RIRE
malade de Chomel qui présentait un tel resserrement de l'anneau vulvaire que l'exploration par le toucher occasionnait des spasmes suivis de syncopes, symptômes alarmants qui disparurent après quelques jours de traitement avec un pessaire en ivoire qui lui avait été appliqué (1).
Les lésions de l’utérus peuvent aussi déterminer le réflexe qui se traduit par le vaginisme. Les polypes du col utérin, les ulcérations folliculaires très sensibles, on le sait, dans certains cas, sont directement en cause, au point de vue de la production du réflexe vaginal dans quelques observations.
Quelquefois il arrive que les organes génitaux ne présentent aucune lésion à laquelle on puisse faire remonter l’origine du vaginisme ; c’est donc dans leur voisinage qu'il faut aller en chercher la cause.
Nombreuses sont les observations de polypes uréthraux chez la femme, de ces polypes si sensibles que M. Alphonse Guérin leur donne l’épithète bien méritée de nerveux ; nombreuses aussi sont les observations de vaginisme causé par ces polypes (obs. X). Quelquefois même la lésion siège plus loin encore, sur le col de la vessie, voire même dans celle-ci; nous n’en citeronscomme exemple que la belle observation que nous empruntons à M. Cyr, dans laquelle il nous montre une cystite aiguë accompagnée de vaginisme (obs. VI). |
L'extrémité inférieure du tube digestif, l’anus et le rectum peuvent aussi, lorsqu'ils sont hyperesthésiés, donner lieu à du vaginisme. Le rapprochement et souvent la concomitance d’une fissure à l’anus et du vaginisme, faits classiques depuis longtemps, en font foi d’une façon trop
(1) À. Richet. Traité prat. d'anat, méd. chir., Paris, 1877, 5e édition, p. 94%. |