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parasitaires ou infectieuses, toutes les formes atypiques du pityriasis rosé de. Gibert. Il est vraisemblable que dans l'avenir, ce groupe de faits cliniques se montrera de moins en moins nombreux et cela en partie, parce que l’on pourra ranger, dans le Trisyndrome de Milian, une série de faits qui, jusqu’à présent, restaient classés dans ce groupe si confus.
L’érythrodermie exfoliante est caractérisée par des nappes érythémato-squameuses, très diffuses, très généralisées, sans intervalle de peau saine, recouvrant les téguments en totalité. Or, ce qui est caractéristique dans le Trisyndrome, ce n’est pas l’érythrodermie, mais le médaillon. Quand l’érythrodermie existe au cours du Trisyndrome, elle est toujours régionale, elle n’est jamais généralisée.
Les dermites artificielles ne sont, en réalité, qué des réactions locales de type eczématique, provoquées par des agents physiques et chimiques bien divers. Elles peuvent d'autant plus prêter à confusion qu'il n’est pas exceptionnel de voir le Trisyndrome survenir à la suite d’une application médicamenteuse sur une plaie. Il s’agit plutôt, en réalité, dans ces cas, de faits anatomo-cliniques qui rentrent dans la grande loi générale du biotropisme sur laquelle Milian a bien insisté; c’est, en effet, le réveil d’un microbisme latent, libéré par l'application du médicament. On ne peut, en effet, guère considérer ces cas
comme résultant de l’action directe du topique sur la lésion cutanée.
Et nous ne pouvons mieux faire que de reproduire ici la pensée si précise de M. Milian : « Ce qui peut faire porter le dia- « gnostic d’éruption artificielle ou d’érythrodermie exfoliante « à certains médecins, c’est que le Trisyndrome apparaît sou- « vent à l’occasion d’un antiseptique appliqué sur une plaie ou
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« d’un traitement médicamenteux comme les injections intra- « veineuses de 914. Nous l’avons observé cinq fois sur dix « (acide picrique sur une plaie, par exemple). Le fait que le « même tableau symptomatique répond à des irritations diffé- « rentes, prouve qu’il n’y a probablement pas rapport de cause « à effet entre eux; et, d’ailleurs, puisque cinq fois sur dix l’irri- « tant médicamenteux manque, cela prouve péremptoirement < qu ’il n’est pas nécessaire pour reproduire le syndrome et ‘ « qu’il faut invoquer une autre cause ». 1
Comme nous le verrons plus loin, il s’agit vraisemblablement d’une manifestation infectieuse et le biotropisme explique aujourd’hui fort bien la relation qui existe entre LÉRUD HO l'infection et l'agent médicamenteux.