Boulonnage (Depage, Merle d'Aubigné
Le boulonnage est ure des méthodes les plus récentes, Merle d’Aubigné à perfectionné le boulon de Depage en imaginant une broche filetée dont la simplicité et l'efficacité gagnent la faveur de nombreux chirurgiens. Cette broche filetée est en acier, elle à 18/10 millimétres de diamètre, à chaque extrémité s'adapte un écrou. Cette broche se place sous anesthésie locale où rachianesthésie, Après une petite incision cutanée on repére sous écran l'endroit du péroné ou la pression rapproche les deux 0 sans infléchir le péroné et sans faire bäiller Ja pince malléolaire; ce point sera le point d’entrée de la broche, le point de sortie est situé un peu au-dessus de la malléole interne, Ces deux points sont soigneusement repérés, On monte la broche sur Je perforateur en visant le point de sortie en haut et en dedans, Un guide-broche très simple qu'a fait construire Merle d'Aubigné facilite beaucoup cette visée,
Une fois que péroné et Wibis sont traversés de part en part, on met une petite rondelle métallique et un écrou à chaque extréraité de la broche et on visse avec une clef spéciale. On serre les écrous sous écran radioscopique et on assiste à la réduction du diastasis car la force exercée ainsi sur les deux malléoles est considérable, Aprés avoir coupé la « corde à piano » au ras de chaque écrou on ferme la peau.
Aprés l'intervention on pose en général un petit appareil plétré qui suivant les auteurs est laissé en place de quelques jours à un mois, On fait marcher le blessé avec des béquilles dés les premiers jours aprés l'opération, La marche avec appui direct du pied sur le 401 est reprise entre le quinzième et le quaronte-cinquiéme jour suivant les auteurs.
La tolérance de la broche est le plus souvent très bonne. En général Merle d’Aubigné la laisse indéfiniment en place. Le docteur Magendie l’enlève au bout d’un mois et demi à deux mois ;dans un Gas (observation X XV), il a observé la rupture de la broche au quinzième jour au cours de la marche.
Cette broche ayant deux points d'appui sur la corticale de l’os exerce une pression idéale dans le sens transversal. Elle est supérieure aux vis qui n’ont qu'un point d'appui au niveau de leur tête et qui, d'autre part, sont enfoncées dans un tissu spongieux pas très résistant qui prédispose au « dérapage ».