‹ Contribution à l'étude du trisyndrome de MilianChapitre 28 sur 33 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Nous n'’insisterons pas sur les éléments du diagnostic positif. Qu'il nous suffise de rappeler que dans le Trisyndrome on trouve toujours deux notions : tout d’abord celle d’une porte d'entrée, plaie minime, infection cutanée ou muqueuse et, ensuite, un placard érythémateux initial dont le développement va s'accompagner, en outre, de lapparition des deux autres éléments : nappe érythémato-œdémateuse et élément dysidrosique, constituant le trépied symptomatique de l’affection.

On ne confondra pas le Trisyndrome de Milian avec l’eczéma aigu,car, dans le Trisyndrome, le prurit manque presque tou- Jours; la vésicule eczématique est cliniquement absente; quand il y a des vésicules au cours de l’évolution du Trisyndrome, elles sont plus volumineuses, moins confluentes, toujours largement séparées par des intervalles de peau saine. En outre, l’eczéma aigu n’a pas une évolution aussi nettement cyclique. On sait, d’ailleurs, que l’eczéma est une véritable réaction dermique due à des causes bien diverses. Si on l’observe au cours du Trisyndrome, il ne faut pas s’en étonner outre mesure.

On ne confondra pas non plus le Trisyndrome avec l’eczéma marginé qui est constitué, dans sa forme la plus typique, par des placards arrondis ou ovalaires, très nettement circonscrits, à évolution excentrique et dans lesquels l'examen des squames prélevées à la périphérie, montre le parasite causal.

L’eczéma séborrhéique qui, ainsi que le dit Milian, « renferme tout ce que les dermatologistes sont impuissants à nomenclaturer », groupe en réalité un grand nombre de faits disparates, en particulier, toutes les manifestations parakératosiques,

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