‹ Contribution à l'étude hydrologique de la vallée de l'AinChapitre 27 sur 60 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

La première partie de cette étude a permis de prévoir les lieux de rassemblement et la nature des eaux souterraines.

La deuxième partie, exposé de nos méthodes d’analyse, n’était que la présentation des connaissances. Dans la troisième partie ces connaissances vont nous permettre de vérifier les conclusions précédentes, par l’étude des eaux rencontrées.

Comme il nous était matériellement impossible d'analyser la totalité des eaux de sources d’une rtgion aussi vaste, nous en avons choisi dans les régions les plus différentes. Certaines ont été prises le long de la vallée de l’Ain; d’autres sur les hauteurs, dans le Haut-Bugey et le Revermont.

Les groupements hydrologiques n'étant pas bien délimités, nous avons adopté, pour la succession des communes l’ordre suivi par l’écoulement des eaux de la rivière. Nous avons descendu la vallée de l’Ain, en englobant les pays voisins. Bien entendu, nous avons consulté les analyses antérieures, et nous les citons toujours en premier lieu. L’analyse nous a montré que la composition de l’eau d’une source peut varier avec le temps. Ces modifications sont d’autant plus accusées pour nos eaux calcaires, que la teneur en gaz carbonique, par exemple, variera sui-

vant la température, la pression, la durée des pluies, des sécheresses, leurs alternances, suivant leur débit spontané suivant celui réglé par la consommation.

Cette teneur en gaz carbonique régit la proportion de beaucoup de sels.

Nous avons donc eu à choisir parmi nos analyses chimiques, répétées plusieurs fois, à des époques différentes. Nous donnons les résultats de celles faites dans les conditions les plus semblables.

Nous avons réduit au strict minimum, exceptions faites des cas nous paraissant compléter les études générales de la première partie.

Une étude de ce genre n’est jamais complète. Nous avons prélevé les eaux des puits de Loyettes, Marceilleux, les Gaboureaux, St-Vulbas. Ces eaux proviennent d’une nappe souterraine originaire de la r'ivière d’Ain.

Les variations de niveau des puits correspondent aux variations de la rivière. Il est surprenant de constater qu’à Loyettes, à 15 mètres du Rhône, l’eau des puits provient de l’Ain. Ces affirmations sont basées sur de nombreux témoignages consignés dans nos notes.

Notre prochain travail consistera à vérifier, par l’analyse, si l’eau de ces puits est la même que celle de la rivière.

L'intérêt de cette vérification scientifique avec des faits géologiques nets aurait pour but de démontrer qu'aux époques reculées, l’Ain, au lieu de se jeter dans le Rhône à Arthon aurait eu son confluent en amont, vers St-Vulbas.

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