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D'autre part, des expériences d’anastomose pancréatico-jugulaire démontrent la réalité d’une décharge d'insuline par le pancréas d’un chien recevant le sang d'un animal auquel on administre Ce a vagotonine (Vidacovitch et Bogdarovitch).
b) Action de la vagotonine sur les réflexes solaire
et oculo-cardiaque.
1° Vagotonine et réflexe oculo-cardiague.
Il nous paraît intéressant d’insister en particulier sur deux actions de la vagotonine (action sur le réflexe oculo-cardiaque et action sur le réflexe solaire), étani donné que nous utiliserons ces deux propriétés dans la plupart de nos expériences comme tests.
Dans sa thèse C. Franck (13) a fourni une belle étude de l’action de la vagotonine sur leffet cardiomodérateur de la compression des globes oculaires. -
Chez la plupart des sujets, la compression des globes oculaires provoque tcute une série d’effets organiques dont le plus important et le plus souvent utilisé est l'effet cardio-moteur.
Le ralentissement cardiaque, ainsi provoqué, est accompagné d’affaiblissement de l’énergie des contractions ventriculaires, d’une diminution de la conductibilité intra-cardiaque et d’une action antitonique diastolique,
Technique :
Le malade est en position horizontale, car un réflexe intense peut donner au sujet l’impression d’un début de syncope.
Garrelon, Santenoise et Tirel ont insisté particulièrement sur deux points : la compression oculaire doit être pratiquée avec les doigts, elle doit être forte.
Garrelon ei Santenoise (16) ont montré expérimentalement qu'il existait un seuil d'intensité à franchir, au delà duquel les réponses étaient identiques.
La compression se fera donc au niveau des globes oculaires à l’aide du pouce et de l’index de la main droite (Grandpierre) (17). Elle sera intense sans être brutale. La durée de la pression est fixée par certains auteurs à 30 secondes. Pratiquement irréalisable, cette durée doit être réduite à 19-15 secondes, durée que Grandpierre considère comme suffisante pour obtenir une bonne réponse.
Ce réflexe consiste à mettre en jeu l’élément inhibiteur dans le système vago-sympathique, quoique, selon certains auteurs, ce réflexe ne soit pas purement vagal.
La réponse :
Nous avons enregistré cette réponse par la méthode graphique (polygraphe de Boulitte).
Il y a lieu de traduire un réflexe oculo-cardiaque non seulement par les chiffres des battements cardiaques avant et pendant le réflexe, mais en exprimant si le réflexe est précoce ou tardif.
Le Grand insiste sur le fait qu'il ne faut jamais chercher ce réflexe au cours de la digestion.
Le réflexe peut être normal (léger ralentissement), augmenté (le ralentissement dépasse 15 battementsminute), inversé (accélération cardiaque), bloqué (sans changement de la fréquence du pouls).
La recherche du réflexe oculo-cardiaque ainsi pratiquée particulièrement chez les malades présentant de petits signes d’instabilité nerveuse, surtout lorsqu’on lui adjoindra d’auires recherches de sympathicotonie dont nous parlerons ultérieurement, permet, d’après R. Grandpierre, d'importantes déductions cliniques et thérapeutiques.
L'administration de vagotonine est généralement suivie d’une augmentation nette de l’effet cardio-modérateur du réflexe oculo-cardiaque.
Toutefois, chez certains sujets, comme les diabétiques, présentant une acidose marquée, ou les déments précoces, l’administration de vagotonine se montre souvent inefficace, comme si les centres de ces sujets étaient incapables de répondre à l’action de cette hormone.
Il semble en aller de même chez les sujets présentant des signes d’autointoxication à manifestations nerveuses.
Tous les auteurs sont d’accord pour signaler que, dans la plupart des cas, l’administration de vagotonine est suivie de l’augmentation de l'effet cardio-modérateur de la compression des globes oculaires.
L’examen montre que l’administration d’histamine n’est pas suivie d’un accroissement de l’effet cardiomodérateur de la compression des globes oculaires.
-Surtout avec des doses un peu importantes, il sem-