‹ Contribution à l'étude pathogénique des crises nitritoïdes Crises nitritoïdesChapitre 12 sur 15 · LAFONT · texte numérisé non relu

LAFONT

à 0,15, puis une 2° fois 0,30, avec adrénaline : nouvelle crise.

C’est une malade à facies pâle, avec légère couperose des pommettes.

Corps thyroïde visibleavec légère exophtalmie,surtout marquée à gauche.

Pas de tremblement, Pouls à 88.

Hypertrichose de la moustache, des joues, du menton.

Nerveuse, émotive, sujette aux palpitations.

Très fatiguée le matin.

Etat mental : mélancolie, dépression, idées noires surtout aux époques menstruelles.

Bon appétit. Légère diarihée par crises.

Très frileuse. Bouffées de chaleur fréquentes depuis 10 ans.

Pas d’enfant, réglée régulièremert : 6 jours, perd beaucoup.

Obs. X. — Mme TJ. 35 ans.

Facies rouge, avec une légère exophtalinie, le regard brillant, queue du sourcil peu fournie.

Corps thyroïde non perceptible.

Tremblement vibratoire net des mains.

Bouffées de chaleur et palpitations fréquentes. Pouls 100. Press, art. 19 8,

Très frileuse. Bon appétit, ni constipation, ni diarrhée.

Très nerveuse, émotive, plus, dit-elle, depuis qu'elle est malade.

Toujours fatiguée, aucun goût pour le travail le matin.

Quelquefois douleurs rhumatoïdes. Migraines fréquentes.

Réglée tous les mois, 2 jours à peine. Perd très peu. Règles douloureuses.

Triste, mélancolique, presque idées de suicide, surtout au moment des règles.

Obs. XI. — Mme R.... Fernande, doreuse, 28 ans. E depuis 1919.

À toujours été intolérante au novarsénobenzol : à la 8 pi-

qûre de la 2° série (à 0,75) : fièvre, vomissements, mauvais état général pendant 3 jours, .

En avril 1921, accidents à 0,15 ; on essaie le carbonate de Na : Pas de crise à 0,15, 0,50, U,45.

À cette dernière dose, malade pendant 2 jours : vomissements fièvre, douleurs articulaires, on la traite alors au sirop -de Gibert, puis à l’énésol et à l’hectine.

Le 5 mai 1922, nouvel essai de novarsénobenzol ; malgré l’administration d’adrénaline, à la 1'* injection de novar à 0.15 ; crise nitritoïde. |

Malade légèrement obèse, de teint peu coloré, mais avec pommettes rouges ; yeux petits, enfoncés, le gauche plus que le droit. Mydriase à droite. Signe du sourcil très accentué.

Corps thyroïde nettement perceptible, tremblement des mains plus marqué à gauche. :

Palpitations fréquentes ; pouls à 76. P. A : 16-9 17/2.

Toujours lasse, apathique. Très émotive et frileuse.

Pas de migraines, pas de bouffées de chaleur, ni constipation, ni diarrhée.

Règles irrégulières. Retard de 2 à 9 jours. Durée 5 jours.

Obs. XII. — Mlle L... Lucette, 24 ans,

Crise nitritoïde à la 5° piqûre (75 egr.) de la 6° série (depuis 3 ans de traitement bien supporté jusque là).

Jeune malade au teint peu coloré, présentant un corps thyroïde de volume normal,mais ayant un tremblement vibratoire net des mains, sujette aux palpitations.

Tachycardie (92 à la min.) Press. art. : 14-7.

Très frileuse, très émotive.

Habituellement réglée régulièrement. Ecoulement normal. Mais a eu, quelques jours avant la crise nitritoïde, une petite perte une dizaine de jours après les dernières règles.

Très. constipée habituellement, elle à par moments de violentes crises de diarrhée.

Toujours très lasse au réveil, n a pas de goût au travail, et ne peut effuctuer de travaux quelque peu fatigants.

OCR

Obs. XIII. — Mile L:.. Marie-Louise, 22 ans, employée de banque. |

X contractée en août 1922.

A reçu 2 séries jusqu’à 0,75 sans incident.

Nouvelle série commencée fin février 1922 : à la 2° injection faite à 0,60 (24 mars) crise nitritoïde.

Face rouge, yeux enfoncés, mydriase plus marquée à droite.

Erythème pudique très facile. Réfiexe pilo-moteur très vif.

