PREUVES CLINIQUES
- [existe dans la littérature médicale quelques observations éparses de fractures sous-trochantériennes obliques, déterminées par un traumatisme de la hanche (chac ou chute).
Nous n’en avons recueilli que six.
de DEBRoL. Archives gén. de méd., 1843, 4° série, t. IL, p. 400. — Obs. : Homme de 63 ans, chute sur le pavé, vive dou-
- leur dans la région du trochanter.
Auropsie :! Fracture incomplète spiroïde, longue de 15 centim., commençant en haut à la partie supérieure du petit trochanter, gagnant obliquement le bord interne de la diaphyse où elle se termine à 9 centimètres et demi au-dessous du trochautin. « Cette fissure présente un tour de spire complet ». Pièce déposée au musée Dupuytren : n° 165 g.
90 MARGÉE. Bull. Soc. anat., 1854, p. 295. — Obs.: Homme de 18 ans, chute de 50 pieds de hauteur.
AUTOPSIE : Fracture spiroïde dont la description est couforme à celle que nous donnons plus haut. (In thèse Raullet.)
3° LÉGER. Bull. Soc. anat.. 1875, p. 95. — Obs. : Homme de 51 ans, chute d’un deuxième étage, douleur à la cuisse, déformation en crosse.
AUTOPSIE : Fracture spiroïde. (In thèse Raullet.)
4° Obs. analogue dans Bull. Soc. anat., 1859, p. 136, par DescrotïziLLes. (In thèse Raullet.)
o° BouLey. Prog. méd., 1881, p. 649. — Obs. : Homme de 63 ans, tamponnement, région trochantérienne.
AUTOPSIE : Fracture sous-trochantérienne.
6° E. RocxeronT. Thèse Paris, 1872, p. 44. — Obs. III : Homme de 18 ans, chargé d'un lourd fardeau, chute à la renverse sur la région ischio-trochantérienne; les pieds avaient glissé.
Signes : Le grand trochanter présente une mobilité anormale, les mouvements qu’on lui imprime ne se communiquent pas au reste du fémur; au-dessous, crépitation manifeste, on diagnostique une fracture du fémur située à 10 centim. au-dessous du bord supérieur du grand trochanter, et, en même temps une seconde fracture dont la pointe est à 10 centim. de la rotule. Guérison.
Existe-t-il réellement deux fractures diaphysaires ? Il est possible que l'on ait affaire, ici, à une fracture unique, spiroïde sous-trochantérienne, très longue ana-
logue d’ailleurs à la fracture, expérience n° 50 g, à la description de laquelle nous renvoyons le lecteur.
MALGAIGNE. (Bull. Soc. anat., 1856, 2 série, t. I, p. 19) cite le cas d’un jeune homme qui, à la suite d’une chute sur le pied, se fait une fracture spiroïde dont le sommet est situé à 15 cent. au-dessous du petit trochanter, rien au trochanter. Pièce déposée au musée Dupuytren n° 165 c.
Nous sommes persuadé que l’analyse plus complète des causes déterminantes eût montré que la chute sur les pieds a été suivi d’un traumatisme trochantérien. Mais, le grand trochanter a été trouvé indemne, nous objectera-t-on ; eh bien ! nous avons produit des fractures spiroïdes sous-trochantériennes accompagnées de lésions trochantériennes très minimes : fissure imperceptible, très léger écrasement.