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II. -- QUANTITÉ ET QUALITÉ DE LA LUMIÈRE

Lorsqu'il s’agit d'éclairer un but, ou de faire une projection de film noir et blanc, la quantité de lumière est à considérer en premier lieu; sa teinte est d'importance non négligeable, mais secondaire. S'il s’agit de projeter un film en couleur, ce n’est plus seulement la quantité de lumière qui importe, mais aussi sa répartition énergétique; la température de couleur de la source idéale est alors de 5300° K. Enfin, pour l'impression d’une couche photo-sensible, la composition spectrale de la lumière est de première importance.

Les mesures quantitatives doivent donc comporter à la fois des mesures photométriques et des mesures spectrophotométriques.

Parmi les différentes mesures photométriques qu’on peut effectuer sur un arc électrique, c’est la mesure de la lumière utilisée par le système optique, et envoyée sur le but à éclairer, qui est la seule intéressante. Or, qu’il s’agisse de projection militaire ou de projection cinématographique, c’est le rayonnement du cratère qui est exclusivement utilisé, et encore la partie de ce rayonnement émise par les régions marginales est-elle d'intérêt faible dans le premier cas, et nul dans le second. Quant au rayonnement de la flamme, il est non seulement perdu dans tous les cas, mais il est gênant pour la projection militaire ou marine.

La mesure brute de l'intensité lumineuse présente donc peu d'intérêt. Je donne cependant, à titre d'indication, une courbe polaire de répartition de cette intensité (fig. 19). À concentration égale du flux sur le but, l’éclairement de ce dernier dépend de la brillance du cratère en grandeur et en répartition. Nous verrons comment on Poe cède aux mesures de brillance.

Connaissant la répartition de brillance sur le cratère, il s’agit de savoir quel sera le flux tombant sur un système optique donné. En toute rigueur, il faudrait connaître la répartition de l'intensité lumineuse émise par le cratère seul dans l’angle solide défini par l'entrée du système optique et le cratère. Pratiquement, on fait une approximation grossière en admettant que l’émission de lumière suit la loi de LAMBERT, et l'on procède de la façon suivante. La figure 11 est un exemple de répartition sur la surface d’un cratère de la brillance mesurée dans l’axe. A l’aide d’un planimètre, on mesure les aires comprises entre les courbes, auxquelles on affecte une brillance égale à la moyenne arithmétique de celles des courbes limites. Le produit de la brillance par la surface donne l'intensité lumineuse dans l’axe pour chaque aire, et la somme de ces produits représente l'intensité lumineuse totale dans l’axe, Si les brillances sont expri-

mées en stilbs, les surfaces en centimètres carrés, les intensités sont obtenues en bou-

gies. Le flux utile théorique exprimé en lumens sera obtenu en multipliant cette valeur , e CE 7. »

par l'angle solide dans-lequel la lumière est utilisée.

Me ALES ___, 1500 50.000 100000bougies Fig. 19. — Courbe polaire. d'intensité lumineuse.

Plan horizontal.

Charbon + 550-01 æ 16 mm. 150 A/95 V (marque Orlux).

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