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A OVSITAVI,
aucune simplification par rapport à l'analyse de l'acide sulfonitreux, ces complications supplémentaires conduisent à l'abandon de la méthode alcaline.
$ 3. — La méthode d’absorption par l’iodure de potassium.
Afin de voir si l'emploi de solutions concentrées d’iodure de potassium ne permettrait pas de distinguer analytiquement les constituants des vapeurs nitreuses, nous avons examiné au préalable les réactions qui peuvent avoir lieu entre les solutions d'iodure de potassium et le nitrosyle ou l’azotyle pris séparément.
Action de NO sur l'iode et l'iodure de potassium. — C'est un fait bien connu qu’en l'absence d'oxygène, le nitrosyle n’a pas d'action sur l'iodure de potassium. Nous avons vérifié que le nitrosyle pur n’a pas d'action sur l'iode en l’absence de toute trace d'oxygène.
Mais si par inadvertance on laisse rentrer un peu d'air pendant la manipulation, ii se fait des produits nitreux, et nous avons pu alors vérifier conformément aux indications de Berthoux et Berger (21) que le dosage de l’iode en présence de nitrites n’est correct que par l'emploi d’arsénite de sodium en milieu tamponné. Des essais comparatifs effectués sur des mélanges de liqueurs de titre connu nous ont indiqué que le dosage d’iode par l’hyposulfite en présence de nitrite conduit à des résultats erronés de 15 0/0 par défaut.
Ce rappel de propriétés est fait pour permettre la confrontation de nos conclusions et de celles de M. Dodé (52) qui a utilisé l’iodure de potassium à l'analyse des vapeurs nitreuses.
Action de NO? sur l'iodure de potassium dissous. — Dans un ballon réservoir de 12 litres on envoie du nitrosyle qu’on laisse s'oxyder au contact d'un excès d’air ; la concentration du gaz correspond à une atmosphère riche à 78 g./m° en
NOH. On aspire cette amosphère à travers un barboteur Maquenne contenant 20 cm‘ d’une solution tampon (phosphates mono et disodique vérifiés exempts d’'N ammoniacal ou nitrique) et 20 em* d'une solution de IK.
On dose d’une part l'iode libéré dans l’iodure et, d’autre part, l’azote total contenu dans le liquide par la méthode Devarda après oxydation préalable du nitrite par le permanganate.
On dose également les oxydes d’azote qui ont pu passer dans le ballon d’aspiration.
Faisant varier soit la vitesse de passage du gaz aspiré, soit le pH du milieu, de la neutralité vers la basicité nous avons obtenu les chiffres du tableau n° VI où pour la commodité des comparaisons tous les résultats sont exprimés en grammes de nitrosyle.
TaBzeau VI. — Action de l’asotyle sur l'iodure de potassium dissous. Dosage de l'iode par As?03.
Teneurs exprimées en g. NO
pH Vitesse d’aspirade la tion Ballon Barboteur Maquenne
moyenne ARE solution Ï/m d'aspira- | — “mm ——
tion . |par As?0* |par Devarda| D o/o
La comparaison des valeurs trouvées par titrage direct de l’iode et par réduction au Devarda met en évidence l’exis-
tence d'azote nitrique dans la solution, il ne se fait donc pas uniquement la réaction : 21K + N°?0* > NOK + 1°: mais, comme dans la méthode alcaline, il y a réaction de N°0‘ sur l’eau de la solution ou sur la vapeur d’eau. C’est bien un phénomène d’hydrolyse de l'azotyle qu'a également observé M. Dodé, auquel s'ajouterait dans un système au repos contenant de l'oxygène en excès, l’action ultérieure du nitrosyle dégagé par :