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évidente pour qu’il soit besoin d'insister et trouvent vraisemblablement leur explication dans les étroites connexions anatomiques des deux organes.
Enfin peut-être y a-t-il lieu de se demander si les lésions occasionnelles du réflexe vaginal ne peuvent siéger plus haut et être placées au niveau même des ovaires’ Dans certains cas de vaginisme hystérique on a trouvé tous les organes génitaux, et particulièrement les ovaires, présentant des altérations profondes (1).
Suivant toujours la marche que nous nous sommes tra cée, analysant le réflexe vaginal, d’après la voie parcourue par l’influx nerveux, nous devons maintenant rechercher si des lésions nerveuses ne peuvent pas produire des accident analogues. Nous avons déjà dit que des lésions des troncs nerveux de l’hymen avaient été inutilement cherchées, mais des tumeurs comprimant les nerfsse rendant à la moelle lombaire ne seraient-elles pas capables d’arrêter le fonctionnement des nerfs et de déterminer le vaginisme ? Nous posons la question sans essayer de la résoudre, car il ne nous a pas été donné de rencontrer ou de lire des observations affirmatives dans ce sens.
S'ils n’ont pu observer de lésions tronculaires, certains auteurs ont cru trouver dans une lésion spinale localisée l'origine du vaginisme, C’est ainsi que M. le D' Chéron croit à l’origine spinale de cette affection (obs, VII) et plusieurs fois, dans ses publications (2), est revenu sur ce sujet. M. Daude dans sa thèse inaugurale se montre partisan des théories de M. Chéron ; néanmoins les observations ne
- (4) De Sinéty. Organes génitaux d’une hystérique présentés à la Soc, de biologie. Progrès médical, 1876, p. 861-882.
(2) J. Cheron. Contribution à l'étude de l’origine spinale du:vaginisme. In Rev. méd. chir. des maladies des femmes. Paris, 1880.
Un élément nouveau dans la pathogén'e du vaginisme. Ibid,, 198-218
LG nous paraissent pas encore assez nombreuses ni assez concluantes pour vider la question (1).
Quoi qu’il en soit, ayant pris son origine soit à la vulve, soit dans le vagin, soit dans d’autres organes, le spas e existe : sous quelle forme va-t-il se manifester ? Queiest le muscle ou plutôt quels sont les muscles contiacturés dans les cas du vaginisme ? C'est sur ce point capital que nous désirons un instant attirer l'attention.
Tout d’aborä il nous paraît nécessaire, pour la clarté du sujet, de rappeler quelques notions anatomiqnes indispensables,
Le vagin, conduit musculo-membraneux, est constitué pour un tiers seulement de son épaisseur par une muqueuse, tandis que les deux tiers extérieurs de ses parois sont essentiellement constitués par des fibres musculaires lisses à contraction lente, qui affectent Ja direction transversale pour la plupart, tandis que les plus superficielles sont longitudinales et vont à la partie supérieure de l’organe se continuer avec les fibres inférieures de l'utérus.
L’entrée du vagin est doublée d’un véritable sphincter, constitué, comme le sphincter externe de l’anus avec lequel il entre-croise ses fibres, par du tissu musculaire strié, et dans l’intérieur duquel le vagin entre à la manière d’un cylindre plus petit dans un anneau plus large et plus antérieur.
Nous ferons remarquer tout de suite que les fibres musculaires qui constituent le muscle constricteur du vapiu sont relativement très peu nombreuses, bien qu'elles s'entre-croisent d'une part avec le sphincter anal, et d'autre part avec le sphincter uréthral.
(1) L. Daude. De la contraclure spasmodique du constricteur vulvaire : ses rapports de causalité avec une irrilation spinale localisée, Thèse de Paris, 1880, n.41,
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Mais il est encore d’autres muscles qui prennent un rôle important sinon essentiel dans le vaginisme, ainsi que nous aurons l'occasion de le montrer tout à l’heure :; ce sont les muscles du périnée et surtout le transverse (Ver. neuil), c’est encore le releveur de l’anus et surtout les faisceaux de celui-ci qui s'étendent de la face postérieure du pubis jusqu’au rectum en longeant les parties latérales du vagin.
Chacun de ces muscles peut être isolément contracturé, quelquefois plusieurs le sont en même temps, il arrive plus rarement que tous le soient ensemble.
Le plus souvent c’est la contracture du sphincter de la vulve qui constitue le vaginisme ; il en résulte forcément la difficulté, voire même l'impossibilité du coït, de l’examen au spéculum et même du toucher simple. À la contracturede ce muscle vient souvents’ajouter celle du sphincter anal qui s’accuse par un sentiment de plénitude, de pesanteur, de tiraillement au niveau de l’anus, et occasionne de la constipation et de la douleur au moment de la défécation. Quelquefois aussi on observe de la contracture du sphincter uréthral, partant de la rétention d'urine qui ne peut être évitée que par le cathétérisme au moyen d'une petite sonde.
C’est là, en un mot, le vaginisme antérieur ou mieux le vaginisme vulvaire (obs. II, VI, X).
Le releveur de l'anus, dont nous avons rappelé plus haut la description anatomique, peut aussi se contracturer et donner lieu à une variété particulière de vaginisme. Cette contracture du releveur de l’anus est caractérisée par ce fait que l'entrée du vagin n'est point infranchissable (obs. IV, VII).
Mais elle peut, comme dans le cas précédent, s’accomgner aussi de phénomènés spasmodiques dans les autres
Gillard, 2