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de ses constituants, P ou TA, à moins que, par compensation, il ne les fit même varier en sens contraire).
6° A l'arrêt, Mx et Mn tombent brutalement, et oscillent ensuite, mais remontent d'autant moins et d'autant moins vite, semble-t-il, que l'effort a été plus pénibles. Le phénomène a besoin d’être confirmé. PV oscille également, mais ne nous à pas paru avoir tendance à croître. Quant à P, sa chute paraît compenser celle de TA et être moins rapide quand
TA tombe brutalement.
7° L'indice oscillométrique s'accroît toujours pendant l’ef-
fort et tombe assez vite, à l'arrêt, au-dessous de sa valéur initiale. ;
8° La première sensation de fatigue nous a paru ne coïncider ni avec une élévation ni avec une chute de Mx, mais
plutôt avec la stabilisation de Mx en plateau.
VALEURS DE TA APRÈS UN EXERCICE PLUS OÙ MOINS PÉNIBLE. — Le point de vue que nous avons exposé
. ‘ . - 9 : < et qui explique, selon nous, les divergences relatives à
la valeur de TA dans l'effort, n’a pas le mérite d’être entièrement nouveau. Du moins, le fait initial sur lequel il s'appuie fut déjà mis en évidence. Mais on n'avait pas développé le raisonnement jusqu'à sa conclusion logique. tes
En effet, Barringer, étudiant en 1916 la capacité fonctionnelle du cœur, estime la limite de celle-ci caractérisée par la dissociation de P et de Mx après l'effort : P atteignant alors sa plus grande fréquence aussitôt l'arrêt, tandis que Mx s'élève plus tard, et n’atteint son summum qué 50 à 90 secondes après l'arrêt à un moment où la tachycardie a déjà rétrocédé
en partie. Au contraire, selon cet auteur, Mx est haute d’em
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Sie ù 5 L 0 blée, et descend rapidement pour un exercice léger et bien toléré.
Rapport critique alors ces résultats (1917) et les attribue à une technique insuffisante. Il signale ce fait important qu'on n'apprécie pas l’ensemble des effets produits par l'effort sur TA, puisqu'on ne mesure pas celle-ci immédiatement après l'arrêt de celui-là. S’étant lui-même attaché à combler cette lacune, il conclut de ses mesures, effectuées par la méthode auscultatoire, que l'effort provoque toujours une réaction de type uniforme, qu'il soit modéré, moyen ou excessif : en tous les cas, il y a hypertension (de Mx), suivie de retour à la normale. Seule, la durée de cette hypertension varie; elle persiste d’autant plus que l’effort'a été plus considérable.
Barringer paraît s'être rangé à cette façon de voir, et admet aussi, en 1918, que : aussitôt après un effort bien toléré (10 à 15 secondes après) Mx commence à s'élever et s'accroît rapidement, pour atteindre au bout de 4o secondes environ, un summuin au-delà duquel elle redescend immédiatement.
Si au contraire l'effort a été excessif, Mx monte lentement Elle n'arrive à son sommet qu'au bout de 50 secondes, ou plus, et ne redescend ensuite que plus lentement; bref, le retard
dans l’apparition des phénomènes traduit l'épuisement.
Si TA se transforme avec une telle rapidité après l'effort. on conçoit que les résultats aient pu varier prodigieusement, non pas seulement selon les sujets, les épreuves et les observateurs mais surtout selon la période du repos pendant laquelle TA était mesurée.
