TRAITEMENT
Pour faciliter l'exposition de cette partie de notre sujet. nous diviserons l'étude du traitement du vaginisme en deux chapitres principaux, division qui nous semble, du reste, parfaitement légitime, étant donné que, dans certains cas, la thérapeutique s’adresse à tout l'organisme, le traitement est général, d’autres fois, au contraire, la thérapeutique locale, et c’est de beacoup le cas le plus fréquent, seule employée, donne les meilleurs résultats.
Traitement général. — Dans les cas où le vaginisme paraît être sous l'influence d’un état général, on conçoit que le traitement général arrive à guérir complètement cette affection, et particulièrement dans les cas de vaginisme nerveux dépendant d’un état hystérique, c’est un traitement antispasmodique, en même temps que reconstituant, qui devra être employé; c’est ainsi que la médication tonique, associée à l’hydrothérapie, sous forme de douches générales, sera indiquée dans ces cas.
Au traitement général, nous pouvons également rattacher les différentes médications internes employées contre le vaginisme. Le bromure de potassium, qui insensibilise les muqueuses, ainsi que l’a fait remarquer Gubler, a été vanté comme mode de traitement du vaginisme par Raciborski, qui le prescrivait à la dose de 2 à 4 grammes. Cet auteur insiste sur les bons effets de ce médicament, qui présente, en outre, l'avantage d’influencer d’une heu-
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reuse façon la dysménorrhée qui accompagne parfois la majadie de Sims.
Dans ces derniers temps, la métallothérapie, on le sait, a beaucoup été vantée contre l'hystérie. Il n’y a donc rien d'étonnant à la voir donner d'excellents résultats et même guérir complètement le vaginisme nerveux. L'observation de M. Decrand, que nous publions plus loin (obs. V), où l’administration de l’or intus et extra a amené la guérison, en est-un exemple frappant.
‘C'est également dans le traitement général que doit
trouvér sa place la médication employée par les auteurs
qui'reconnaissent une origine spinale au vaginisme, et dirigent le traitement dans ce sens au moyen de pointes de feu appliquées le long dé la colonne vertébrale (obs.. VIT), En résumé, on le voit, certains cas de vaginisme nerveux, dits essentiels: par cértains auteurs, donnent prise à un trattément'sénéral.2 vit) 55 %5 2302 Le, Mais, d'ordinaire.'il faut bien: # reconnaître, la médication. locale est la seule efficace: c'est celle qu'employa Sims, à l'exchusion de:toutes les’autres; c’est celle qui doit.nous
intéresser le plus.
Traitement local. — Mette médication locale présente tous les degrés, depuis la simple application de poudres médicamenteuses, par exemple, jusqu'à l'opération sanglante. À ce propos, qu'il nous soit permis une petite remarque : des auteurs les plus recommandables, et, parmi eux, .le professeur Trélat, paraissent s'opposer, d’une façon un peu trop.absolue, à notre avis, à l'intervention :chirurgicale, un peu grave, il est yrai, dans les faits qui nous occupeni. Cette opinion .nous paraît un peu exclusive; peut-être ces.auteurs ne ss sont-ils trouvés en présence que de cas bénins; mais il nous semble que, dans certaines
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formes graves, l'opération sanglante était parfaitement indiquée.
Ceci posé, pour la clarté de notre sujet, nous diviserons les divers modes de traitement local en deux catégories, suivant que l'intervention sera ou non chirurgicale, et qu’on sera obligé ou non de recourir à un procédé de force
pour vaincre le spasme.
Traitement médical. — Les applications topiques les plus différentes ont été vantées dans les cas de vaginisme : sans avoir la prétention de les rappeler toutes, nous cite runs seulement les plus importantes, Les applications d'eau.froide, sous forme de bains de siège ou sous forme de compresses mouillées : le froid est indispensable, étant donné que la chaleur, ainsi que nous avons pris soin de le faire remarquer, au cours de ce travail, a souvent le pouvoir d'exagérer le spasme vaginal par l'hyperhémie vasculaire qu’elle détermine dans la région.
On peut aussi se servir avec avantage d’une solution d’hydrate de chloral (1 gr. pour 100 gr. d’eau), employée à lat:mpérature ambiante, sous forme de lotions ou de compresses. É
Nous avons été à même de juger les bons effets de cette solution dans le service de notre excellent maître le Dr Dujardin-Beaumetz.
Les cataplasmes de farine de lin, de fécule, de fucus crispus, ont été employés aussi. Enfin, on s’est aussi servi de sachets contenant des poudres médicamenteuses. C'est sous cette forme que le professeur Verneuil a employé la poudre de ratanhia, qui lui avait donné le meilleur résultat datis le traitement de la fissure à l’anus; mais il recon- ‘ nait, dans les cas de vaginisme, n’en avoir rien obtenu.