‹ Contribution à l'étude expérimentale du pneumothorax: par plaies pénétrantes de poitrineChapitre 15 sur 18 · ONE · texte numérisé non relu

ONE

Du côté du pouls, à la cinquième ouverture, il y a des détails nouveaux. Pendant les premières minutes qui suivent l'ouverture, au moment des inspirations profondes, on voit un phénomène remarquable. Les ondulations sont remplacées pendant 2 ou 3 secondes par uneligne horizontale. Tantôt cette ligne se trouve au niveau des maxima des tracés, correspondant par conséquent aux systoles cardiaques, tantôt elle interrompt brusquement une ligne d’ascension, et est alors suivie d'une nouvelle ascension brève, comme si une systole cardiaque s'achevait après s'être soutenue. On voit aussi plusieurs fois inversement une ligne de descente (diastole) interrompue par cette pause s’achever après elle.

Il semble vraiment que le cœur subisse une fixation de courte durée dans la position où le surprennent les brusques et profonds mouvements d'inspiration.

Lorsqu'on maintient l'ouverture, on voit se produire des arrêts vrais du cœur, qui coïncident avec les pauses respiratoires. Ces arrêts deviennent de plus en plus prolongés, en même temps que le nombre des pulsations qui les séparent devient de plus en plus petit, si bien qu'on arrive à n'avoir plus que des pulsations isolées et très espacées (une toutes les 12 secondes). On termine l'expérience en laissant mourir l'animal.

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