‹ Contribution à l'étude et à l'interprétation des phénomènes cardio-vasculaires engendrés par l'effortChapitre 35 sur 43 · ESSAI DE SYNTHÈSE · texte numérisé non relu

ESSAI DE SYNTHÈSE

La façon la plus simple de comprendre le synchronisme des différents phénomènes circulatoires est de suivre au cours d'un effort d'intensité moyenne et uniforme le sens des variations de TA et de P. Il suffira de se reporter aux tracés que nous avons recueillis pendant le pédalage. L'effort accompli correspond à peu près à celui que doit fournir un cycliste marchant à 15 kilomètres à l’heure, environ, en terrain plat. L’effort était le même dans les deux cas, mais N... (fig. 2) ne put maintenir la même allure soutenue plus de 5/, après quoi il ralentit très nettement la cadence, Du reste, tout le tracé démontre que l'effort précité fut plus pénible pour N.., que

pour P.. (1) (fig. 3). Dans les deux cas la respiration était aisée, régulière, et l’essoufflement n'apparut point.

Sur le tracé de N..., nous relevons une première phase où Mn s'élève plus que Mx, et qui témoigne d’un accroissement des résistances plus considérables que l’accroissement simultané de l’impulsion cardiaque. De sorte que le cœur qui lutte contre de grosses résistances, ne parvenant pas assez vite à accroître l’ondée, c’est P qui, doublant sa fréquence, restitue à la circulation tout le sang qui arrive des veines. La deuxième phase correspond à un travail un peu moins pénible. Les résistances ont légèrement diminué (du fait de l'intensité moindre de l'exercice) ainsi que P et cette fois le cœur peut consacrer son énergie à accroître le volume et la force des ondées, et non plus seulement à lutter contre une TA élevée

résultat des vaso-constrictions viscérales exigées par les be-

- sains du cerveau, $

Sur le tracé de P.., la première phase voit également P doubler et Mx s'élever; mais Mn s’abaisse : les résistances ont diminué par le fait du travail tandis que la force et le volume

. de l’ondée augmentaient; l'effort exigé était donc plus facile

pour P... que pour N.., plus automatique, exigeant moins d'attention, et permettant aux muscles ‘une meilleure irrigation. Puis, après une légère augmentation parallèle des résistances (vaso-constriction viscérale légère) et de l’impulsion cardiaque, TA se stabilisait. Mais P continuait à croître légèrement, On peut penser que pour un effort léger, la fréquence de P, légèrement accrue, avec des battements un peu plus am-

(x) L'hypertention de P... au repos avant l'exercice (19/12) n'est pas habituelle à ce sujet (habituellement 16/10 au Pachon). Un effort d'attention, préalable et prolongé, peut-être une réaction émotive peuvent expliquer cette hypertension occasionnelle,

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