SANT |: PE
Le troisième jour, elle vomit. On l'installe dans une aspiration duodénale continue qui la soulage beaucoup. La fistule cæcale fonctionne. On obtient une selle le 13 mars. On enlève la sonde le 23 mars. La fistule est fermée, la malade sort en excellent état le 3 avril.
Mme C..., 52 ans, entre dans le service de M. le Professeur Qué- NU le 18 mai 1943, pour un syndrome douloureux abdominal. Les douleurs ont débuté le même jour, à 13 heures, sous forme de coliques extrêmement violentes, obligeant la malade à se tordre sur elle-même, à se rouler dans son lit. Elle a eu dans l’aprèsmidi 3 ou 4 crises particulièrement douloureuses, ayant abouti à des vomissements qui ont amené une sédation temporaire des coliques. Depuis le début des accidents, la malade n’a pas eu de selles et n’a pas évacué de gaz par l’anus. IL s’agit d’une femme pâle, fatiguée, qui souffre du ventre sans pouvoir indiquer de points douloureux précis; c'est dans le milieu du ventre, dit-elle, que les douleurs sont les plus fortes, T’abdomen est météorisé dans son ensemble, mais la simple inspection permet de noter une masse ovalaire, dont le grand axe est oblique en bas et à äroite. Aucun mouvement péristaltique n’est visible. La voussure est rénittente à la palpation, sonore à la percussion. Le reste du ventre est souple. Le toucher vaginal et le toucher rectal sont négatifs. L'exploration des régions herniaires ne montre rien d’anormal. On fait le diagnostic d’occlusion et à cause de la voussure asymétrique, de volvulus intestinal, sans en préciser le siège. Une radiographie extemporanée montre une énorme poche gazeuse, sous la coupole
diaphragmatique gauche avec trois niveaux liquides étagés dans
sa moitié inférieure.
INTERVENTION IMMÉDIATE (Opérateur : PEROT, interne de service).
Incision médiane sous-ombilicale, Ascite abondante, On trouve
une anse grosse comme un intestin de cheval, violacée. Il s’agit d’un
LT ope
volvulus du cæeum en position sous-phrénique. Le côlon ascendant, non aecolé, à participé à la torsion, ainsi que la dernière anse grêle qui entoure le pied du volvulus. On ponctionne l’anse dilatée. On la détord en la faisant tourner d’un tour compiet et on coupe plusieurs brides sous le méso. Suture de la paroi en
trois plans.
SUITE OPÉRATOIRE
Très simple. Les vomissents cessent, la malade émet des gaz dès le lendemain. L'état général s'améliore rapidement. La malade
sort guérie 16 7 juin.
Mme B. entre un dimanche de février 1942, vers 13 heures, à la clinique V.., avec un srndrome d'occlusion intestinale aiguë. On se trouve en présence d'une femme de 50 ans, mère de famille, constipée habituelle, amaigrie, fatiguée, qui à été prise l'avant-veille de douleurs abdominales extrêmement violentes et de vomissements. Les accidents ont continué la veille. La malade n’a absorbé qu'un peu d'eau, Aujourd'hui, les douleurs sont moins vives, mais Ja malade n'a pas rendu de gaz depuis l’avant-veille et se sent ballonnée. L'aspect général, au premier abord, n'est pas alarmant. Le facies est bon, le pouls bien frappé, à peine accéléré. Mais en découvrant la malade, on’est immédiatement frappé par l’image absolument classique du ballon qui soulève la paroi abdominale, suivant une voussure ovalaire, occupant la partie gauche du ventre et dont le grand axe est à peu près vertical. Cette voussure, dont les contours supérieurs et latéraux sont pirfaitement nets et dont le pôle inférieur se perd dans la profondeur, donne à la palpation une sensation (élasticité, de tension; à la percussion, une sonorité à tonalité élevée. Le reste du ventre est plat. Pour des raisons matérielles, on n'a pas pu pratiquer un examen radiologique immédiut, mais le tableau clinique était suffisamment net pour affirmer le diagnostie d'occlusion et même de volvulus. On fait donc le diagnostic de volvulus et on intervient.