‹ Contribution à l'étude du traumatisme expérimental sur la région trochantérienneChapitre 7 sur 48 · RER · texte numérisé non relu

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dans ses rapports avec la diaphyse, de telle façon qu’il est moins préservé qu'auparavant et qu’il se brise plus facilement.

Heppner (1869). — Il expérimente sur dix cadavres. Mêmes conclusions que celles de Streubel.

En parlant du mécanisme de la fracture, il dit que les rapport normaux du col et du trochanter sont la cause prédisposante de la fracture pénétrante.

La fracture consécutive (?) du grand trochanter dépend de la force du choc.

À. Jan-Kerguistel (1872). — [l expérimente sur 13 cadavres. Il frappe avec un maillet sur la face externe du grand trochanter, à sa partie moyenne, et détermine, le plus souvent, une fracture extra-capsulaire (et presque toujours au deuxième choc, ce qui indique, selon nous, que le traumatisme devait être appliqué d'une façon très vigoureuse).

Nous admettons avec M. Jan-Kerguistel :

1° L'élargissement de la saillie trochantérienne dans la fracture de la base du col.

2° Que les fractures intracapsulaires ne s’obtiennent sur Je cadavre qu'avec la plus grande difficulté.

3° Que, chez certains sujets, malgré leur âge avancé, il ne faut pas moins employer une très grande force pour déterminer la fracture. |

4° Que le chocsur la face externe du trochanter, revêtu des parties molles, amène des résultats ne différant point de ceux qui sont la conséquenue du choc sur la même partie de l'apophyse mise à découvert.

Conclusions de l’auteur. Cette augmentation de volume du grand trochanter, dans la fracture extra-capsulaire du col du fémur, constitue un signe précieux ; point de grands mouvements de rotation à produire pour connaître la fracture, point de vives douleurs à faire supporter aux patients ; une simple palpation suffit.

E. Lardy (1886). — Sous la direction de son maitre, M. le professeur Kocher, il entreprend des expériences, qu'il fait sur 12 cadavres de tous âges. L'agent traumatique est une boule de fer de 26 kilogr. tombant d’une hauteur d’un, de deux ou de trois mètres, tantôt sur le grand trochanter, tantôt sur le genou.

Ce que M. Lardy veut surtout mettre en évidence c’est la démonstration expérimentale de la résistance du col du fémur, col étudié, au point de vue mécanique et architectural, par Bourgery (1832), H. Meyer (1867) et J. Wolff (1870).

Comme les auteurs qu'il cite dans son travail, Streubel et Heppner, il reconnaît que le col fémoral, chez l'adulte, offre à la rupture une résistance considérable.

En dirigeant le choc sur la face externe du grand trochanter, 1l détermine, chez des sujets ayant dépassé la cinquantaine : 1° fracture du col à sa base, plusieurs fois ; 2° fracture iliaque, une fois. Le grand trochanter est toujours réduit en bouillie. La capsule articulaire est ouverte en. avant.

Parmi les auteurs qui se sont occupés incidemment de la fracture expérimentale du col du fémur, nous

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aiterons Alph. Robert, Bigelow, Bonnet, Hanilton, Voillemier. Ils n’ont fait que corroborer les données expérimentales que nous venons de’‘signaler.

Résumé. — Dans leurs diverses recherches expérimentales, les auteurs ont eu principalement en vue: lanatomie pathologique. (Jezierski et Brun); la clinique (Rodet et Jan-Kerguistel), la résistance du col (Streubel, Heppner, Lardy).

L'impression générale que donne la lecture de ces expérimentateurs ést celle-ci: le traumatisme trochantérien ne peut que déterminer la fracture du grand trochanter ou la fracture du col fémoral ; ce dernier n’est susceptible d’être intéressé que chez les individus avancés en àge (ostéoporose).

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