POIL D'UN CHIEN DE SAINT-RBERNARD
(Concaviligne à poil long et bouclé)
PoINTE. — Souvent très mince, on la trouve en pain de sucre plus ou moins effilochée.
TIGE. — La tige décrit une boucle prolongée par une partie terminale droite. Elle prend une forme générale de fuseau ass2z régulier, précédé le plus souvent par un autre fuseau plus court, de telle façon que l’étranglement intermédiaire corresponde à l'union du tiers initial et du tiers médian du poil. us
Le renflement du fuseau principal s: trouve déporté vers le commencement de la seconde moitié du poil, et il conserve . un diamètre à peu près constant sur une certaine longueur. Nous avons observé un diamètre maximum de o mm. 132 et un diamètre moyen de o mm. 076.
EE
Brin N° Bulbe ; Pointe
3 95 2 18 30 24 14 DR TN Re ER Re 30 40 38 35 45 40 24 D'NE ORE 200.21 00MAE RE à 34 40 38 42 51 53 32 19 | 10 18 20 30 26 6 DS LS 7 NP a en 35 40 41 52 46.22 HA 40097. 20 08 200 2 MOD RS RRQ Re ér 45 47 40 48 53 43 30 93 7 19 16 30 30 20 4 RCE M 80 37.35 50 46 39 18 11 23 20 33 20 23 17 GS SSL ee Li RER
Tableau n° 12
I existe parfois un renflement bulbaire ou au moins un élément cylindrique précédant le fuseau principal. Sur les poils entiers, la pointe est en cône très effilé.
En général, le coefficient d’allongement du poil de chien de Saint-Bernard s’écarte peu de la moyenne de 0,60. La
force de rupture est relativement constante, évaluée vers 90 gr., mais en raison de la différence de section d?s brins, la résistance à la rupture varie beaucoup (Tableau N° r2 ter). Longueur moyenne du poil : 58 mm. — — 4) Cuticule. — Très peu visible, elle forme une sorte de cotte de mailles au niveau du bulbe et sur la portion immédiatement suivante. Suivant les brins, on peut l’observer latéralement comme une fine denticulation à peine accentuée.
DOM BOMEMS ui. recu 0.8 0,62 0,59 0,50 0,59 0,62 Force dé rupiure. 2... 92 gr 93gr 9! e 97 gn OSgr .98gr Sechon’en M2... Dee RE ad 950 1825 1840 1°50 1650 2660 | Résistance autM°: 72... 0,096 0.050 0,050 0,052 0,059 0,036
Tableau n° 12ter
— b) Substance corticale. — Absolument claire sur toute la longueur, elle est constituée sur la majeure partie du poil, de grosses granulations réfringentes, aux contours vaguement délimités par la différenc: de luminosité, donnant au poil son aspect brillant et soyeux. Ces granulations disparaissent vers la pointe, qui est absolument transparente ou finement vésiculeuse suivant le poil. |
— c) Moelle. — Continue et régulière, elle forme un gros cordon noir, opaque à bords nets, bien délimités. Elle décrit un fuseau qui évolue à peu près parallèlement au fuseau principal délimitant la tige, mais non proportionnellement. Elle naît près du bulbe, soit par des amas allongés aui s2 souderont, soit d'emblée par un cône court qui progresse rapidement ; elle se termine près de la pointe, en prenant l’aspect d’un pain de sucre.
Vers le bulbe, elle est cloisonnée, constituée de gros prismes ou blocs cellulaires séparés par des travées corticales plus claires; peu à peu, elle se densifie en un cordon opaque.
Dans ces poils, la moelle semble vouloir se signaler par son importance et sa régularité.
Elle atteint un diamètre maximum de o mm. 076 et un diamètre moyen de o mm. 042.
Les indices médullaires respectifs valent : 0,66, 0,60, 0,57, 0,58, 0,60, 0,57, et en moyenne 0,59.
