‹ Contribution à l'étude du traumatisme expérimental sur la région trochantérienneChapitre 39 sur 48 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Mécanisme de la production de la fracture spiroïde soustrochantérienne.

Nos expériences nous apprennent que le traumatisme appliqué sur la partie postérieure de la face externe du grand trochanter engendre des solutions de continuité de la diaphyse fémorale dans la proportion suivante : 65 p. 100.

Nous savons que ces solutions de continuité présentent toutes une direction oblique, affectent la forme d’un arc d'hélice.

Il nous paraît évident que la fracture spiroïde soustrochantérienne est une fracture par torsion. Nous avons prouvé, maintes fois, que cette torsion est provoquée par le choc trochantérien postérieur. Mais, peut-on

constater cliniquement ce que nous avons obtenu expé-

rimentalement ?

La chute sur la fesse, par exemple, est-elle susceptible de produire une fracture spiroïde sous-trochantérienne ?

L'élément étiologique que nous venons de supposer est peut-être bien celui que l'on doive admettre ; cependant, les ouvrages classiqnes ne le mentionnent nullement. Cela, nous surprend et d'autant plus que les

auteurs s'accordent à reconnaître que la fracture du corps du fémur (une des plus fréquentes, sinon la plus fréquente) siège principalement au niveau de son tiers supérieur, Ils disent, en outre, que la fracture, à ce niveau, est presque toujours oblique.

Les causes déterminantes qu'ils indiquent sont l’action musculaire, la chute sur le pied ou sur le genou. Parmi les causes directes, on signale le passage sur la cuisse d’une roue de voiture, un coup de pied de cheval (Cooper, Vidal, Spilmann, Fano, Nélaton, Malgaigne, Halmilton, Richet, Poulet et Bousquet, Tillaux, D tochefort (thèse), Bouilly, Ricard...)

Preuves établissant que la fracture spiroïde sous-trochantérienne est une fracture résultant de la torsion exécutée par l'extrémité fémorale, sous l'influence d’une chute sur la fesse, ou d’un traumatisme quelconque qui Ja sollicite à se porter en avant et en dedans. |

Ces preuves sont empruntées à la clinique, à l’anatomie pathologique et à l’expérimentation.

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