RÉSULTATS
Nous avons pu examiner 42 sujets choisis parmi les malades du service de dermatologie,
Il importe d’ailleurs de savoir que la réaction histaminique de la peau, chez certains de nos sujets, pouvait varier d'un jour à l’autre, de sorte qu’il fût difficile de comparer les réactions de deux jours différents, sans risquer d’être induit en erreur par des modifications de l’organisme qui se manifestèrent également sur les tracés du polygraphe. C’étaient surtout les sujets instables au point de vue réflectivité organo-végétatif, qui accusèrent les plus grandes variations de la réaction cutanée. Le sujet de l’observation n° 1, dont nous produisons les tracés de plusieurs jours différents, manifestait le plus grand nombre de modifications de la réaction cutanée pendant un délai de trois semaines, ce qui montre une fois de plus l'intervention de l’état neuro-humoral dans la triade de Lewis.
Nous ne tiendrons pas compte, dans ce travail, du phénomène d’inversion, que nous avons pu observer dans l’étude des quatre réactions cutanées, dont deux avant et deux après vagotonine, les deux étant divisées en une injection d’histamine toute seule,
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et une autre en une injection combinée d’histamine et de vagotonine en même temps par voie intradermique. Si, au début, la réaction des deux produits combinés était plus forte, c'était après administration de vagotonine la réaction simple qui prédominait et vice versa, selon le sujet. On pourrait objecter à ces expériences que le contact de deux solutions peut fausser les résultats, l’histamine et la vagotonine agissant dans l’organisme, il est vrai, à un taux bien moindre. Nous ne ferons donc pas état de ces expériences.
Excluons donc les observations mentionnées ci-dessus, et ne comparons ici que les deux réactions histaminiques simples, effectuées le même jour.
C’est ainsi que nous avons constaté trois sortes de réactions différentes :
1° Réaction cutanée avant l’injection de vagotonine plus faible que réaction cutanée après administration de cette hormone;
2° Réaction cutanée avant l’injection de vagotonine plus forte ou égale à la réaction cutanée après administration de cette hormone.
Ces faits, apparemment contradictoires, montrent néanmoins que la vagotonine peut agir sur l’intensité de la réaction de Lewis dans certains cas. Elle peut même augmenter l'intensité de cette réaction :
1° Réaction cutanée avant l'injection de vagotonine plus faible que réaction cutanée après administration de cette hormone.
En effet, c’est dans 27 cas sur 42 (soit 69 %) que nous avons pu constater cette augmentation se portant sur l’étendue, l’intensité eyla durée de la réaction,
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Il est vrai, les modifications de l’étendue de la réaction n'étaient pas considérables. Elles variaient, pourtant, parfois, de 1 à 3 cm. dans un sens, de 1 à 2 cm. dans l’autre.
L’intensité, quelquefois plus difficile à apprécier, changeait pourtant, dans la plupart des cas, considérablement, et souvent un réseau très marqué de capillaires largement dilatées se dessinait sur la peau après lPinjection de l’hormone vagale.
La durée de la réaction, facteur le plus précis et le plus constant en même temps, est tellement prolongée après l’action de la vagotonine que, si nous ne voulions tenir compte que de ce facteur uniquement, nous devrions porter le nombre de 27 réactions sensibilisées mentionnées ci-dessus, à un total de 34 (soit 79 %). I n’était pas rare de voir persister l’érythème réflexe plus de 24 heures, alors que généralement, après 20 minutes, il est déjà difficile de retrouver la trace laissée par la réaction.
La durée moyenne de l’érythème après l’action de la vagotonine était au delà de 45 minutes.
L'augmentation de la persistance de cette réaction se manifestait souvent déjà un quart d'heure après l’injection de vagotonine, ce qui montre une fois de plus que l’action de la vagotonine porte et sur plusieurs systèmes nerveux et sur le milieu humoral, action extrêmement complexe par conséquent, mise en évidence sur l’animal, mise en évidence, de même, comme on le voit, sur les constituants de la réaction cutanée à l’histamine. Nous nous permettons de revenir sur ce facteur « temps d’action » ultérieurement,