Corps thyroïde perceptible. Léger tremblement.

Battements artériels sus-claviculaires très nets. Pouls 92. Press. Art.: 14-7.

Pas de bouffées de chaleur ; très frileuse, très nerveuse et émotive.

Appétit capricieux ; ni constipation, ni diarrhée.

l'oujours fatiguée. Insomnie, pas de céphalée.

La malade dit avoir remarqué que depuis qu'elle a contracté la Y, sa peau aurait bruni sur tout le corps.

Toujours mal réglée, avec retard. Perd très peu. Durée 4 jours.

Obs. XIV. — Mille H... Irma, 26 ans, couturière.

Crise nitritoïde type à 0,45.

Corps thyroïde peu perceptible.

Exophtalmie nette. Signe de de Gräfe. Les yeux convergent bien, les pupilles sont égales et réagissent à la lumière.

Tremblement vibratoire net des mains.

Se plaint de palpitations fréquentes. Pouls à 100. P. A. : 15-7.

Réflexe oculo-cardiaque très vif : tout de suite le pouls devient petit et incomptable.

Réflexe pilo-moteur très difficile à obtenir.

Très frileuse, avec bouffées de chaleur fréquentes ; accuse des sueurs fréquentes et faciles. Hypertrichose de la moustache, des joues, du menton.

EN 97h

Petits équivalents comitiaux : pertes nocturnes, absences à la suite desquelles elle reste épuisée, abattue pendant toute une journée.

Très constipée avec parfois des crises de diarrhée durant 2 à 3 jours.

Règles : apparaissent à intervalles réguliers, ne sont pas douloureuses, mais ne durent qu'un à 2,jours pendant lesquels elle perd très peu.

Obs. XV. - Mme Fr.., 32 ans, ménagère.

Crise nitritoïde à O, 7: après plusieurs séries LPS supportées. È ;

Facies rouge, yeux enfoncés, pupilles en mydriase.

Corps thyroïde non perceptible. Pas de signe du sourcil.

Palpitations fréquentes. Pouls : 80. P. A : 20-11. Battements sus-clavicul. vifs.

Tremblement vibratoire trés accentué,

Pas frileuse, pas de sueurs. Bouffées de chaleur vives et fréquentes.

Très nerveuse et émotive.

Réflexe pilo:mnteur très vif : se produit instantanément.

Cauchemars fréquents. Sommeil léger. Très apathique, lasse le matin au réveil.

Bon appétit, parfois petites crises de diarrhée.

Maux de tête fréquents. Douleurs rhumatoïdes.

Règles régulières. Durée 4 jours (toute jeune : 8 jours). Non douloureuses. Perd peu.

Obs. XVI. -— Mille M... Jeanne, 19 ans, couturière.

E soignée depuis un an par le néosalvarsan. Traitement bien supporté.

Deux crises nitritoïdes en mai 1922 à0,60,à2 tRjeetons consécutives.

Jeune malade au teint pâle, les or légèrement CRAN sans exophtalmie, |

Corps thyroïde non perceptible. Présente parfois quelques bouffées de chaleur, quelques palpitations. Pouls 80. Press. art. : 15-8.

Pas de tremblement.

Réfiexe pilo-moteur assez vif ; nerveuse, émotive ; pas frileuse. e

Souvent lasse au réveil ; se fatigue facilement.

Ni constipation, ni diarrhée.

Réglée normalement jusque-là. Quelques jours avant la pre: mière crise nitritoïde, avait eu pendant 2 jours une perte abondante, 10 jours après ses dernières règles, apparues à la date normale, mais un peu plus abondantes que d’habitude. 15 jours après, nouvelle crise nitritoïde. Apparition des nouvelles règles, à peu près à la date normale, mais écoulement encore plus abondant qu'avant les crises nitritoïdes.

Obs. XVII. -- Mme D... Juliette, 30 ans.

Deux ans de traitement jusque là assez bien supporté. La malade accuse parfois de la céphalée, un peu de fièvre, mais sans crise nitridoïde.

En mars 1922, crise nitridoïde à 0,60.

Malade à figure couperosée, avec des yeux enfonçés, le regard brillant. Signe du sourcil très accentué. Le cou est large, mais le corps thyroïde peu perceptible.

Pas de tremblement. Pas de palpitations. Pouls : 76. P. A. : 104.2:

Pas de bouffées de chaleur ; sujette aux migraines, surtout aux époques menstruelles.