Il devient dès lors presque inutile, sinon au titre historique, ou pour glaner chemin faisant, quelques notions dignes de remarque, d'analyser les innombrables publications rela-
tives à des faits insuffisamment observés,
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L'élévation de Mx a été très souvent enregistrée. Tangl et Zuntz (1898) ont trouvé uniformément chez le chien, après un travail, une élévation de la TA moyenne (oscillant entre 5 et 25 mm. Hg et parfois beaucoup plus). Chez l’homme, nous avons déjà cité Potain. À sa suite, Zadeck, Maximovitch, Rieder, Kornfeld, Jellinek, Janeway, Graupner, Janowski, Williamson, Pachon, Lowsley, Otis, Amar, Léger, Martinet, Amblard, Mourgeon, et d’autres, ont noté l'ascension de Mx, d'autant plus importante que le travail avait été plus intense; le retour à la normale varie de 2 à 30 minutes, selon l'intensité relative de l’exerice, d'autant plus long qu’elle est plus grande. . Jellinek a notamment mesuré TA après l’exercice chez une série de sujets jeunes et sains, à l’aide du tonomètre digital de Gärtner; le chiffre trouvé correspond à la Mx dans les artérioles. Il a trouvé une élévation d’autant plus marquée que la TA initiale était plus basse.
L’'abaissement de Mx au-dessous de sa valeur primitive a été signalé par presque tous les auteurs que nous avons cités plus haut. Goodall, seul en son opinion, a bien noté des élévations de TA, mais il affirme n'avoir jamais constaté après l'exercice un abaissement de celle-ci. Par contre déjà, Marey sur le cheval enregistre la TA carotidienne moyenne à l’aide d'un manomètre compensateur, puis il fait courir le cheval 10/; il trouve alors une baisse de TA de 108 à 102 tandis que P est « d’une force et d’une fréquence extrême ». On laisse reposer l'animal et P se ralentit et devient plus faible à mesure que TA augmente, atteignant 115 mm. et dépassant ainsi le chiffre primitif. Selon Lowsley, la chute de Mx est plus per. Sistante après un exercice exténuant mais rapide, qu'après un exercice modéré prolongé. Toutefois, s’il. est surprolongé, l'hypotension persiste longtemps. oe
Cette chute de Mx survenant pendant les intervalles d’un
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exercice prolongé, après une période initiale où les mêmes intervalles s’accompagnaient d’hypertension, fut considérée par la plupart comme un signe de fatigue, voire comme un signal de fléchissement du cœur.
Graupner, Janowski, notamment, et de nombreux auteurs pendant la guerre, proposèrent d’utiliser ce phénomène pour apprécier la « force de réserve » du cœur à l’aide d'épreuves fonclionnelles d'effort. Mais d’autres auteurs trouvèrent cette chute de Mx après des exercices très modérés, et même chez des individus entraînés, là où il ne s'agissait pas, évidemment, de réactions de fatigue. Tel est l’avis de Leconte, Banuelos et Portela, Smythe, de Meyer, M°° Houdré. Des observations de cette dernière, il ressort que Mx basse s’accompagnerait d’une sensation d'euphorie, alors que les sensations de fatigue et d’essoufflement sont sans rapport avec les valeurs de TA. Notons encore, à titre d'exemple, que M°”° Houdré a trouvé, après une course rapide, mais courte, chez un sujet de 17 ans, des valeurs auscultatoires de TA passant de 13/10 à 20/6, PV passant ainsi de 3 à 14.
Les avis diffèrent sur Mn, qui monterait également, bien que de façon moindre selon les uns, qui varierait peu -selon les autres, dans un sens où dans l’autre, et quelles que soient les variations simultanées de Mx.
-En ce qui concerne l'indice oscillométrique, Mourgeon l’a trouvé presque toujours diminué chez des adolescents, après la leçon de gymnastique du type officiel dans les lycées. Par contre, chez des adultes, élèves à l'Ecole militaire de Joinville, il est presque toujours accru après une séance de culture physique. Puis il diminue et devient inférieur à ce qu'il était au repos. Billard, après 20 flexions profondes sur les jambes, a trouvé des résultats analogues; tous ces résultats
çoïncidant en général avec les variations de PV;
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En outre, comparant les valeurs des indices avant et après l'exercice, en diverses attitudes, Mourgeon conclut que l’exer-
cice a tendance à élever le « tonus artériel ».