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Quant aux Rotateurs, il est inutile de citer chaque espèce particulière : l’analogie est encore plus frappante. Maxima et minima apparaissent, dans la règle, simultanément. Le grand développement se fait dans les trois lacs en été (juinaoût suivant les espèces), et le minimum a lieu à la fin de lhiver et au commencement du printemps (avec disparition complète pour certaines espèces).
Qu'en est-il des petits lacs ? La comparaison de la périodicité du plancton d’un grand lac avec celle d’un petit lac présentera-t-elle la même analogie ou en différera-t-elle ? AMBERG a établi comme suit les cycles vitaux de quelques espèces du Katzensee (petit lac) :
Copépodes : Maximum: août (1898) Minimum : avril-mai et décembre (1898) Cladocères : Maximum: août (1898)
Minimum : janvier (1898) décembre (1899)
Anurea cochlearis : Maximum: avril-mai (1898) Minimum : juin (1898)
Triarthra longiseta : Maximum: février (1898) IPERSE mai et décembre (1898)
Polyarthra platyptera : Maximum: avril (1898) Minimum : mars (1899) juin (1898)
Nous remarquons donc :
1. Que les Copépodes présentent leur maximum un peu plus tard dans le Katzensee que dans nos grands lacs. De même pour leur minimum qui a lieu au printemps ou en hiver.
2. Que les Cladocères ont un cycle vital à peu près identique (du moins en 1898) à celui qui se produit dans les orands lacs.
3. Que les Rotateurs s’épanouissent plus tôt dans le Katzensee.
Le maximum de Anurea, Polyarthra et Triarthra a lieu en février ou avril, tandis que dans les lacs de Neuchâtel, Zurich et des Quatre-Cantons il se produit en juin-juillet-août.
De même, dans le Katzensee, les minima des différentes espèces de Rotateurs suivent de près leur plus grand développement et se produisent donc plus tôt que dans les grands lacs.
Ces divergences dans les cycles vitaux résultent des conditions physiques et chimiques passablement différentes dans les grands et dans les petits lacs.
Conclusions (lac de Neuchâtel) :
a) Copépodes. — Ils sont en général présents toute l’année dans le plancton. Leur cycle vital peut, pour une même espèce, varier quelque peu d’une année à l’autre. C’est ainsi qu’on
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observe, par exemple, le déplacement du maximum d’un mois ou deux, pour une espèce donnée, suivant les années. Mais d’une façon générale le cycle vital d’une espèce se reproduit identique à lui-même d’une année à l’autre.
b) Cladocères. — Les cycles vitaux des différentes espèces de cladocères présentent une grande analogie. Le maximum de développement de tous les cladocères a lieu en été, et pour toutes les espèces également il y a diminution du nombre des individus et même disparition pour certaines espèces (Leptodora) pendant l’automne et le commencement de l’hiver. Les cycles vitaux ne varient pour ainsi dire pas d’une année à l’autre.
c) Rotateurs. — Les rotateurs que nous avons étudiés sont de beaucoup les plus abondants dans le plancton. Les autres espèces de rotateurs, beaucoup plus rares, sont moins souvent signalées. Le cycle vital d’une espèce donnée de rotateur se reproduit identique à lui-même d’une année à l’autre. Pris dans leur ensemble, les cycles vitaux des quatre espèces de rotateurs étudiés sont identiques.
On peut donc dire d’une manière générale que, quelles que soient les conditions physiques ou chimiques réalisées au cours des diverses années, les cycles vitaux des principales espèces du zooplancton ne varient pas sensiblement d’une année à l’autre.