Erythème pudique très facile

Depuis 2 ou 3 ans, elle est devenue frileuse. Sue beaucoup et facilement.

Présente fréquemment des œdèmes passagers des pieds et des mains, particulièrement en été. Parfois aussi l'œdème siège à la figure, aux paupières (pas d’albumine dans les urines). Nerveuse, émotive ; assez active, se fatigue facilement.

Tüabe digestif : normal.

Règles : à peu près régulières. Durent 3 jours à peine, très peu abondantes et très douloureuses, douleurs abdominales, nausées, maux de tête.

Mise au traitement thyro ovarien, cette malade fut sensiblement améliorée ; les époques suivantes furent moins pénibles, l'état général devint meilleur, elle se sentit plus active, et elle putrecevoir par la suite une nouvelle série de novar qui: fut bien supporté, sans incident, jusqu’à 0,60 et 0,75.

Obs. XVIII. — M. L... Raymond, 36 ans.

È contractée en 1918. |

N'a jamais bien supporté le novar : traité jusqu’en 1922 par le mercure. À cette date, on essaie une série de néosalvarsan : crise nitritoïde violente à 0,75.

Dit avoir eu tuujours un tempérament sanguin : facies très congestif. Signe du sourcil. Yeux enfoncés, petits avec léger ptosis bilatéral, mains rouges également, un peu œdémateuses. Pouls : 84. P. À. : 16 1/2 7 12}.

Sujet aux bouffées de chaleur, n’est pas frileux ; a toujours froid aux pieds.

Toujours fatigué, las le matin, n’a pas de goût au travail.

Souvent Céphalée frontale ; depuis deux mois, douleurs rhumatoïdes vagues et mobiles.

Emotif, nerveux, très coléreux.

Appétit capricieux ; ni constipation ni diarrhée.

Impuissance totale depuis deux ans.

Réflexes normaux.

Obs. XIX. — M. D. Nicolas, 35 ans.

> Soignée depuis un an : 3 séries de néosalvarsan, toujours bien supporté (jusqu’à 110 centig.)

A la 4° série : 2 crises nitritoïdes successives à 0,45.

‘Ils’agit d'un malade au facies très rouge, avec les yeux enfoncés et les conjonctives un peu injectées.

Queue du sourcil peu fournie, surtout à gauche.

Sujet aux bouffées de chaleur ; celles ei sont devenues très fréquentes depuis un mois,

Pas frileux ; au contraire, il a toujours trop chaud.

Sue facilement, et beaucoup, surtout du thorax et dela nuque, et a toujours les mains moites et rouges.

Le malade a un corps thyroïde un peu plus gros que la normale, présente un tremblement vibratoire net des mains, mais n’accuse pas de palpitations. Pouls : 84.

Il digère bien, n’a ni constipation ni diarrhée, mais depuis un mois ou deux, a moins d’appétit.

De même, depuis un mois, se sent plus las, plus fatigué, surtout le matin, a toujours sommeil et dort plus longtemps et plus profondément.

Il esten même temps devenu plus nerveux, plus émotif, plus irritable et coléreux. .

Par ailleurs, depuis 6 mois, il avait remarqué une diminution considérable de son activité génitale, qu’il chiffre à moitié dans le nombre et la vigueur. Depuis un mois, il a constaté une amélioration notable, sans avoir recouvré son activité antérieure.

Obs. XX. — M. D... 51 ans.

È depuis 1920.

Lors de la 1'° série : petite intolérance : nausées, céphalée à 0,75. Le traitement est continué sans incident.

Lors de la 6° série, à 0,75 (5° piqure à cette dose) : crise nitritoïde.

Il s’agit d’un homme à teint pâle, avec des yeux brillants, enfoncés ; signe du sourcil net. Corps thyroïde normal.

Pouls : 96.T. A. : 17-7. Palpitations fréquentes.

Très nerveux, très vif et coléreux. Il semble qu’il le soit devenu encore davantage depuis un mois ou deux.

Pas de bouffées de chaleur, pas de sueurs, pas de céphâlée.

Très frileux, ne peut arriver à se réchauffer.

Cr LE

Mains larges, présentant syncope locale des doigts (début : avant d'avoir contracté la syphilis).

Réflexe pilo-moteur très vif et très accentué, - Bon appétit ; ni constipation ni diarrhée.

Pas de fatigue au réveil ; vif, tout de suite bien au travail: Au point de vue génital : très peu actif.

Page 1