Brin No Bulbe Pointe
5 7-7 40 45 11 15 6 CR NT OUR EE PR Se 27 30 22 98 31 35 32 98 4 10 10 DU OT Te AT Se OSEO NS 30 30 35 DT) STARS A AA AO TES BTS TEMO EAU EE RTE 4: RD EE Te RE 22 18 22 18 23 928 923 4 9 CT A1 0 MAS SD EnE LMP ETE TER
POIL D'UN COTILEY
(Convexiligne à poil long et droit)
POINTE. — Nous avons rencontré d2s pointes bifides, en massue, en cône régulier.
TIGE. — Elle est droite, un peu ondulée, et décrit deux
fuseaux successifs, séparés par un étranglement situé vers l’union du tiers initial et du tiers moyen du poil; ls fuseau termina’ serait plus important que l’autre, en longueur et en épaisseur, de sorte que le poil atteindrait son diamètre maximum vers le début du dernier tiers.
Le diamètre maximum observé vaut o mm. 100 et le diamètre moyen o mm. 55.
L’allongement du poil de Colley à la traction ne répond pas à une formule générale, car il varie du simple au triple; la force d2 rupture et la résistance au M° s’écartent également de toute commune mesure et ce poil se caractérise donc par une véritable anarchie au point de vue mécanique (Voir Tableau N° 13 ter). Sa longueur moyenne est de 105 mm.
ANONBeMIENLS-e et ee- 0,37 0,50 0,66 0,51 0,30 0,23
Force de rnptures "02e SD 23 03220, 493005701024
Section de la cassure en M?... 1240 1460 1900 880 590 1240
Résistance au M?..... OO: 0,128 0,015 0,016 0,049 0,013: 0,019
Tableau n° 13 ter
— a) Cuticule. — Peu visible en général, elle forme un vague lacis seulement au niveau du bulbe.
—— b) Substance corticale. — Sur les poils blancs, on la voit granuleuse vers le bulbe, puis elle s’écaircit de plus en
plus pour devenir transparente vers la pointe, maïs l’ensemble du poil est incolore.
Dans les poils pigmentés, le bulbe apparaît encore clair, puis l'écorce se charge progressivement de granulations pigmentaires et de traînées plus ou moins opaques, qui se densifient rapidemênt et finissent par former un manchon périmédullaire; ce dernier peut même englober parfois complètement le canal central et le cacher. |
— c) Moelle. — La moellé existe constamment, quoique parfois elle disparaisss sous la pigmentation. Elle est très souvent continue. Chaque poil nous a présenté un canal décrivant deux fuseaux successifs, pas forcément en concordance avec ceux de la tige, séparés par un étranglement situé vers l’union du tiers initial et du tizrs moyen de la moelle. Elle débute loin du bulbe et se termine loin de la pointe suivant le même mode : à partir de chaque extrémité, apparaissent d’abord des granulations isolées, qui s’allongent peu à peu, confluent en minces languettes puis forment un épais ruban, qui arrive à occuper la moitié centrale du poil vers son milieu, sans toutefois se développer progressivement en largeur comme nous l'avons toujours vu jusqu'ici, mais en procédant plutôt par succession de cylindroïdes.
La matière médullaire est formée, soit de granulations importantes, soit de disques empilés; ou bien, dans la plus grande partie du poil, on ne peut que distinguer un cordon épais non décomposable.
Son diamètre maximum atteint o mm. 035, et sa valeur moyenne est de o mm. 020.
Les indices médullaires s’élèvent respectivement à 0,51, 0,33, 0,50, 0,50, 0,62, et en moyenne à 0,50.
Résultats généraux
1° LA ROINTE
La pointe des divers poils de chiens ne répond pas à un type morphologique unique. Dans une louffe provenant d’un même animal, on trouvera des pointes en forme de cône plus ou moins obtus, de pinceau, de massue, etc... Très souvent, la pointe présente un court étranglement, une sorte de collet.
Fréquemment aussi, on rencontre un petit.amas terminal de granulations assez nettes, à quelques microns de la limite extrême.
En général, dans les poils longs, la pointe prend un aspect de pinceau plus ou moins ébouriffé, alors que dans les poils courts on observe plutôt la forme en pain de sucre.
