‹ Contribution à l'étude et au Traitement du Diastasis Tibio-Péronier dans les Fractures Récentes Fermées du cou-de-piedChapitre 21 sur 24 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Voici 25 observations de diastasis dont, 15 inédites et 10 que nous avons recueillies dans la littérature.

Observation I (inédite)

(Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

D... Joseph, 44 ans. Entre à l'hôpital le 10 juin 1933. Gonflement du cou-de-pied gauche. Ecchymoses sur côtés interne et externe de la jambe. Points douloureux osseux au niveau des deux malléoles. Subluxation du pied en arrière.

La radiographie du 11 juin montre une fracture bimalléolaire, une subluxation de l’astragale en arrière et un diastasis tibiopéronier. Le test de Merle d’Aubigné est : C/T = 7/12.

Le 13 juin 1933, réduction de la fracture sous anesthésie générale à l’éther et mise en place d’une botte plâtrée.

Le 24 juillet, on enlève le plâtre en laissant une demi-gouttière postérieure.

La radiographie du 25 juillet 1933, montre une très bonne réducon OS 3/12;

Sort de l'hôpital le 14 août, en marchant correctement.

Observation II

(inédite) (Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

M..., 36 ans. Entre à l'hôpital, le 28 février 1934, à la suite d’une chute de sa hauteur. Cou-de-pied droit tuméfié, globuleux. Fcchy-

moses. L'articulation tibio-tarsienne semble {rès élargie. La douleur très vive empêche de rechercher les autres signes.

La radiographie pratiquée le 127 mars 1934 montre qu'il s’agit d’une fracture géni-sus-génienne, avec diastasis assez important.

Le 3 mars, sous anesthésie générale, on fait la réduction et lPimmobilisation dans un plâtre en hypercorrection.

Le 17 avril 1934, ablation de la botte plâtrée. Mobilisation, massages. Malgré ce traitement, il persiste un équinisme marqué qui nécessite le 12 mai une ténotomie du tendon d’Achile, suivie d’une immobilisation en flexion dans une botte plâtrée. Le 13 Juin, ablation du plâtre. Mobilisation de l'articulation tibio-tarsienne.

Exctat le 28 juillet. Marche possible, mais gênée par un équinisme

persistant.

Observation III (inédite)

(Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

B..., 56 ans. À été amené à l'hôpital, le 3 août 1934, après avoir été renversé par unc automobile. L'examen de son cou-de-pied gauche montre une augmentation du diamètre transversal de articulation tibio-tarsienne. Ecchymoses sur la face dorsale du pied. Points douloureux au niveau de la malléole interne et de la face externe de la jambe à sa partie moyenne. Diastasis tibio-péronier avec ballottement astragalien.

La radiographie du 4 août montre une fracture de Dupuytren, avec diastasis très marqué. Le test de Merle d’Aubigné est CITES:

Le 9 août, mise d’une botte plâtrée.

La radiographie du 11 août montre qu'il persiste un diastasis Ubio-péronier important, avec subluxation du pied en arrière. Le 14 août, on refait un appareil plâtré, après ténotomie du tendon d'Achille. L'examen radiographique du 16 août montre une correc- Uon satisfaisante; le diastasis est réduit : CT = 5/16.

Le 15 octobre, ablation du plâtre. Le 25 octobre, le malade commence à marcher.

Le 26 novembre, 11 sort de l’hôpital en marchant correctement, mais présentant encore un œdème marqué du cou-de-pied et une flexion limitée,

RATÉ SNOES

Observeztion IV (inédite)

(Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

M..., 40 ans. Entre à l'hôpital le 17 septembre 1934, pour un traumatisme au niveau du cou-de-pied gauche. Gonflement et ecchymoses. Pied en rotation externe. Douleur exquise au niveau des deux malléoles.

La radiographie montre une fracture bimalléolaire avec diastasis tibio-péronier. Le 18 septembre, mise en place d’une botte plâtrée.

Une nouvelle radiographie montre une réduction suffisante. Le 10 novembre, ablation de la botte plâtrée. Massages, mobilisation.

Le 19 novembre, le malade commence à marcher.

Le 3 décembre, il sort en marchant correctement.

Observation V

(inédite)

(Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

S... Hippolyte, 26 ans. Entre à l’hôpital, le 14 octobre 1934, après s'être fait renversé par une automobile. Ce malade présente les signes d’une fracture du péroné, avec diastasis tibio-péronier; élargissement du cou-de-pied, ballotfement astragalien.

