‹ Contribution à l'Étude Expérimentale de la Sensibilité de la Réaction Cutanée à l'HistamineChapitre 12 sur 38 · AU · texte numérisé non relu

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2° Réaction cutanée avant l’injection de vagotonine plus forte ou égale à la réaction cutanée après administration de cette hormone.

Sur les 15 sujets (soit 35 %) chez lesquels nous n’avons pas obtenu d’augmentation de la réaction, nous en avons trouvé 4 (soit 10 %) qui n'avaient pas de changement de la réaction après la vagotonine à l'exception de 2 (soit 5 %) chez lesquels la persistance de la réaction était augmentée. Les onze autres (soit 25 %) dont 5 (soit 12 %) qui avaient la persistance de la réaction accrue, avaient des réactions nettement diminuées par la vagotonine, fait qui, au premier abord, est d'autant plus frappant que la vagotonine est considérée comme produit vasodilatateur.

C’est l’examen attentif du pouls, des réflexes oculocardiaque et solaire, qui nous permet d'interpréter ces résultats.

En effet, sur les 15 cas (4411), 7 (245) (soit 16 %) faisant preuve d’une inefficacité sensible de la vagotonine sur la réflectivité organo-végétative. Ils avaient tous un rythme cardiaque non modifié, les réflexes solaires et oculo-cardiaques n'étaient pas influencés. Il est vrai, dans le nombre des réactions augmentées, il y en avait 3 sur 27 (soit 7? %) qui présentèrent le même phénomène, mais c’est le pourcentage élevé des sujets non modifiés par la vagotonine à réaction non augmentée, qui nous faisait présumer un état réfractaire à la vagotonine (soit 16 %).

Comment expliquer cet état réfractaire ? Il fallait savoir avant tout si la vagotonine avait eu le temps

d’agir. En effet, en reproduisant la réaction, chez un sujet à réactions non modifiées, deux heures après l’in- Jection de vagotonine, la réaction répétée une troisième fois près de la première piqûre d’histamine fut notablement augmentée.

Un autre sujet à réaction diminuée, 2 jours plus tard, après répétition de la même technique qu'avant, faisait une réaction augmentée ce jour-là, la réflectivité organo-végétatif n'ayant pas changé sersiblement sur le tracé.

Il en reste tout de même 11 cas (soit 25 %) non expliqués et nous nous sommes demandé si l'injection des deux hormones ne provoquerait pas un état d’équilibre humoral nouveau, qui pouvait même passer outre à nos intentions, et faire appel à des substances antagonistes qui à ce moment, précocement ou tardivement, pourraient fausser nos résultats.

En parlant des antagonistes de l’histamine, nous avons cité plus haut l’interdépendance de l’histamine et de l’adrénaline; hypothèse peu vraisemblable, la dose d’histamine injectée étant très faible. On pourrait toujours objecter une hypersensibilité du sujet à l’histamine. Ceci nous expliquerait un cas où, après une série de réactions normales avec augmentation de la réaction après vagotonine, à partir d’un certain moment il s’en suivit une diminution nette de la réaction, 10 jours plus tard (après la 5° injection de vagotonine). Ceci n’est néanmoins qu’une hypothèse.

Mais la vagotonine peut aussi provoquer une décharge adrénalinique par le mécanisme de l’hypoglycémie. D. Santenoise a vu souvent, soit par une insuffi-

sance de la fonction glycogénique du foie, soit par

d’autres mécanismes, le taux du sucre sanguin baisser

d’une façon appréciable, le taux de la glycémie provoquant l’insulinémie et par conséquence aussi l’adrénalinémie. (Voir aussi les recherches citées ci-dessus de Vidacovitch et Bogdanovitch.)

Sans insister sur le problème de la possibilité d'une sensibilisation de l’organisme vis-à-vis de l’appel adré- ‘ nalinique par l’histamine après vagotoninémie (par le mécanisme de la stimulation de la sécrétion pancréatique), revenons à l’expérience qui, cette fois-ci, était concluante. Dans les 15 cas réfractaires, dont 2 étaient modifiables par le facteur temps, il en reste 13 où nous avons essayé de corriger l’hyperglycémie présumée par une ingestion de glucose.

Cinq morceaux de sucre dans un verre d’eau prise en même temps que l’administration de la vagotonine ont pu modifier la réaction cutanée diminuée en une réaction augmentée : le jour même où nous avions constaté une diminution de la réaction, même après 2 heures; nous avons répété la réaction 4 heures plus tard, cette fois-ci avec l’ingestion de glucose : la réaction était augmentée. Le lendemain, ayant constaté, une heure après la vagotonine, une nouvelle diminution de la réaction, nous avons donné du sucre et après une demi-heure, une nouvelle réaction était augmentée. Le surlendemain, cette fois sans glucose, deux heures après la vagotonine, la réaction était encore restée diminuée, de même qu’une troisième réaction histaminique. Nous avons donc ici quatre exemples frappants (soit 10 %) prouvant l'intervention de

l’adrénalinémie dans la réaction de Lewis. Un cinquième exemple n’était pas très net, et nous n’en tiendrons pas compte. Deux sujets (5 %) sont restés entièrement réfractaires, et 5 (soit 12 %) diminués non modifiables.

Nous avons donc trouvé dans la réaction à l’histamine trois facteurs hormonaux (adrénaline, hisitamine, vagotonine).

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