2% LAVTIGE
A) FORME. — La tige affecte toujours une forme de fuseau, plus ou moins régulier, plus ou moins accentué, variable surtout suivant que l’on examine un poil rectiligne, ondulé, frisé ou dur.
a) Poil rectiligne. — Que l’on considère un pelage ras ou semi-long, la tige décrit toujours un ou plus rarement deux fuseaux.
Le fuseau unique apparaît dissymétrique, en ce sens que sa partie renflée se trouve déjetée vers l’union du tiers moyen avec, soit le tiers initial, soit le tiers terminal du poil, qui, à
faible grossissement se montre donc plus épais vers une : Xtrémité ou vers une autre.
La partie renflée du fuseau s'étend sur une longueur plus ou moins importante selon le poil, même provenant du même animal:
Si la tige dessine deux fuseaux, chaque fuseau répond aux lois morphologiques ci-dessus. L’étranglement intermédiaire, est plus où moins prononcé, quoique toujours net, et occupe une longueur généralement peu étendue.
— b) Poils frisés. — Le nombre des fuseaux varie de deux au moins, à cinq au plus; chaque fuseau correspond au type morphologique vu plus haut; les divers fuseaux sont inégaux entre eux, le plus long étant généralement le troisième ou quatrième; leur répartition réciproque ne semble suivre aucune règle spéciale; leur diamètre maximum n'est pas identique. L’étranglement intermédiaire ou la partie renflée se rencontre indifféremment aux points d’inflexion, sur les branches droites des frisures, ou à leurs sommets.
— c) Poils ondulés. — Le nombre de fuseaux semble lié dans ce cas, à l'importance des ondulations, en sorte que la tige prend une forme intermédiaire entre celle des poils rectilignes et des poils frisés. Le nombre de fuseaux s'élève jusqu’à huit sur un poil de Bichon très ondulé, mais ne descend pas au-dessous de deux en moyenne, même quand la boucle est très aplatie.
— d) Poils duis. — Le tiers initial du poil décrit un élé- ment presque régulièrement cylindrique, suivi par un fuseau analogue à c:lui des poils rectilignes, très rarement dédoublé par un étranglement médian. La pointe est soit en cylindre,
soit en cône de section beaucoup moindre qu’au niveau du bulbe. ”
En général, la tige du poil de chien décrit dans l’ensemble un fussau ou plusieurs, mais on ne peut chercher à établir des lois ou des formules permettant une comparaison rigoureuse des types morphologiques pourtant bien différenciés qui caractérisent les divers poils.
B) LONGUEUR DE LA TIGE. — Quand les poils sont intacts, on vérifie facilement qu’ils ont un: longueur à peu près fixe pour une même région du corps de l’animal.
En ce qui concerne les poils frisés, l'indice d’allongement est assez constant dans l’ensemble pour chäque individu, mais change évidemment selon la race canine envisagée, et le nombre de frisures.
Le nombre de boucles n’est pas toujours proportionnel à la longueur absolue du poil et ne varie pas en raison inverse d: sa section, comme on l’observe dans les laines, car on vérifie facilement que le diamètre moyen des poils de Caniche et de chien Samoyède vaut environ o mm. 052, tandis que le premier présznte un nombre de boucles plus petit que le second. Dans l’ensemble, on peut considérer que la frisure décroît du bulbe à la pointe, c’est-à-dire que le nombre d’ondulations à l’unité de longueur diminus à mesure que l’on s'éloigne de la partie épidermique du poil, de sorte que la pointe ne dessine plus qu’une esse très aplatie.
Nous avons constaté parfois qu’au sommet de chaque boucle correspondait une diminution de diamètre de la tige pileuse, avec une augmentation corrélative aux points d’inflexion. Mais nous n’avons pas vérifié ce fait sur un nombre suffisant d'échantillons pour le poser en principe même approximatif.