La radiographie du 16 octobre 1934 confirme ce diagnostic et montre aussi un certain degré de diastasis. Le test de Merle d’Aubigné” CT = 5/9.

Le 27 octobre, sous anesthésie générale, on réduit et on immobilise en hypercorrection. Botte plâtrée.

Le 13 décembre, ablation de la botte plâtrée. Radiographie de contrôle satisfaisante : C/T — 4/9.

Le 15 décembre, le malade commence à marcher.

Sort le 3 janvier 1935, en marchant correctement.

De

Observation VI (inédite)

(Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

V... Louis, 52 ans. Le 12 janvier 1935, le malade fait une chute de bicyclette et s’est tordu le pied gauche; son médecin diagnostique une entorse el ordonne un repos de 8 jours. Au bout de 8 jours, le malade recommence à marcher et se tord à nouveau le pied. Entre à l'hôpital le 28 janvier. Cou-de-pied gauche globuleux, déformé. Net coup de hache au-dessus de la malléole péronière et une subluxation nette du pied en arrière. Palpation révèle une douleur au niveau des bases des deux malléoles. Ballottement astragalien facilement obtenu.

La radiographie du 29 janvier 1935 montre une fracture de la malléole interne avec fragment marginal postérieur, une fracture de la malléole péronière, une subluxation nette du pied en arrière et du diastasis Libio-péronier. Le test de Merle d’Aubigné CHENE

Le 2 février, sous anesthésie générale, on réduit le déplacement du pied. Mise en place d’une botte plâtrée en flexion dorsale. La radio de contrôle faite le 5 février 1935, montre une bonne réduction du diastasis-: C/T — 5/12.

Le 19 février, le malade sort de l'hôpital.

Observation VII (inédite)

(Due à lobligeance de M. le Docteur Parcelier.)

A... Julien, 59 ans. Le 5 juin 1935, le malade entre à l'hôpital à la suite d’un traumatisme important de la jambe gauche. Jambe et cou-de-pied déformés, globuleux. Larges ecchymoses et phlyctènes.

La radiographie du 6 juin montre une fracture comminutive du biers inférieur du péroné, une fracture de la malléole interne et un

léger degré de diastasis. Le test de Merle d’Aubigné est : C/T = 5/8.

LTÉE

Le 15 juin, sous anesthésie générale, on réduit et on immobilise en hypercorrection, dans une botte plâtrée.

Le 12 août, ablation de la botte plâtrée. Le malade commence à marcher.

La radiographie du 13 août montre une correction suffisante du diastasis : C/T = 4/8.

Le malade sort le 27 août 1935; sa marche est presque normale.

Observation VIII (inédite)

(Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

L... Marguerite, 29 ans. Le 24 février 1936, la malade fait une chute sur le côté gauche, le pied droit étant en abduction. Entre à l'hôpital le 4 mars. Gonflement du cou-de-pied droit. Ecchymoses étendues jusqu’au mollet. Point douloureux sur le péroné à 4 ou D centimètres au-dessus de la pointe de la malléole. Léger diastasis tibio-péronier avec ballottement astragalien.

La radiographie du 5 mars 1936 confirme l’existence du diastasis tibio-péronier avec fracture de la malléole externe. Le test de Merle d'Aubigné est : C/T = 6/10.

Le 10 mars, sous anesthésie générale, on fait la réduction du diastasis, le pied étant fortement porté en varus.

La radiographie du 12 mars montre une réduction satisfaisante : CA 3)10;

Ablation du plâtre le 20 avril 1936.

Massages. Mobilisation. La malade commence à se lever vers le 30 avril. Elle sort guérie le 11 mai 1936.

Observation IX (inédite) (Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.) C... Louis, 45 ans. Entre à l’hôpital le 28 février 1937, à la suite

d’une chute dans un escalier. Cou-de-pied gauche déformé, très augmenté de volume. Axe du pied dejeté en dehors. Points dou-

dass

loureux sur péroné à 3 cm. au-dessus de la pointe de la malléole externe, sur malléole interne, enfin, entre tibia et péroné.

La radiographie du 127 mars 1937 montre une fracture bimalléolaire avec diastasis tibio-péronier. Le test de Merle d’Aubigné est : CITE 16,9;

Le 2? mars, sous anesthésie générale, on fait la réduction et l’immobilisation dans une botte plâtrée en hypercorrection. Une radiographie de contrôle, le 4 mars, montre une réduction satisfaisante : CT. = 4/9.

Le malade commence à se lever le 21 avril 1937; il sort de l’hôpital le 3 mai et marche correctement.

