diaphyse fémorale relèvent d’un élément étiologique bien évident, selon nous, et cependant non signalé (à notre connaissance).
M. Tédenat (1) reçoit, dans son service, une femme âgée de 65 ans, grande, maigre, se plaignant de douleurs de la hanche, survenues à la suite d’une chute en arrière, sur la fesse (tas de pierres). [Il recherche s’il n'existe point de rupture de l’un des fragments osseux suivants: pubis, ischion, crête iliaque, cavité cotyloïde, grand trochanter, col fémoral. Or, il n’est nullement question de la possibilité d'une fracture diaphysaire.
(1) TÉDENAT. Contusion des muscles, in Nouv. Montpellier méd. 1892, n° 49, p. 964.