Bt ne
C) DIAMÈTRE. — Le diamètre subit des « variations véritablement anarchiques » surtout dans les poils longs et ondulés, comme les tableaux permettent de le vérifier. Quand la tige ne décrit qu'un seul fuseau, on peut considérer que dans l’ensemble, le diamètre, après un renflement bulbaire inconstant, croît progressivement jusqu’à un maximum qu'il conserve approximativement sur une longueur plus ou moins étendu:, puis décroît d’une manière non moins régulière jusqu'à un minimum qui correspond à l'extrême pointe. Mais le plus souvent, le diamètre subit un ou plusieurs rétrécissements, surtout dans les poils longs, qui déterminent les fuseaux dont nous avons déjà parlé. Nous insistons encore sur ce fait qu: ces fluciuations de diamètre, régulièrement alternées, nous semblent ne répondre à aucune loi apparente de répartition, de régularité, d’étendue; les divers fuseaux n’ont pour ainsi dire jamais le même diamètre maximum ou minimum 25t aucune mensuration ne permet de les comparer entre eux.
Chaque poil offre un diamètre maximum souvent d’ailleurs bien différent de celui des poils recueillis dans la même pincée, et variable évidemment selon la race considérée. Cependant, nous avons pu constater que dans les diverses races à poils ras, ce maximum oscillait constamment vers o mm. 142, ne
subissant des changements que d: l’ordre du , ce qui est un résultat assez précis. Dans la catégorie des poils frisés, on trouve pour le poil de chien Samoyède et de Bichon une valeur maxima de o mm. 095, mais le Caniche, frisé lui aussi, descend à o mm. o70. Pour les poils durs ou ondulés, 1ss variations sont plus accentuées et ne permettent aucun rapprochement.
Le diamètre moyen de chaque poil donne quelques ré-
FOpuete
Sultats intéressants, quoique sa détermination soit en fait numériquement bien aléatoire, vu les changements intenses observés. À peu de chose près, le diamètre moyen du poil est le même au sein de chaque race; très souvent, sa valeur approche de 12 moitié environ de celle du diamètre maximum. Mais dans les diverses catégories de poils parfois il tend vers une évaluation peu variable, ou parfois s'éloigne de cette commune mesure, n'autorisant ainsi aucune conclusion valable dans tous les cas.
D) ETUDE MÉCANIQUE DE LA TIGE. — Par analogie avec la branche semblable d'appréciation des laines au laboratoire, nous avons cherché si l2s poils de chien pouvaient se comparer entre eux au point de vue dynamique, d’une façon aussi étroite que les brins de la toison du mouton. Des expériences rigoureuses faites avec un appareillage bien réglé nous ont permis de conclure que :
Le 1° Le coefficient d’allongement du poil à la traction jusqu’à la rupture, varie notablement avec chaque brin, souvent du simple au double, et que si dans quelques cas, les résultats sont d’un ordre de grandeur peu éloignée, dans l’ensemble, on ne peut poser une loi générale.
— 2° La résistance à la rupture caractérise nettement chaque poil, même sur le même individu, car deux brins voisins, identiques au microscope, de section soit moyenne, soit au niveau de la cassure, à p2u près égale, peuvent supporter des tractions notablement différentes, par exemple X grammes pour l’un et 2 X grammes pour l’autre.
— 3° La cassure se produit, à certains nivzaux, pour des raisons que nous n'avons pu déterminer, mais qui sont indépendantes de la section du poil à cet endroit, comme les tableaux n° ter, permettent de le vérifier.
— 4° Dans la très grande majorité des cas, pour le même sujet, la résistance du poil à la traction, rapportée à l'unité de surface, soit le M°, prend une valeur à peu près fixe à quelques millièmes près. Malheureusement, presque dans chacune des séries de déterminations, nous avons trouvé un brin sur six ou davantage dont le coefficient différait de six à sept fois du coefficient moyen des autres brins !...
En résumé, les résultats ci-dessus permettent de conclure
à la non homogénéité pratique des poils de chien au point de
vue mécanique, car aucun des éléments nécessaires d’évaluation n’est constant. 11 ne faut guère s’en étonner vu la fréquence des maladies du poil et de la peau qui règnent si implacablement chez nos fidèles amis.