Observation X

(inédite) (Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

R... Jeanne, 59 ans. La malade fait une chute dans un escalier, le 27 avril, et se Lord le pied en dehors; son pied reste dévié en valgus. On note aussi une large ecchymose au niveau du cou-de-pied. Coup de hache à peine visible, Sur la base de la malléole interne, il existe un point douloureux avec mobilité en touche de piano. Un point de douleur exquise à quatre ou cinq travers de doigt au-dessus de la malléole externe. Ballottement astragalien peu appréciable. Diastasis assez net confirmé par la radiographie. Le test de Merle d’Aubigné est : C/T = 6/10, d’après la radiographie du 29 avril 1937.

Le 1.7 mai 1937, sous anesthésie générale, on fait la réduction et l’immobilisation en hypercorrection. La radiographie de contrôle montre une réduction satisfaisante : C/T = 5/10, le 4 mai 1937.

On enlève le p'âtre, le 10 juin 1937. Massages et mobilisation du membre. La malade sort le 14 juin de l’hôpital en marchant à peu près correctement.

Observatiun XI

(inédite) (Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

Ch..., 40 ans. Le 18 juin 1937, le blessé a été renversé par une automobile. L'examen pratiqué le 20 juin indique un gonflement

du pied et de la jambe. Le pied est dévié en rotation externe.

noue

Ecchymoses nombreuses. Diastasis tibio-péronier décelé par un très net, ballottement astragalien. Points douloureux au niveau de l’interstice tibio-péronier, au tiers inférieur du péroné et à la malléole interne.

La radiographie du 19 juin 1937, montre une fracture haute du péroné avec fracture de malléole interne et diastasis tibio-péronier très marqué. Le test de Merle d’Aubigné est : C/T = 22/16.

Le 22 juin, sous anesthésie générale, réduction en hypercorrection et mise en place d’une botte plâtrée.

Le 27 juin, la radiographie de contrôle montre une réduction suffisante : C/T — 4/16.

Le 30 juillet, on enlève le plâtre; le 31, la radiographie de contrôle est satisfaisante : C/T — 4/16.

Le 23 août, le malade commence à marcher: il sort le 3 octobre, complètement guéri.

Observation XII (inédite)

(Due à l’obligeance de M. le Docteur Parcelier.)

C... Henriette, 34 ans. Le 20 octobre 1937, la malade fait une chute en glissant sur un parquet. Elle ressent une vive douleur au niveau de l'articulation tibio-tarsienne droite; elle n’a pu se relever toute seule. L’examen de son cou-de-pied montre une ecchymose sur toute la région antérieure. Il existe des points douloureux osseux au niveau des deux malléoles. Les mouvements sont impossibles à chercher en raison de la douleur. [l existe un diastasis tibiopéronier. Une radiographie faite le 23 octobre montre une fracture de l’extrémité inférieure de la malléole péronière, une fracture de la malléole interne, un diastasis léger et une luxation en arrière.

Le 23 octobre 1937, sous anesthésie générale, on pratique la réduction et on met une botte plâtrée. Une radiographie de contrôle montre que la réduction est suffisante. La malade sort de l'hôpital le 6 novembre 1937.

Eee

Observation XIII

(Extrait du Journalde Médecine de Bordeaux, 20 mars 1933, Delchef.

X..., sexe féminin, 32 ans. Accident survenu le 2 décembre 1930; vue le 2 décembre. Cette malade présente une fracture de la malléole interne, une fracture oblique de la malléole externe, un fragment marginal postérieur, du diastasis tibio-péronier.

Le 2 décembre 1930, sous anesthésie locale, réduction et appareillage en position anatomique.

Le 2? décembre, la malade marche. Ablation du plâtre après 39 iours. Le traitement post-opératoire consiste dans la pose d’une semelle orthopédique. Résultats anatomique et fonctionnel excel-

lents.

Observation XIV

(Extrait du Journalde Médecine de Bordeaux, 20 mars 1933, Delchef.)

X.., femme, 43 ans. Accident survenu le 11 octobre 1932; vue immédiatement, Fracture de la malléole interne, fracture du péroné, fragment marginal postérieur, translation du pied en arrière, diastasis Libio-péronier.

Le 11 octobre, réduction et appareillage sous anesthésie locale; le pied est mis en position anatomique. Marche le 12. Le 21 novembre, ablation du plâtre.

Traitement post-opératoire : botte à la colle de Unna.

Résultats anatomique et fonctionnel excellents.

Observation XV

(Extrait du Journ.de Médecine de Bordeaux, 1914, n° 10, Princeteau.)

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