‹ Contribution à l'étude expérimentale de la préparation et des propriétés des nitritesChapitre 22 sur 30 · NO?X + NO? NOSX + NO · texte numérisé non relu

NO?X + NO? NOSX + NO

Pour ces auteurs la réaction n’est pas réversible et la température de dissociation dépend de la pression de gaz imposée

à l'atmosphère. Au contraire, Szper et Fiszman (81) déclarent reversible la réaction :

NO?Na + NO? & NOSNa + NO

mais n'ont examiné. que les produits résultants de la phase gazeuse sans doser, dans le nitrate, le nitrite formé ce qui nous paraît une vérification essentielle de la réversibilité.

La réaction entre produits de décomposition et sel est mise en évidence par l'observation suivante : le sel (NO?Mpg, 3H°0 se décompose à température ambiante; l'atmosphère confinée d’un flacon bouché qui contient le sel rougit immédiatement par suite de l'oxydation de NO ; NO? formé réagit sur le produit solide, l'atmosphère se décolore lentement. L'ouverture temporaire du flacon à l’air permet de renouveler l’expérience plusieurs fois.

Il n’est donc pas surprenant que les chiffres que l’on possède sur les températures de décomposition des nitrites présentent des divergences car ces températures ont été observées dans des conditions différentes. Oswald a observé les températures en travaillant sous vide, Tsentneshver et Cherinsky ont fait leurs déterminations à la pression atmosphérique.

Les résultats que nous donnons concernent ja décomposition à la pression atmosphérique. On a observé la température pour laquelle un courant d'air sec passant lentement au contact d'un nitrite dont on élève progressivement la température, bleuit une solution d’iodure amidonné placée dans un barboteur.

Nous avons obtenu les chiffres suivants :

Ag Na K Am ID, VEDETTE SE Mg Observ.

Oswald :

600 3200 3500 -- 1890 2350 2200 2/00 = ss vide Tsentneshver :

—— — — — 3260 3890 3620 — 1 Vatm. Bureau :

1050 8700 4600 fuse à 800 2000 2700 2500 3500 ambiante 1 atm.

On remarquera la forte divergence des chiffres relatifs aux nitrites de potassium et de calcium, que ne suffit pas à expliquer la différence des modes opératoires.

Données THERMOCHIMIQUES. — Si l’on excepte les déterminations récentes de Dodé (84) il y a peu de mesures systématiques sur la thermochimie des nitrites.

Chaleur de neutralisation de l'acide nitreux par les - bases. — Swietoslawsky (83), Matignon et Mlle Marchal (loc. cit.) donnent respectivement pour valeur de la chaleur de neutralisation moléculaire de l’acide nitreux par la soude 10,2 et 11,1 calories. M. Dodé a montré que cette chaleur de neutralisation pour l'acide nitreux dissous par les bases dissoutes est pratiquement indépendante de la base utilisée ; elle est égale à + 10,65 calories.

Utilisant comme calorimètre un vase Dewar placé dans une enceinte isolée et adoptant pour détermination de la valeur en eau la chaleur de neutralisation de NaOH N/10 par HCI N/10 à 18° déterminée par Wôrmann (97), nous avons procédé à la vérification des chiffres de M. Dodé dans les cas particuliers de la neutralisation par la soude et la baryte. Les expériences sont exécutées à 20° en moyenne et la concentration des liqueurs n’est jamais supérieure à 0,05 N.

1° Nous avons observé directement la réaction :

(NO?) Baaiss. + SOMHaiss, = SO'Ba + 2NO?Hiss. + 15,3 cal. Admettant d’après Berthelot que l’on ait :

(OH}?Badiss. + SOtH?aiss. — SOtBa + 2H20 36,8 cal.

on déduit aisément pour la chaleur X dégagée dans la neutralisation suivante :

2NO?Häiss. + (OH)? Baaiss. = (NO?)?Baiss. + 2H20 + 2X 2X — 2 CIO, 70ical.

M. Dodé indique :

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