‹ Contribution à l'étude du trisyndrome de MilianChapitre 31 sur 33 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le traitement sera celui de toutes les dermites infectieuses. On se trouvera bien à la période d’état de donner des bains simples ou des bains de permanganate de potasse; parmi les pommades que l’on pourra prescrire, on retiendra avant tout celles à base d’oxyde jaune de mercure et, accessoirement, celles à l’ichtyol, badigeonnages à l’alcool iodé à 1 %, au nitrate d'argent à 1 ou 2 %; ceux au cristal violet seront d’un précieux secours dans les formes étendues de la maladie.

L'existence de nappes érythémato-æœdémateuses diffuses nécessitera des pulvérisations et des pansements humides à l’eau bouillie simple ou à l’eau boriquée. On renouvellera ces pansements plusieurs fois par jour en les imbibant largement de liquide de façon à empêcher toute adhérence aux téguments.

A la période terminale de desquamation les bains d’amidon, l’axonge simple ou salycilé permettront d’écourter considérablement cette phase.

Enfin, à la phase de séquelles, en particulier à la période d’abcès tubéreux, de furoncle ou d’impétigo, les pansements humides, l’ouverture au bistouri seront utilisés dans ces divers cas. La médication générale semble de peu d’utilité dans une affection qui ne s’accompagne jamais de complications viscérales. Aussi, ne peut-on pas être étonné des résultats inconstants qu'ont donnés l’auto-hémothérapie et l’hyposulfite de soude en injections intra-veineuses.

Dans les formes où les réactions œdémateuses sont particulièrement intenses, on pourra recourir à des diurétiques

légers, tels que la théobromine. Enfin, à la ad de Su oi renforcera la résistance organique par l'acide phosphorique, ‘4 l'extrait de bardane et l’on pourra se servir de bactériop age dont l’action agite de raccourcir cette longue phase de | a 14 maladie. ETES

Page 1