‹ Contribution à l'étude expérimentale de la structure cristalline des dépôts électrolytiquesChapitre 29 sur 32 · SAIT · texte numérisé non relu

SAIT

lequel sont résumés les résultats obtenus, montre que ces dépôts peuvent se classer en deux groupes:

1° Cuivre, argent, cadmium, déposés à partir de leur solution de cyanure complexe. Il existe une densité de courant au-dessous de laquelle le dépôt se forme et se développe sur les centres actifs de la cathode, continuant ainsi le réseau cristallin comme le fait un dépôt de cuivre déposé dans une solution acide de sulfate. Cette intensité limite correspond à l'apparition de la décharge des ions hydrogène. Lorsque la densité de courant dépasse cette valeur limite le rendement cathodique en métal diminue, et on observe parallèlement une inhibition, d’abord partielle, puis totale des centres actifs. Le dépôt devient microcristallin;

2° Nickel déposé à partir d’une solution de sulfate. Les centres actifs de la cathode n'agissent que si la densité de courant dépasse une certaine valeur, mais en aucun cas on ne peut observer la continuité totale du réseau cristallin de la cathode. L’addition d'eau oxygénée produit le même effet qu'un abaissement de la densité de courant. Ces résultats montrent que l'inhibition des centres actifs est d'autant plus importante que la quantité d'hydrogène dégagé est plus forte, mais il ést impossible de démontrer que cette inhibition est produite par ce gaz lui-même plutôt que par les composés insolubles se formant dans la couche cathodique.

Par contre, la formation de composés basiques colloïdaux ne peut être envisagée dans les électrolytes complexes renfermant du cyanure libre, et pour les métaux déposés dans ces conditions (cuivre, argent, cadmium) l'inhibition des centres actifs par l'hydrogène rend bien compte des variations de structure observées.

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