‹ Contribution à l'étude et à l'interprétation des phénomènes cardio-vasculaires engendrés par l'effortChapitre 12 sur 43 · RO · texte numérisé non relu

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tion, peut être en effet plus ou moins supprimée, selon le type respiratoire de l’effort accompli. l

Selon Hooker, PS veineuse monte dès le début de l’exercice et atteint un maximum-auquel elle se maintient; si l'exercice n'est pas trop rude et que la respiration demeure ample, PS veineuse peut même rester normale. Dans l'effort intense, au contraire, avec thorax bloqué, PS veineuse est spécialement élevée. Après l'exercice, elle revient plus ou moins vite à son

chiffre primitif, ou peut rester élevée un certain temps.

IV se

En résumé, il apparaît que : L

1° La contraction isolée d’un muscle ou d’un groupe de muscles entrave momentanément la circulation locale, en accroissant les résistances; la masse sanguine contenue dans les muscles qui se contractent diminue immédiatement, puis croît, lentement d’abord, brusquement à la décontraction, reve-

nant alors à son niveau initial ou le dépassant légèrement.

Inversement, dans les muscles qui ne travaillent pas, la masse sanguine s'élève quand d’autres muscles se contractent (comme si le sang y refluait) et tombe à la normale à la décon-

traction.

2° Le relâchement isolé d’un musele contracté favorise au contraire l’écoulement du sang. :

3° La contraction intermittente, énergique et répétée d’un muscle où d’un groupe de muscles accélère le cours du sang et augmente progressivement la masse sanguine de ces muscles; TA locale baisse tout d’abord légèrement, puis s'élève au bout

de quelques pulsations en même temps que P s'accélère: la

1 aoû,

vitesse et le débit sanguin s’accroissent instantanément mais surtout quand TA s'élève. |

h° Cet accroissement de la vitesse du sang se manifeste dans tout l'organisme; mais la masse sanguine contenue dans les muscles inactifs, d’abord accrue, tombe ensuite au-dessous de Ia normale. £

5 Après le travail, la masse sanguine du muscle augmente au-delà du chiffre initial, et se maintient ainsi quelques minutes; en même temps, le nombre des capillaires actifs est plus erand qu'au repos; ceux-ci sont dilatés, PS y est plus élevée

et le sang y circule plus vite.

6° La vitesse de progression du sang veineux. augmente, du fait de la contraction des muscles, et de l'impulsion cardiaque à la fois plus active et mieux transmise. Quant à PS veineuse, elle augmente le plus souvent mais est influencée de façon variable par le type respiratoire de l'effort accompli.

7° La part respective en tous ces phénomènes des modifications des résistances (artérioliques ou capillaires), ou de limpulsion cardiaque, ainsi que la succession dans le temps de ces phénomènes, seront discutées dans la {froisième partie

de cet ouvrage:

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