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cation. Tout d’abord, la vitesse augmente tandis que baisse la pression (ces variations portant suriout sur l'élément cons- “tant des tracés et répondant à un écoulement plus facile). Puis au bout de quelques pulsations, la vitesse et la pression croissent simultanément, et cette fois, ce sont surtout les éléments variables de la vitesse et de la pression qui augmentent. En même temps la fréquence des battements cardiaques devient plus grande. Ce qui prouve qu'il s’agit bien là d’un accroissement de l'impulsion cardiaque, c’est que Chauveau et Lortet ont constaté, cette accélération de la vitesse du sang dans toutes les artères de l’économie, y compris la métatarsienne.
= Kaufmann (1892) attribue cette suractivité circulatoire, d'une part à l'accélération du cœur, d’autre part à la vasodilatation qui se produit, selon lui, dans les capillaires du muscle en activité : celle-ci s'établit au moment précis où les muscles entrent en fonction, se maintient pendant toute la durée du travail et disparaît ensuite graduellement avec le repos.
Pour contrôler ces faits, Athanasiu et Avallo (1898) ont
institué une série d'expériences. Pensant avoir éliminé toutes causes d'erreur, ils ont étudié les variations de volume de l’avant-bras avec leur pléthysmographe, pendant l'activité des fléchisseurs et extenseurs des doigts. Voici ce qu'ils ont constaté : chaque contraction produit une diminution du volume (puis celui-ci augmente progressivement), chaque relâchement une augmentation. C’est seulement à la fin du travail que le niveau, en s’élevant plus qu'initialement, traduit une légère vaso-dilatation qui se prolonge 4 à 5 minutes.
Si les mouvements sont lents et. très énergiques, le niveau normal est vite dépassé, et la vaso-dilatation est très grande à la cessation du travail.
Des phénomènes inverses sont observés, lorsque le bras qui
est dans l'appareil, reste au, repos, et qu’on travaille avec
SR
l’autre bras : on note alors une augmentation de volume pen-
dant la contraction, qui tombe brusquement quand cesse
celui-ci. Une série de contractions augmente le volume rapide-
ment mais celui-ci s’abaisse peu à peu et descend bien audessous du niveau normal. :
Enfin tous “es phénomènes disparaissent si on interrompt la circulation dans le-bras qui travaille.
Weber (1922) a récemment trouvé des résultats comparables, il note en outre que la courbe pléthysmographique, nettement positive au début d’une marche forcée de 7 à 8 heures,
peut diminuer ensuite et même devenir lentement négative.
- Phénomènes capillaires. me Krogh (1918) a remarqué que dans un mucle au repos la plupart des capillaires ont une lumière si ré ifte que les globules sanguins n’y peuvent passer, mais les capillaires contractés, physiologiquement fermés, peuvent s'ouvrir au moment du travail musculaire. A défaut des’ capillaires des muscles, que va révéler chez l’homme l'examen des capillaires superficiels des doigts [24
Guillaume trouve que PS capillaire est élevée après l’exercice, Alors qu'il avait noté 15 mm. Hg avant une course rapide de 6 minutes, il trouve 51 mm. à l’arrivée de cette course, le même chiffre après 2/ de repos, 19 mm. après 4/, enfin 18 mm. Hg après 6/. à À
De plus, la capillaroscopie lui révèle des modifications des anses et de leur régime circulatoire, analogues à celles qu’entraîne la chaleur. C'est-à-dire qu'il note, outre l'élévation de PS, l'augmentation du calibre et de la longueur des anses, l'accélération du passage du sang, l'allongement des phases
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de travail, dans l'alternance habituelle des phases d'activité et de repos, allant jusqu’à la disparition presque complète des phases inactives. Enfin — et l’hydraulique le laissait prévoir — cette vaso-dilatation capillaire s'accompagne de baissé de TA en amont, et d’élévation de PS veineuse en aval.
Observons que si ces phénomènes capillaires cutanés ne sont pas nécessairement semblables à ceux qui existent dans les capillaires des muscles, la sudation qu'entraîne l'exercice nécessite pour la peau une circulation active, au même titre
que pour les muscles qui travaillent.
ITT
Phénomènes veineux. — On vient de voir que, dès les veinules, la PS veineuse était élevée. Il n’y a pas à ce sujet d’observations précise. Mais il suffit d'observer un sujet qui vient d'accomplir un effort, pour constater, avec la congestion cuta: née, la turgescence des veines des bras, des jambes et du cou. Les veines sont des réservoirs médiocrement élastiques et peu contractiles dont la capacité augmente selon qu'elles sont aplaties ou cylindriques. La circulation y est nécessairement activée par l'exercice : a priori et quelles qu’en soient les causes, il est évident que si plus de sang passe dans les artères, plus de sang doit passer dans les veines, -La « vis a tergo » de l'impulsion cardiaque se transmet mieux à travers les petits vaisseaux dilatés (sans compter l'accroissement éventuel de cette impulsion et de l'aspiration cardiaque); mais surtout la contraction des muscles comprime les veines intra et juxtamusculaires et les vide vers le cœur grâce au jeu des valvules; Une seule des causes normales de la circulation veineuse peut se trouver entravée : l'aspiration thoracique liée à l’inspira-