‹ Contribution à l'étude pathogénique des crises nitritoïdes Crises nitritoïdesChapitre 11 sur 15 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

Obs. I. — Mme M., ménagère, 35 ans

En mars 1922, crise nitritoïde à 0 gr. 30 de novarsénobenzol, alors qu’elle avait jusque-là bien supporté le traitement arsenical, suivi depuis 3 ans. Cette malade était devenue très intolérante : soumise par la suite au traitement par le sulfarsénol sous-cutané, elle fit une crise peu violente, mais nette avec 9,86.

Il s'agit d’une femme grosse, à figure colorée ; sa figure est devenue plus rouge depuis un an, dit-elle, en même temps que son poids augmentait dans de grandes proportions : 10 à 12 kilogr. Cet embonpoint porte surtout sur les hanches et le ventre.

Elle présente un corps thyroïde de volume légèrement audessus de l2 normale ; ses yeux sont brillants, mais non saillants.

Malade émotive, sujette aux bouffées de chaleur et aux palpitations. |

Pouls : 80. Pression Art. : 15-8 (Pachon).

Très léger tremblement des mains.

Autrefois, elle était très frileuse. L'hiver dernier (21-22), elle ne l’a plus été du tout.

Depuis un an, ses règles ont beaucoup diminué progressi-

vement, en abondance et en durée (4 jours au lieu de 5 à 6 autrefois).

Cette malade revue depuis (déc. 1922) accuse une diminution de plus en plus considérable de l'écoulement menstruel, tandis que son embonpoint va toujours s’exagérant, malgré le traitement thyroïdien.

Obs. II. — Mme D... Marie, 40 ans, femme de chambre.

Syphilis contractée en 1913.

Le 10 mars 1922, lors de la 5° série, crise nitritoïde à 0,60. Les autres séries avaient été bien supportées ; toutefois, à la précédente, une injection à 0,60 avait déjà causé quelque malaise passager, sans véritable crise nitritoïde.

Femme petite, grasse, au facies congesiif ; avec des yeux enfoncés, des sourcils normalement fournis.

Corps thyroïde non perceptible.

Tremblement vibratoire net.

Palpitations peu fréquentes. Pouls : 68. Press. Art. : [5, 6,5.

La malade est sujette aux œdèmes ; tous les matins, se réveille la figure boursouflée, les paupières enflées. Œdème des pieds et des mains. (Pas d'albumine dans les urines).

Réflexe pilo-moteur peu net.

Légèrement frileuse, la malade accuse quelques douleurs rhumatoïdes.

L'appétit est bon ; on note parfois des crises de diarrhée durant un à deux jours.

Nerveuse et émotive ; toujours lasse au réveil, se fatigue très vite.

Sujette aux migraines.

Réglée tous les mois, mais perd si peu qu'elle n’éprouve pas le besoin de se garnir. Durée : 1 jour.

Obs. III. — D... Suzanne, 36 ans.

È datant de 15 ans.

Petites crises nitritoides répétées en décembre 1921 et janvier 1922, à 0.60, malgré administration préventive d’adrénaline.

Femme maigre, avec un corps thÿroïde perceptible, une légère exophtalmie, tremblement fibrillaire net, et tachycardie (92 à la minute).

Très nerveuse et émotive. Toujours lasse, fatiguée au réveil.

Signe du sourcil.

Pas de bouffées de chaleur, pas de sueurs, est frileuse.

Elie était réglée jusqu’à ces derniers mois assez régulièrement tous les mois : elle perdait peu, pendant 2 jours Depuis le début du traitement arsenical, les règles sont devenues plus fréquerites, reparaissant environ toutes les 3 semaines, et un peu plus abondantes,

Obs. IV. — Mlle G... Fernande, 23 ans.

Ë en 1921. A reçu 10 injections de néosalvarsan, bien toléré; et 6 d’huile grise. 2° série en avril 1922. A Ia 4° piqûre, à 0,60, crise nitritoïde. <

Facies pâle. Corps thyroïde très perceptible. Légère exophtalmie.

Tremblement net. Légère tachycardie (88)

Sueurs faciles et abondantes. Bouffées de chaleur fréquentes. Pas frileuse.

Très constipée, sans crises de diarrhée.

Très nerveuse et émotive. Pas de fatigue le matin,

Règles : tous les 28 jours, très peu abondantes, durant 2 jours. Légèrement douloureuses.

Obs. V. — Mme D... Rose, aide-infirmière, 27 ans.

Z en février 1919.

Mise au traitement par le néosalvarsan, elle ne le supporta jamais bien ; lors des 2 premières séries (en 1919), on ne dépassa jamais 0,45, et maigré cela on enregistra à plusieurs reprises de la fièvre, de la céphalée, des vomissements.

Après un essai de traitement, par injections sous-cutanées de 914, auquel on renonça après un abcès, on revint aux in-

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jections intra-veineuses : 3° série. Grâce à l’adrénaline, ôn monta jusqu'à 0,60, maïs la fièvre, la céphalée, les vomissements furent encore fréquents.

Dans une 4° série, très mal tolérée, on ne put jamais dépasser 0,15. La malade eut de la fièvre, des crises de dyspnée, de la diarrhée, des vomissements.

