ARS
( mm. 7o — 65 kgs) présentait les chiffres suivants, avant et après un 400 mètres parcouru en 57/ — ce qui constitue à cet âge un temps excellent. Diamètre transversal : 12,1 (avant) — 10,3 (après) — r em. 8; surface : 115 cq (avant) — 92 cq (après) = 29 eq. « Il est à remarquer, ajoute Cluzet, que TA mesurée au Pachon ne variait pas notablement sous l’influence de l'effort », d’où il résulte que cet éffort intense était
facile chez ces sujets bien entraînés.
Boigey apporta alors (1921) de nouvelles observations accompagnées d’orthodiagrammes, et conciliant ces contradictions. Il à examiné les moniteurs et les jeunes athlètes de l’école de Joinville, soumis à un entraînement physique modéré mais quotidien. Chez ces sujets vigoureux et jeunes, il n’a pas trouvé de sensibles différences d’aire cardiaque dans la station verticale ou dans le décubitus. Par contre, il enregistre les deux phénomènes précédemment décrits selon que l'effort
fourni a été plus intense ou plus durable, et décrit (fig. D) :
— Une première phase d'hypertonicité (où l'aire est réduite de façon très notable et le cœur ramassé sur lui-même), constatée après un exercice modéré, ou bien intense mais bref, ou encore au début d’un exercice qui va se prolonger. Ainsi, après une course de 100 mètres une reprise de boxe (3/) quelques minutes de lutte ou un assaut d'escrime. Puis, après uné
phase intermédiaire :
— Une deuxième phase d'hypotonicité où le cœur s'étale et se dilate, et que l’on trouve après un 400 mètres. (peu accentuée — en contradiction avec Cluzet) après un 5.000 mètres et au-delà (d'autant plus nettement que la distance est plus grande), l’aire devenant considérable après les 42 kilomètres
d’un Marathon. De même, au cours d’assauts de boxe et de
RRQ
lutte, cette phase apparaît d’autant plus vite que les reprises
sont séparées par des repos plus courts.
Cette interprétation séduisante a subi les critiques de E. Bordet, spécialiste notoire de la radiologie cardiaque. Celui-ci s’est adressé à des sujets, sportifs et non sportifs, jouissant d’une excellente santé. Il les à soumis à’ un exercice intense et court consistant à monter et à descendre 140 marches d’esca: lier en courant. Tous ces orthodiagrammes lui ont fourni des indications analogues.
Il prend d’abord le tracé au repos, en position verticale, et en apnée, et note avec soin la hauteur des diaphragmes. Puis il recommence, en apnée, après l’épreuve, et superpose les deux graphiques. L’aire de projection du cœur est notablement diminuée, sans doute, mais la situation des diaphragmes a changé, beaucoup plus haute dans le premier tracé que dans le second. « Les orthodiagrammes n’ont done pas été pris au même moment de l’acte respiratoire. Sur le premier, le sujet s’est mis en apnée dans une phase moyenne; sur le second, il a bloqué ses diaphragmes en inspiration profonde. »
Il est facile de vérifier ce fait : il suffit de relever au repos trois orthodiagrammes, en respiration tranquille, en expiration forcée, puis en inspiration profonde; c’est au voisinage de ce dernier qui vient de situer le tracé d’après-course (fig. 6).
« L'explication en est simple : Lorsqu'on impose quelques secondes d’apnée au coureur qui a besoin d’une grande quantité d'air thoracique pour assurer l’oxygénation de son sang (dont la circulation est activée), il s’immobilise en inspiration profonde, et la silhouette du cœur subit la déformation qu’on lui
connaît dans cette phase respiratoire. L’axe cardiaque change
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