OBSERVATIONS
Avant de donner connaissance des observations absolument personnelles et inédites que nous allons publier, disons quelques mots des conditions dans lesquelles elles ont été recueillies. |
Notre ambulance fonctionnait alors à Lam Palanka, — petite ville Bulgare sur les bords du Danube, dans une ancienne école entièrement délabrée. Notre pharmacie était à peu près complètement dépourvue, et les difficultés de communicalion nous interdisaient, malgré la bonne volonté de tous, de voir cette situation s'améliorer. Ne parlons pas de laboratoire, c’est tout juste sil nous était permis de faire une recherche d’albumine dans les urines. Notre officier gestionnaire ne put mettre à notre disposition que quelques brancards sur lesquels on répandit un peu de paille. Nous n'avions pas d'installation de douches. Par contre, nous possédions un luxueux matériel chirurgical dont nous n'avions pas l’occasion de nous servir.
Au point de vue malades, nous recevions des grippes très graves qui nous étaient fournies par des bataillons de tirailleurs Sénégalais ét Malgaches, des Grecs qui, prisonniers des Bulgares, étaient dans un état de misère physiologique, dont il est difficile de $se faire une idée exacie, des Îlaliens qui ne possédaient pas d'ambu-