‹ Contribution à l'Étude Expérimentale de l'Opération de Dévascularisation gastriqueChapitre 9 sur 32 · II. — VASCULARISATION · texte numérisé non relu

II. — VASCULARISATION

L’estomac est irrigué par quatre artères principales. Ces artères s’anastomosent entre elles, formant autour de l’estomac le grand cercle artériel gastrique qui part du cardia, descend le long de la petite courbure, passe derrière le pylore et remonte le long de la grande courbure pour revenir au cardia.

Ces artères sont :

1° L’artère coronaire stomachique : elle naît du tronc cœæliaque; elle irrigue par ses branches antérieures et postérieures les trois-quarts supérieurs de la petite courbure et du corps gastrique. Sa branche antérieure s’anastomose avec la pylorique.

2° L’artère pylorique : elle naît de l’hépatique, branche du tronc cœliaque et irrigue le quart inférieur de la petite courbure avant de s’'anastomoser avec la coronaire stomachique.

3” L’artère gastro-épiploïque droite, branche de l'artère duododénale, elle-même branche de l’hépatique, irrigue la région inférieure de l’antre pylorique et les deux tiers inférieurs de la grande courbure. Elle s’anastomose par inoculation avec la gastro-épiploïque gauche.

4 L’artère gastro-épiploïque gauche. Naiïissant de l'artère splénique ou de sa branche inférieure, elle se distribue à la

grande courbure, à la grosse tubérosité et à la partie postérieure du corps de l'estomac.

Le RE

L’artère splénique fournit encore les vasa-brevia ou vaisseaux courts qui irriguent la partie supérieure de la grosse tubérosité et s’anastomosent avec des rameaux de la coronaire et de la gastro-épiploïque gauche.

Du grand cercle artériel, partent de nombreux rameaux qui cheminent, d’abord sous la séreuse puis pénètrent dans la musculeuse (où ils abandonnent de fins ramuscules qui s’anastomosent entre eux) et arrivent à la sous-muqueuse. Là, ils se divisent en de nombreuses branches formant un plexus sous-muqueux. Ce plexus donne issue à de fines artérioles qui vont dans la muqueuse former un réseau sous-glandulaire qui formera enfin autour de chaque glande une couronne vasculaire (coronæ tabulorum) que l’on peut considérer comme l'ultime ramification de ce riche réseau vasculaire.

Les veines suivent un trajet identique, rétrograde, et forment des plexus similaires. Notons à leur sujet qu'il existe dans la sous-muqueuse des anastomoses artérioveineuses qui entrent en jeu au cours des manipulations opératoires sur le vivant, contribuant ainsi à ischemier la muqueuse durant l'intervention. Ces shunts ne se produisent pas quand le malade est opéré sous anesthésie rachidienne (BARCLAY et BENTLEY) [3] (1949). Ces veinules donnent finalement une veine coronaire stomachique qui va dans la veine porte, une veine gastro-épiploïque droite qui se jette dans la mésentérique supérieure, une veine gastro-épiploïque gauche qui s’anastomose avec la gastro-épiploïque droite et se rend au tronc de la veine splénique; et enfin, des veines courtes (correspondant aux vasa brevia) se jetant dans les branches ou dans le tronc lui-même de la veine splénique.

Disons un mot des lymphatiques : ils naissent des fentes lymphatiques, lacunes du tissu chorial formant gaînes autour des tubes glandulaires et des vaisseaux. Ces lymphatiques aboutissent à trois chaînes ganglionnaires: l’une suit l'artère hépatique, l’autre l’artère splénique, la troisième chemine au long de la coronaire.

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