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pneumothorax simple chez un sujet tuberculeux. De nombreux expérimentateurs, notamment Proust (1), ont depuis critiqué les expériences et l'observation de Laennec, et montré que dans des cas analogues le parenchyme pulmonaire était toujours lésé.
2° Le pneumothorax résultant de la décomposition d’un liquide épanché dans la plèvre. L’autonomie propre de cette variété est fortement contestée. Certains auteurs en nient la possibilité en l'absence d'ouverture pleurale. On peut donc conclure que l’air atmosphérique joue encore là un certain rôle.
3° Le pneumothorax par plaie externe ou interne, soit que la perforation intéresse la paroï thoracique et la plèvre pariétale (plaies pénétrantes de poitrine, opérations chirurgicales), soit que le diaphragme soit lésé et que la cavité pleurale communique avec les viscères abdominaux; soit enfin que la rupture d’une vésicule d’emphysème ou l'extension d’une caverne tuberculeuse amène la plèvre en communication avec la cavité pulmonaire. C’est là la seule variété admise aujourd’hui sans contestation.
John Davy (2) étudia la première fois la composition des mélanges gazeux enfermés dans la plèvre. Il introduisit dans le thorax d’un malade une canule communiquant par son extrémité hbre avec un ballon qui, au début, était soigneusement maintenu plissé. I] recueillait ainsi une certaine quantité de gaz qu'il analysait. La première ponction lui donna: acide
(1) Proust: Thèse inaug., Paris, 1862.
(2) John Davy : Mémoire, 1824.
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