‹ Contribution à l'Étude Expérimentale de la Sensibilité de la Réaction Cutanée à l'HistamineChapitre 9 sur 38 · DOI · texte numérisé non relu

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ble, bien au contraire, que l’administration d’histamine soit plutôt suivie d’une diminution du réflexe oculocardiaque.

2° Vagotonine et réflexe solaire.

D. Santenoise, L. Merklen, Y. Porc’her et M. Vidacovitch (27) ayant étudié chez l’homme l’action de cette hormone sur le système nerveux végétatif, ont observé chez la plupart des sujets sympathicotoniques une diminution nette de l’excitabilité du sympathique enregistrée par l’étude du réflexe solaire.

La rapidité de production et la netteté de ce réflexe diminue nettement après administration de vagotonine.

S'il est vrai que la diminution de l’excitabilité s’exagère considérablement dans une phase tardive, tout concorde à démontrer l'existence d’une diminution d’excitabilité sympathique absolument concordante à l’augmentation d’excitabilité réflexe vagale qui apparaît rapidement après l’administration de vagotonine parfaitement désinsulinée.

La diminution du réflexe solaire paraît se manifester en deux temps, une première diminution faisant suite ‘assez rapidement à l’administration de vagotonine, cette diminution s’accentuant ensuite, environ une heure après injection de l’hormone. Ce temps coïncide avec l’apparition de nouvelles conditions humorales qui s’établissent progressivement après l’administration de vagotonine.

Chez certains sujets, la compression progressive de

la région épigastrique provoque, au bout de quelques secondes, un affaiblissement du pouls se traduisant à l’oscillomètre de Pachon par une diminution très notable de l’indice oscillométrique.

Le mécanisme de ce phénomène étant établi avec précision, il a été préconisé comme un procédé elinique d'investigation de l’excitabilité du système neuro-végétatif.

Dans le cas où le réflexe solaire est inversé, c’està-dire quand les amplitudes sont plus grandes pendant l'excitation du plexus qu'avant elles, on note, au lieu d’une vaso-dilatation, une vaso-constriction abdominale. | |

Nous avons à faire avec un réflexe neuro-végétatif purement sympathique, le réflexe solaire étant un réflexe du système thoraco-lombaire. Le vague n’intervient point dans sa production.

Notons ici aussi l’influence du repas : en période digestive le réflexe solaire est particulièrement accusé.

Technique :

En ce qui concerne la recherche du réflexe solaire en clinique, les auteurs indiquent la méthode suivante :

Le sujet à jeun depuis la veille au soir sera examiné le matin. Il est couché dans le décubitus dorsal, à son aise, débarrassé des causes de striction que ses vêtements peuvent réaliser.

On commande au sujet d’entr'ouvrir sa bouche, de respirer librement, d'éviter les inspirations et les expirations forcées, de ne pas retenir sa respiration, et

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d'autre part, de ne pas se défendre en contractant les muscles de la paroi abdominale.

Il est très important de mettre le malade en confiance, afin d'éviter toute surprise de sa part et d’écarter entre causes d'erreur, le facteur émotionnel qui perturberait les résultats.

On applique au poignet du sujet le brassard de l’oscillomètre sphygmographique de Pachon et on recherche l’oscillation maxima. On peut alors pratiquer la compression de la région épigastrique au niveau de la ligne ombilico-xyphoïdienne et en son milieu, la pression sera exercée à deux mains obliquemeni, c’està-dire en se dirigeant dans la profondeur vers la coupole diaphragmatique.

Les doigts seront juxtaposés et agironti par leur pulpe progressivement et d’une manière diffuse : il faut opérer sans brusquerie mais avec une certaine énergie, suivant l’épaisseur de la paroï, de manière à sentir les battements aortiques sans toutefois écraser le vaisseau.

Dans nos propres recherches, nous avons employé le polygraphe de Boulitte muni d’une capsule oscillographique conjuguée avec loscillomètre de Pachon.

Cette recherche, associée à celle du réflexe oculocardiaque, nous a donné des renseignements précieux sur l’action de la vagotonine, comme nous le verrons ultérieurement.

Nous considérions donc le réflexe oculo-cardiaque comme test de l’excitabilité du para-sympathique, tandis que le réflexe solaire faisait fonction de l’excitabilité sympathique.

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