Eu 1921, deux séries assez bien tolérées ; à la première on atteignit 0,60, à la seconde 0,75 sans incident grave.

En mars 1922, nouvelle série : dès la première injection, à 0,15, petite crise nitritoïde avec vomissements et céphalée persistante. La malade fut mise à ce moment au traitement par l’hémato-éthyroïdine et reçut par la suite encore 4 injections à 0,30. La seconde seule provoqua une réaction marquée, les deux suivantes faites sans adrénaline ne déterminèrent qu’une très légère rougeur de la figure, sans crise véritable. Mais, sur les instances pressantes de la malade, l'essai ne fut pas poursuivi plus loin, et l’on renonça :u novarsénobenzol au profit de l’éparseno intra-musculaire.

C'est une malade petite, vive, à figure toujours rouge, basedowienne nette : elle présente en effet un goître net, mais avec des yeux enfoncés, le regard très brillant.

Le pouls est à 100. Palpitations fréquentes.

Tremblement vibratoire net.

Elle n’a pas de bouffées de chaleur, n’est pas frileuse, et sue très facilement,

Pas de constipation. Parfois petites crises de diarrhée.

Nerveuse, vive de caractère, très émotive, elle se fatigue facilement au travail. Réglée toujours avec retard (8 à 10 jours). Perd beaucoup pendant 5 à 6 jours. (A eu une fille en 1915).

Mise au traitement à l'hémato-éthyroïdine, on constata une amélioration de certains symptômes : elle devint moins nerveuse, plus calme, et dormit mieux. Elle engraissa en même temps, et il semble que son goître diminua quelque peu.

Das

Obs. VI. — Mme BI., 38 ans.

Pelade presque généralisée : une dizaine de plaques, en particulier toute la région frontale est dégarnie. Wassermann : H*.

Soumise au traitement par le novarsénobenzol, elle fait une crise nitritoïde violente le 7 janvier 22 à 60 egr. (6° piqûre de la l'e série).

Il s’agit d’une femme petite;grosse,à facies rouge. Oreilles, mains et joues, très rouges. Cou élargi, avec corps thyroïde très perceptible. Yeux enfoncés, brillants.

À beaucoup grossi depuis un an, passant de 48 à 62 kg.

Bouffées de chaleur très fréqueates : passe par alternatives de rougeur et de pâleur très faciles.

Tremblement fin des mains.

Réflexzs normaux, très nerveuse, très émotive.

Pas frileuse. Pas de sueurs, sauf au niveau des aisselles.

Pouls : 84, Réflexe oculo-cardiaque net : de 21 tombe à 13. Réflexe pilo moteur net.

Vive au travail, mais facilement fatiguée, ne peut faire de gros travaux. Sensation de fatigue fréquente au réveil, avec douleurs lombaires, douleurs dans les bras et les jambes.

Au point de vue génital : pas d'enfant ni de fausse couche. Réglée régulièrement.

Durée : 3 jours, perd peu. Il y a 10 ans à chaque époque menstruelle, la veille ou le lendemain, elle souffrait de migraine avec vomissements, photophobie, vertiges. Depuis 4 ans, ces migraines avaient peu à peu diminué, puis disparu complètement. Réapparition il y a 15 jours.

Sujette aux éruptions urticariennes depuis sa petite enfance.

Bon appétit. Ni constipation, ni diarrhée.

Obs. VII. -- Mme M. Georgia, 22 ans, ménagère. >renno2i1e Mise au traitement par le néosalvarsan : à la 1" série,

crise nitritoïde très violente à O0, 75. Malade petite, présentant un corps thyroïde étalé très perceptible, avec des yeux brillants, enfoncés, des sourcils peu fournis.

Très nerveuse et émotive, toujours lasse le matin, se fatigue facilement et ne peut faire de travaux un peu prolongés ni d'ouvrages pénibles.

Réflexe pilo-moteur très accentué. Dermographisme net.

Palpitations très fréquentes. Pouls : 88. Press. art. 14 1/2 10.

Pas de tremblement.

Pas de constipation ni diarrhée.

Pas frileuse,

Réglée à 12 ans. À eu unenfant à 17 ans. Réglée avec retard, perd peu. Durée 3 jours.

Obs. VIII. — C... 23 ans, couturière.

> en 1919. Traitée par Le 914 (plusieurs séries),bien supporté jusqu’à O0 75, jusqu’à la dernière série où elle a eu deux petites crises nitritoïdes (mai juin 1922).

Pas de corps thyroïde perceptible.

Ni exophtalmie, ni tremblement.

Pouls : 68. Pression artér. : 14 1/2-7.

Pas de bouffées de chaleur. Sue facilement.

Très frileuse, nerveuse, émotive.

Vive au travail, pas de fatigue au réveil.

Assez mal réglée : parfois régulièrement tous les mois, plus souvent avec avance, jusqu’à une semaine. Règles peu douloureuses, d'une durée de 5 jours, abondance normale.

Bon appétit, digère bien. Très constipée, jamais de diarrhée.

Obs. IX — Mme H... Valentine, 42 ans, cuisinière.

> datant de 10 ans, soignée d’ahord par injections de sels mercuriels, puis par 914. 3 séries, jusqu'à 0,75, bien supportées.

4° série : à la 2e piqûre (0,30) crise nitritoïde ; on redescend

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