‹ Contribution à l'étude du volvulus du caecumChapitre 15 sur 21 · RAC TEA · texte numérisé non relu

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dant. Le cas de SicarD est assez exceptionnel, aucune clarté n'apparaissait et par contre un vaste niveau liquide unique allait d’un flanc à l’autre. Généralement, l’absence de modifications sur le reste du tube intestinal rend l’analyse de l’image assez facile, Cette poche est aisément retrouvée dans nos observations 1 et 2. Quelquefois, cependant à la clarté du volvulus se superpose une aéro-iléie assez accentuée qui rend l'interprétation difficile.

L'étude radiologique sans préparation montre donc qu'il existe pour l’énorme bulle claire, 4 sortes d’images : deux sont rares : le ballon sous-hépatique et le ballon pelvien. Les deux autres sont fréquentes : image horizontale arrondie ou en besace pré-vertébrale, image réniforme verticale à gauche. Dans notre observation n° 1, nous trouvons une image en plein sur la ligne médiane alors que dans l’observation 2 elle vient se loger sous la coupole diaphragmatique gauche.

Le lavéement baryté doit venir compléter lexploration radiologique du volvulus du cæcum. La baryte poussée sans pression particulière du lavement arrive rapidement à l’angle gauche, puis injecte la région voisine du transverse. Parfois, elle s’arrête à ce niveau, assez haut dans l’hypochondre, plus ou moins près du flanc gauche de la colonne vertébrale (EASTON et ADAMS, KNOFLICEK, THO- MERET. En général, le transverse se dessine et lParrêt se situe dans le côlon ascendant près de l’angle ou plus bas. Après avoir injecté un segment vertical, le liquide peut même dessiner un court segment coudé à 90°, se portant

en dedans et se terminant près des vertèbres. La pénétra-

tion, dans le cæcum tordu, ne se fait presque jamais. Dans le cas de Sicarp et MALGRAS, un peu de baryte a pu y passer. Au niveau de la zone d'arrêt, souvent la tête de la colonne opaque se termine d’une façon arrondie ou cupuliforme. Elle ne ressemble pas, à cause de sa largeur et de sa régularité, à un obstacle néoplasique mais

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elle ne présente rien de très caractéristique. Quelquefois, on observe un aspect qui se rapproche de celui observé dans les volvulus chroniques. On y voit la fosse iliaque droite déshabitée et l’on remarque la netteté des contours de l’anse déclive. Quelques images montrent la colonne barytée venue par le gros intestin se terminant d’une façon qui rappelle l'aspect en spirale du volvulus sigmoïdien. Dans le cas de SÉJOURNÉ, la colonne. opaque, peu au-dessous de l'angle hépatique, se rétrécit assez rapidement; le bord interne se continuant de façon légèrement incurvée et l’externe venant le rejoindre en filant obliquement à sa rencontre. L'ensemble, un peu recourbé vers la colonne vertébrale, rappelant un bec d'oiseau.

Nous rappelons que MM. MOUTIER, GATELIER et POR- CHER indiquent comme signes radiologiques du volvulus chronique du cæcum :

a) Le fond cæcal n’est plus au point déclive normal;

L) La fosse iliaque droite ne contient généralement plus de gros intestin, ou bien, c’est un segment colique qui n’est pas le cæcum;

c) Les incisures transversales sont devenues plus obliques;

d) Les contours de l’anse déclive présentent sur une face une netteté rectiligne : c’est au niveau de la charnière de flexion, s’il y a plicature, de rotation, s’il y a volvulus vrai.

Les résultats obtenus après lavement baryté, doivent être confrontés soigneusement avec ceux du cliché fait sans préparation. L'arrêt large permet d'éliminer le cancer mais on ne peut aller beaucoup plus loin. L'arrêt en cône est beaucoup plus caractéristique. Ce qui l’est plus encore, c’est, avec la notion du siège de l’obstacle, la vue de la grande clarté gazeuse du ballon volvulé entouré par le lavement opaque. Dans notre observation n° 1 on au:

rait dû affirmer formellement le diagnostic de volvulus du cæcum, justement sur la vue de l’image claire centrale, absolument caractéristique, mais ce qui a fait hésiter c'était l'arrêt du lavement baryté au niveau de l’angle gauche.

L’exploration radiologique apporte donc à la clinique un complément précieux. Peut-on l'utiliser pour établir un pronostic ? MM. MONDOR, PORCHER et OLIVIER pensent que l’on ne peut pas donner à ce sujet de conclusions formelles, mais que la présence des niveaux liquides correspond peut-être à des cas graves. Ils l’ont observé d’une façon très nette dans 4 cas : 3 fois les lésions étaient telles qu’on dû faire une résection, et pour le 4". il y avait déjà une perforation. ;

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